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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le vent de l’été

18e partie

Résumé : Après un agréable après-midi, les deux jeunes femmes prirent un taxi pour rentrer chez elles. Hind ne cessa de parler du bel homme du restaurant. Nacéra trouve qu’elle exagérait dans ses propos et oubliera encore son paquet.

Nacéra reconnu le sac en papier qui contenait sa blouse. Encore une fois, elle s’était laissée distraire. Elle prend son paquet et sourit :
-Merci Hind. Je crois qu’aujourd’hui, la mémoire me fait défaut.
Hind lui pince la joue :
-Alors raison de plus, pour que je te rappelle à  d’autres réalités.
Elles se quittèrent, et Nacéra monte les marches d’escalier une à une avant de se retrouver au troisième étage. Une odeur de poulet et de chorba vint titiller son nez. Sa mère était sûrement en train de préparer le dîner.
Elle sonne, et une seconde plus tard, comme si elle l’attendait, Maissa vint lui ouvrir. Elle avait le regard abattu et la mine de quelqu’un qui revenait d’un enterrement.
Nacéra sentit une sueur désagréable inonder son corps. Elle court déposer ses paquets dans sa chambre et revient vers sa sœur, qui l’avait tout bonnement suivie.
-Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu ne te sens pas bien Maissa ?
Pour toute réponse, Maissa alla s’asseoir sur le lit et se met à entortiller, nerveusement, une mèche de ses cheveux.
-Parle… Qu’est-ce qui se passe ? Tu as revu ce salopard ?
Maissa lève les yeux vers sa sœur et répondit d’une voix étranglée :
-Oui. On s’est vu cet après midi. Il est venu m’attendre à la sortie du cours.
-Et alors ?
-Alors… Il m’a dit qu’il ne pouvait pas envoyer ses parents ce week-end… Pas avant… Pas avant qu’il ait eu la preuve formelle de ma grossesse et surtout celle de sa paternité.
Nacéra sentit son sang se glacer dans ses veines. Non seulement ce salopard avait mis sa sœur dans le pétrin, mais il doute aussi de sa paternité !
Elle s’approche de Maissa et la regarde dans les yeux :
-Que lui as-tu répondu ?
-Je lui ai juré qu’il était le seul homme que j’ai connu et avec qui je suis sortie… Que je n’ai jamais rencontré d’hommes ni avant ni après lui.
-Petite idiote… C’est comme si ces seuls mots suffiraient à le faire décider pour venir demander ta main. J’étais certaine qu’il allait te faire chanter, et ce n’est que le début. Crois-moi… Il ne va pas se manifester de si tôt.
Maissa se met à pleurer :
-Que vais-je faire maintenant ? Heu… Mon ventre commence à s’arrondir… J’ai peur qu’on devine mon état, et alors, que vais-je devenir ?
-Cette question, tu aurais dû te la poser avant de te laisser séduire par cet être sans scrupules… Et sans conscience….
-Je reconnais que je suis la première fautive dans ce qui m’arrive. Mais il est trop tard pour me lamenter. Je crois… Je crois que je vais mettre fin à mes jours.
Nacéra étouffe un crie :
-Petite malheureuse. Est-ce la seule issue que tu as trouvée ? Mettre fin à tes jours et attirer le déshonneur sur la famille ? Tu sais bien qu’on n’ira pas par quatre chemins pour deviner les raisons de ton suicide.
-Alors… Que dois-je faire ? Dis-moi…


(À suivre)
Y. H.


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