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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le vent de l’été

22e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Lyes avait promis à Nacéra de régulariser la situation, mais la facilité dont elle avait pu le convaincre la laisse pessimiste. Maissa est de plus en plus angoissée. Durant le dîner, elle est prise d’un malaise devant sa mère.

Nacéra, qui était assise à côté de sa sœur, la pince fortement avant de la devancer pour répondre :
-Tu connais Maissa, maman… n’importe quel subterfuge est bon pour elle lorsqu’elle n’a pas envie de manger, ou lorsque le dîner n’est pas à son goût. Ta fille est une admirable comédienne.
-Mais elle est toute pâle. Depuis son retour de l’université, elle n’a pas quitté son lit jusqu'à ce que tu rentres.
Elle secoue la tête :
-J’avoue que je ne comprends plus rien à vos manigances toutes les deux, ces derniers temps… Que mijotez-vous donc ensemble ?
-Mais rien maman… Maissa voulait juste m’entretenir sur un sujet… heu… une de ses amies se mariera bientôt et elle voulait que je lui confectionne une robe un peu spéciale afin qu’elle soit la plus belle de la soirée.
-Oui, mais cela n’explique pas sa pâleur et ses….
-C’est juste une fatigue passagère, l’interrompt Nacéra. Tu sais bien que si elle était malade, Maissa ne passera pas par quatre chemins pour nous le faire savoir.
Sa mère pousse un soupir :
-C’est moi qui suis fatiguée… Je me fais vieille et j’aimerais vous voir toutes les deux bien casées chez vous avant de rendre mon dernier soupir.
Maissa pousse un petit cri, et Nacéra s’empresse de lancer :
-Que Dieu t’accorde une longue vie maman. Nous ne pouvons choisir notre destin dans ce monde.
-Oui… C’est ce qu’on dit toujours lorsqu’on ne trouve pas de réponse à des questions embarrassantes. Surtout toi Nacéra. Tu as raté des occasions en or.
Maissa, qui venait d’avoir une forte nausée, se lève et quitte promptement la cuisine. Nacéra se retourne alors vers sa mère :
-Elle doit être dans sa période.
Sa mère hausse les épaules d’un air impuissant :
-Eh bien, prépare-lui une tisane, cela lui fera du bien et l’aidera à dormir.
Après avoir fait la vaisselle et mis de l’ordre dans la cuisine, Nacéra s’assure que sa mère s’était endormie, avant de frapper à la chambre de Maissa. Cette dernière lui ouvrit, et la jeune femme remarque tout de suite que sa sœur était mal en
point :
-Que se passe-t-il ? Tu as vomi la soirée durant, maman finira par découvrir la vérité si cela continue.
-Je… je n’y peux rien… Je… je ne me sens pas bien… Je crois que j’ai vomi tout ce que j’avais dans mon estomac et je…
Maissa se tût et porte une main à sa tête avant de s’affaler sur le sol glacial de sa chambre.
Nacéra retiendra de justesse un cri qui mourut dans sa gorge. Elle se penche vers sa sœur et tente de la réanimer en lui donnant des tapes sur les joues. Maissa entrouvrira les yeux. Nacéra lui soulève la tête :
-Je crois que je vais appeler un médecin.
Maissa lève une main et secoue la tête.
-Mais tu ne pourras pas passer toute la nuit dans cet état, Maissa.
La jeune fille referme les yeux quelques secondes avant de les ouvrir. Elle tente de se relever. Sa sœur l’aide à rejoindre son lit, et
l’aborde :
-Tu es sûre que ça va ?
Maissa hoche la tête tout en gardant les yeux fermés. Elle paraissait harassée. Nacéra alla chercher un grand verre d’eau dans la cuisine, et mouille une serviette qu’elle déposera sur le front de sa sœur :
-Bois quelques gorgées d’eau Maissa, cela ne te fera pas de mal.
Maissa acquiesce et accepte le verre d’eau fraîche. Elle en boit quelques gorgées, puis se laisse retomber sur ses oreillers.  
-Dès demain, je t’emmènerais voir un médecin…Tu ne pourras pas continuer ainsi… Aujourd’hui, maman a pris mes paroles pour argent comptant, mais une autre fois, je ne te garantirai rien… Et puis, il y a aussi un autre risque à l’université, ou dans la rue… Imagine que tu aies perdu connaissance loin de chez toi…
Elle secoue la tête :
-Mon Dieu ! On t’aurait conduite à l’hôpital et les médecins auraient vite fait de mettre la famille au courant.

(À suivre) Y. H.


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