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Autres / Récit de Yasmina Hanane

l’artiste

36e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Heureux comme un poisson dans l’eau, Mustapha demande à Kahina ce qu’il serait devenu sans elle. La jeune femme rétorque ironiquement qu’il aurait vendu ses toiles sur les trottoirs. Le jeune homme lui proposera d’éditer ses œuvres. Elle veut rencontrer d’abord l’éditeur.

Il sourit.
-Sacrée Kahina. Tu n’as donc pas confiance en ton mari ?
-Ce n’est pas ça. Je voudrais juste voir à qui j’aurais affaire... Et puis, je dois discuter de toutes les formalités juridiques et administratives.
-Compte sur moi pour t’aider, ma chérie.
Il contemple un moment son atelier, puis me donne une tape sur le bras.
-Pour une surprise, c’en était vraiment une, et de bien bonne. J’adore cet endroit.
-Tu m’en vois enchantée. Je voulais faire quelque chose qui sort de l’ordinaire.
-Eh bien, c’est fait !
Deux jours plus tard, je rencontre Djamel, l’éditeur dont m’avait parlé Mustapha. Mon mari m’accompagne dans ma première initiative dans l’édition. L’homme me paraît honnête et franc dès le premier abord. Je ne mets pas longtemps à adhérer à ses concepts innovateurs. Il avait des idées claires et les mots précis pour rassurer et gagner la confiance d’autrui. J’étais décidée à aller de l’avant. Une première expérience est toujours nécessaire, dans tous les domaines. Sans plus hésiter, je reviens le voir quelques jours plus tard avec deux de mes récits, les plus quémandés par mes lecteurs. Il me promet de les lire et de me donner une réponse dans les jours qui viennent. Un soir, alors que nous étions en train de dîner, mon téléphone se met à vibrer. Je décroche fébrilement en reconnaissant le numéro de Djamel. Ce dernier n’ira pas par quatre chemins pour m’assurer que mes œuvres allaient être éditées dans les meilleurs délais. Il avait apprécié mes deux récits et m’invitait le lendemain dans son bureau afin de signer les premiers contrats d’édition.
Un peu déphasée, je promets d’être à l’heure à notre rendez-vous, avant de raccrocher. Trop émue pour dire quoi que ce soit à Mustapha, je laisse planer le silence entre nous. Mon époux, qui avait suivi ma conversation, me fait un clin d’œil.
-Alors ? Tu as décroché le gros lot ?
-Je dois signer le contrat demain.
-Je sais. Djamel me l’avait déjà dit ce matin.
-Ah ! tu ne m’avais rien dit.
-Non, je voulais laisser planer le suspense. J’aime voir tes yeux briller lorsque tu reçois de telles nouvelles.
Je lui jette ma serviette au visage.
- Tu aurais pu tout de même m’en toucher un mot.
Il me rend ma serviette et se lève.
-Demain, tu iras signer ce contrat.
-Tu ne m’accompagnes pas ?
-Non, tu sais bien que je bosse.
-Je pourrais revoir ce rendez-vous selon ton emploi du temps.
-Non, je veux que tu t’y rendes seule, comme une grande.

(À suivre) Y. H.


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