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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Si ma vie m’était contée

18e partie

Résumé : Slimane exhorte son épouse à ouvrir cette bijouterie, mais elle lui rétorque qu’elle était inculte dans le domaine. Cependant, Yamina découvre qu’elle se rapprochait davantage de son mari, sauf que...

 

Elle déglutit.
-Je pense qu’il est grand temps pour nous de planifier notre avenir, Slimane.
-Mais c’est ce que je suis en train de faire, ma chérie. C’est dans ce seul but que je songe à faire fructifier nos biens.
-Non. Je ne parle pas des projets matériels.  
Elle sent ses yeux se mouiller et deux larmes coulent sur ses joues. Slimane demeure interdit un moment, puis demande :
-Qu’y a-t-il Yamina ? Tu veux me parler de quelque chose ? Ah ! Je crois deviner.
Elle s’essuie les yeux et relève la tête.
-Tu devines, Slimane ?
-Oui. Je crois que tes parents te manquent. Si tu veux, nous pourrions les inviter pour le week-end prochain.
Yamina joint ses deux mains.
-Tu n’y es pas, Slimane.
-Alors de quoi s’agit-il ?
Elle soupire.
-Je me sens inutile dans ce monde sans la présence d’un enfant dans ma vie.
Il ne répondit pas, et elle en profitera pour préciser :
-Crois-moi, Slimane, aucune femme ne pourra s’épanouir sans avoir goûté à la joie de la maternité. Mon bonheur ne sera jamais complet si je ne réalise pas ce désir. Et puis, pourquoi me refuses-tu ce bonheur ? Je n’arrive pas à admettre qu’un homme aussi aisé que toi refuse la paternité.
Il toussote et prend encore une gorgée d’eau.
-Veux-tu me préparer un café, Yamina ?
Un peu déroutée par sa réponse, la jeune femme se lève de mauvaise grâce et dépose une cafetière sur le feu, puis se rassoit.
-Pourquoi fuis-tu la question, Slimane ?
-Je ne la fuis pas. Je veux juste que tu saches que je suis malade, ma chérie.
-Malade ? Oh, mon Dieu ! Est-ce grave ? Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?
Il se met à contempler ses mains.
-Tu vois, ma chérie, on ne peut pas tout avoir dans ce monde. Dieu m’a accordé la richesse matérielle. Puis Il m’a permis de rencontrer et d’épouser une belle femme comme toi. Mais je reconnais que je n’ai pas été honnête. Ou plutôt que j’appréhendais ta réaction, si je t’avais avoué ce “secret” que je garde au fond de mon être depuis plusieurs années.
Yamina se lève et retire la cafetière du feu. Elle verse le café dans deux petites tasses, et en tend une à son mari.
-Quel est donc ce secret, Slimane ?
L’homme se met à touiller distraitement son breuvage.
-Je veux que tu saches que je ne t’ai jamais rien caché. Je veux dire, qu’hormis ce secret, je t’ai tout raconté sur ma vie.
-Soit. Mais quel est donc ce secret ? Ta maladie est incurable ? C’est ça ?
Il acquiesce.
-Tu l’as compris, ma chérie. Je suis affublé d’un mal incurable. J’ai dépensé une fortune pour me traiter des années durant. En vain. Je n’ai pu venir à bout de ce mal. Et je suis condamné désormais à te l’imposer.


(À suivre)
Y. H.


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