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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le mendiant de l’amour

36e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé :  Salah découvre que, durant son absence, Linda avait engagé Youcef et lui avait permis de passer ses nuits dans la maison. Cette dernière est outrée par le comportement de son mari et lui reproche de ne penser qu’à passer du bon temps ailleurs.

Salah fronce les sourcils.
- Qu’appelles-tu donc du bon temps? Mon boulot ?
- Ton boulot ! Tu oublies mon chéri que je connais ton boulot sur le bout des doigts, et que je peux gérer la boîte à distance les yeux fermés. Ah ! Mais quand donc comprendras-tu que je ne suis pas aussi naïve que tu le penses ?
Salah toussote.
- Je ne l’ai jamais pensé. Tu es bien trop intelligente pour être naïve. Laisse donc tomber tes remontrances et montre-moi un peu cette blessure à la jambe.
Linda le toise un moment. Elle pousse un soupir d’agacement, puis le précède dans la cuisine et met une bouilloire sur le feu.
- Tu sais comment j’aime mon café, hein ?
Linda ne répondit pas. Elle se contenta de préparer la boisson et de déposer deux tasses sur la table. Elle savait que son cher mari tentait de l’amadouer. Son comportement n’était qu’un prélude à une autre escapade.
Salah va prendre un bain, se changer et repartir. Le programme était connu. Et ces derniers temps, il ne se gênait pas pour espacer de plus en plus ses visites à la maison. Lorsqu’il revient, c’est à peine s’il prend le temps de la regarder.
- Alors, ma chérie, tu ne veux pas me parler ?, demande-t-il d’une voix suave.
- Pour te dire quoi ?
- Eh bien, tu peux toujours me raconter comment tu passes tes journées.
- Mes journées, je les passe entre les quatre murs du salon.
- Pourquoi ne sors-tu pas ?
- Pour aller où ?
- Je ne sais pas, moi. Chez ta coiffeuse, ton esthéticienne, faire du shopping, regarder les vitrines.
- Et tu appelles ça sortir ?
- Mais enfin, Linda, que veux-tu faire au juste ?
- Je m’ennuie mon cher mari. Je m’ennuie au point où je ne sais plus s’il fait jour ou nuit. Tu sais ce que je veux faire, Salah ? Je veux travailler, me rendre utile, faire quelque chose dans ce monde.
Salah boit une gorgée de son café et lui jette un regard curieux.
- Tu n’as pas besoin de travailler, Linda. Tu sais bien que je peux subvenir à tous tes besoins.
- Oui. Grâce à Dieu, j’ai tout ce dont j’ai envie, car mon mari ne me prive de rien. Mais il se trouve qu’en dehors de son aisance financière, il n’est rien qu’un coureur de jupons et oublie souvent qu’il a une épouse et des responsabilités.
- Je ne te permets pas !
- Tu ne me permets pas quoi,
Salah ? De dire la vérité ? De te rappeler que je suis ta femme, que j’ai des droits sur toi, que je dois avoir ma part d’affection et d’amour auprès de toi ?

(À suivre) Y. H.


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