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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le vent de l’été

14e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Hind entraîne son amie dans un endroit féerique. Nacéra se sentit à l’aise. Autour d’elle, des gens de tout âge déjeunaient et riaient sans complexe. Hind lui proposera de sortir plus souvent. Mais Nacéra argumente son refus par le fait que son travail ne le lui permettait pas.

Hind soupire :
-À t’entendre parler ainsi, on dirait que le monde a cessé de tourner. Je ne cesse de te répéter que le surmenage te guette, et tu risques de frôler une dépression si tu t’entêtes à travailler sans relâche.
Nacéra ouvrit ses mains dans un geste d’impuissance :
-Que veux-tu que j’y fasse ? La seule chose que je sais faire c’est confectionner des vêtements. Et puis tu vois, je n’aime pas trop manquer à mes engagements.
Hind hausse les épaules :
-À ta guise, ma chère  amie. Mais ne viens pas te plaindre au cas où tu n’arriveras plus à te concentrer sur ton travail ou à ordonner tes idées. Le repos et la distraction sont indispensables à l’être humain. Personne au monde ne devrait travailler sans relâche ou sans s’accorder quelques jours de répit. Tu n’es pas obligée de travailler non plus chez toi. Tes couturières à l’atelier peuvent te remplacer amplement. (Elle hausse encore les épaules) Tu es incorrigible. Tu te prends toujours pour quelqu’un d’indispensable qui ne doit jamais être absent à l’appel.
Nacéra l’écoute jusqu’au bout, mais ne répondit pas. Son regard venait d’être attiré par un homme assis juste en face d’eux.
Depuis le temps qu’elle s’interdisait de regarder les hommes, c'est-à-dire depuis de longues années, elle est surprise par l’intérêt que cet inconnu suscitait en elle.
L’homme ne devait pas dépasser la cinquantaine. Il était habillé élégamment, et ses cheveux coupés court et bien coiffés lui donnaient l’air d’un gentleman.
Il venait de terminer de manger et avait commandé un café qu’il s’était mis à siroter, avant d’allumer une cigarette. Ses doigts étaient longs et fins. Des mains d’intellectuel, se dit-elle.
Il tire un journal d’une serviette déposée sur une chaise à côté de lui et se met à lire les titres avant de relever les yeux vers elle. Il avait sûrement senti son regard. Nacéra se sentit rougir et baisse hâtivement les siens.
-Tu es sur un nuage.
La voix de Hind la ramène sur terre. Elle sursaute, et revint vers elle :
-Non… Je suis dans ce restaurant avec toi.
Hind qui avait suivi son regard, la taquine :
-Le prince charmant est là ?
-Hein ? Le prince quoi… ? De quoi veux-tu parler Hind ?
Son amie lui tapote la main :
-Il n’y a qu’un bel homme qui pourrait distraire une femme comme toi qui est aussi froide que les pierres d’une rivière.
-Bien dit ! Je suis aussi froide que les pierres.
Hind lui pince le bras  
-Pourtant la rougeur de tes joues dénote le contraire.
Nacéra porte une main à sa joue :
-Cela se voit autant que ça ?
-Puisque je te le dis.
Nacéra repousse son assiette d’un geste las :
-Je n’ai plus faim… Commandons un dessert et allons nous-en.
Hind jette un coup d’œil à sa montre-bracelet :
-Il est encore trop tôt pour rentrer à la maison…
-Si tu veux, allons flâner quelque part, mais je ne veux pas trop tarder dans ce restaurant.

(À suivre) Y. H.


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