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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le vent de l’été

23e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Maissa était très mal en point. Nacéra lui assura qu’elle l’accompagnera dès les premières heures du matin chez un médecin. Que se passera-t-il donc si elle est sujette à un malaise à l’université ou dans la rue ?

Maissa garde le silence. Elle était trop épuisée pour répondre à sa sœur, mais son regard renseignait amplement sur ses frayeurs.
Nacéra passe une main protectrice sur ses cheveux.
-Je vais te préparer une tisane. Ensuite tu essayeras de dormir. Je vais laisser la porte de ma chambre ouverte. Sait-on jamais.
Nacéra traverse le couloir, puis alla coller son oreille à la porte du salon, où sa maman dormait.
N’entendant rien, elle conclut que cette dernière ne s’était pas réveillée, donc ne savait rien de ce qui s’était passé.
Elle pousse un soupir et se rend dans la cuisine pour préparer une tisane à sa sœur, avant de rejoindre son lit, sur lequel elle s’affale telle une masse inerte. Elle se sentait si lasse et si déçue qu’elle doutait fort de passer une bonne nuit.
Elle tire la couverture sur elle et se met à repenser aux derniers événements. En deux jours, elle avait vécu telle une forcenée. Elle se sentait plus que jamais inquiète pour Maissa. Lyès avait fait des promesses. Va-t-il les tenir ? Était-il un homme de scrupules ?
Soudain, une image passe devant
elle : l’homme du restaurant. Le bel homme au regard si profond. Elle revoit son visage au charme indéniable et ses mains si fines. Comme il avait de l’allure !
Soudain, elle se redresse et court prendre son sac. Elle farfouille dedans un moment, avant de tomber sur la carte qu’il lui avait remise. Elle se rallonge alors et se met à lire : Djamel N. Architecte et entrepreneur.
Elle lit l’adresse inscrite et constate qu’il devait occuper des locaux ou un appartement dans un beau quartier du centre-ville.
Elle dépose la carte sur une table à côté de son lit et tente de faire le vide en elle. Sa journée a été bien longue. Elle avait apprécié sa sortie avec Hind, mais il avait fallu revenir à une amère réalité : Maissa.
Sans le problème de sa sœur, elle aurait été vraiment plus sereine. Peut-être aurait-elle appelé cet homme et discuté avec lui. Juste comme ça. Juste pour voir si elle pouvait encore plaire.
Elle pousse un soupir : à son âge il est interdit de rêver.
Elle sent une larme rouler sur sa joue. Pourquoi pleure-t-elle donc ? Elle s’était défendue de verser des larmes ou de se lamenter sur son sort. Voilà des années qu’elle tentait d’affronter son destin avec courage et abnégation. Ce n’est pas aujourd’hui qu’elle va flancher.
Elle ferme les yeux et tente de repousser les idées noires qui la taraudent. Il va falloir tout d’abord trouver rapidement une issue salvatrice pour sa sœur Maissa qui doit sortir de l’impasse et reprendre une vie normale. Elle était encore trop jeune pour faire face à des problèmes qui la dépassaient. Ce Lyès aura affaire à elle si jamais il manquait à sa promesse !
Nacéra finira par s’endormir. Elle était épuisée et son cerveau avait fini par la faire sombrer dans un sommeil profond.
Au petit matin, elle est réveillée par Maissa. Cette dernière avait encore ses nausées et son teint blafard ne plut pas du tout à sa sœur.
Elle se lève et se rend dans la cuisine pour lui préparer une autre tisane, avant de revenir dans sa chambre.
-Allez, Maissa, bois cette infusion, puis prépare-toi. Nous allons partir consulter un médecin. Tu ne pourras pas continuer ainsi.
-Je ne me sens pas bien.
-Nous prendrons un taxi.
Quelques heures plus tard, elles étaient de retour. Le toubib avait prescrit quelques médicaments et ordonné un repos au lit pendant quelques jours. Au préalable, il avait demandé à Maissa pourquoi son mari ne l’avait pas accompagnée. Une question qui l’avait contrainte à lui mentir, en lui disant qu’il était en mission, et qu’elle s’était fait accompagnée par sa sœur aînée.
Maissa s’alita. Ce qui alarma sa maman. Mais Nacéra la rassura, en lui certifiant que le médecin avait diagnostiqué juste une fatigue.
Néanmoins, elle demeura aux aguets, car elle ne voulait pas que sa mère, qui n’était pas née de la dernière pluie, découvre certains symptômes susceptibles de la renseigner sur l’état réel de sa fille.
Néanmoins, la journée se passera sans encombre. Maissa avait pris son traitement et s’était endormie tel un ange jusqu’au milieu de l’après-midi.

(À suivre) Y. H.


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