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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Si ma vie m’était contée

11e partie

Résumé : Après son mariage, Slimane propose à sa femme de se lancer dans les affaires. Elle avait pris une mise en disponibilité, et ne comptait pas reprendre son ancien boulot. En attendant, elle se payait du bon temps.

 

Slimane lui avait proposé d’ouvrir un magasin d’habillement féminin. Un créneau très lucratif, lui avait-il assuré.
Elle pourra voyager, se faire des relations et avoir des liens d’affaires avec des commerçants d’outremer. Comme il était déjà dans l’import-export, le transit des marchandises qu’elle importera ne sera qu’une simple formalité. La jeune femme referme la porte-fenêtre et se rassoit devant la table de cuisine.
Son café avait refroidi. Elle repousse la tasse et prend une tranche de pain qu’elle se met à beurrer. Ses parents traversent ses pensées.
Elle se rappelle qu’elle devait les inviter à la maison. Sans plus attendre, elle prend son portable et compose le numéro de sa mère.
La vieille femme semblait heureuse de l’entendre quoiqu’elle était bien surprise de ce coup de fil matinal :
-Yamina, tu n’es pas souffrante, j’espère ?
-Non maman. Grâce à Dieu, je me porte comme un charme.
-Et ton mari Slimane? Comment va-t-il ?
-Très bien. Il vient de partir au boulot, et comment va papa ?
-Assez bien. Il était un peu agité hier soir, ses articulations le font atrocement souffrir. Et puis avec tes neveux qui font un bruit infernal  jusqu'à des heures impossibles, tu penses bien qu’on ne peut pas se reposer.
-Je connais le refrain, maman, et c’est justement pour ça que j’aimerais vous inviter à la maison pour passer quelques jours.
-Où ça à la maison ? Tu veux dire chez toi ?
-Mais bien sûr, maman. Où voudrais-tu donc que ce soit si ce n’est chez moi ?
Elle entendit sa mère soupirer avant de  lancer :
-Voyons Yamina, tu es encore une toute jeune mariée, et ton mari n’aimerait sûrement pas s’encombrer de la présence de deux vieux comme nous.
Yamina se dit qu’elle aurait dû dévoiler ses intentions à son mari avant de faire cette proposition impromptue à ses parents, bien qu’elle soit certaine que Slimane n’ira jamais à l’encontre de ses désirs. Elle répondit donc sans hésiter à sa mère :
-Voyons maman, pourquoi dis-tu cela ? Slimane est votre beau-fils désormais, et vous considère comme ses propres parents.
-Je n’en disconviens pas ma fille, mais tout de même cela fait à peine quelques mois que vous êtes mariés.
-Cela nous fera plaisir à moi et à Slimane de vous savoir parmi nous.
La vieille femme marque un temps d’arrêt  avant de répondre :
-Je vais en parler à ton père.
À son retour en fin de journée, Slimane trouve Yamina en train de préparer la chambre d’amis. Elle sourit à sa vue et il demande :
-Nous avons des invités ?
-Heu… oui : mes parents.
-Tu veux dire que nous allons recevoir ton père et ta mère ?
-Si tu n’y vois pas d’inconvénient bien sûr.
Il secoue la tête :
-Moi ? Pas du tout. Si cela peut te faire plaisir, je leur proposerai de vivre définitivement chez nous.


(À suivre)
Y. H.


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