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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Si ma vie m’était contée

42e partie

Résumé : Slimane rejoint sa femme dans la cuisine et hume les odeurs appétissantes qui émanaient de la marmite. Yamina dresse la table. Slimane la regarde s’activer avant d’aborder avec elle, encore une fois, le projet de la bijouterie.

Yamina lui lance un regard plein de reproches.
-Pense plutôt à ta santé, Slimane. Tu devrais te reposer davantage et cesser de faire des projets qui occupent quasiment ton esprit de nuit comme de jour.
-Je suis un homme d’affaires, Yamina. Je dois penser à fructifier mes biens.
-Nous sommes à l’abri du besoin, Dieu merci. Pourquoi vouloir toujours davantage, alors que nous menons une vie assez confortable.
-L’argent, ma chérie, il faut savoir l’investir au bon moment. Si tu le gardes dans un compte, il ne servira à rien ou perdra de sa valeur. C’est pour cela que, dès qu’on arrive à cumuler un petit capital, on doit tout de suite penser à faire des projets lucratifs.
Elle lève les yeux au ciel.
-Toi et tes projets !
-Quoi ? Tu ne veux pas ouvrir une bijouterie en parallèle à ce commerce de vêtements, que tu sembles mener d’une main de maître ?
Elle hausse les épaules.
-J’ai déjà assez de pain sur la planche avec l’habillement féminin. Les femmes m’ont pratiquement arraché des mains les quelques modèles que j’avais ramenés de Tunisie. Les plus récalcitrantes ont fini par s’aligner et ouvrir leur porte-monnaie pour payer rubis sur l’ongle des tenues de sortie ou de soirée que je venais à peine d’exposer. Tout part. Et à une vitesse vertigineuse. Si bien que parfois le souffle me manque. Je travaille de longues heures sans répit. Et même si mes efforts sont largement récompensés, je me sens vidée de toute mon énergie à la fin de chaque journée passée au magasin.
-Tu n’auras qu’à engager d’autres vendeuses, Yamina.
-Mais non ! Les clientes comptent plus sur moi pour les
orienter.
Certes, mes deux coéquipières sont maintenant rodées aux sillages de la mode, mais elles trouvent encore bien des difficultés à satisfaire toutes nos abonnées.
-Hum… je me disais que tu avais du savoir-faire et une prédisposition pour le commerce. Si le projet de la bijouterie aboutit, tu n’auras qu’à abandonner les fringues.
Yamina éteint le feu et se met à servir. Elle dépose une assiette fumante devant son mari qui saliva à la vue du délicieux ragoût dont l’odeur titillait ses narines. La jeune femme lui tend une serviette.
-C’est encore chaud… N’aimerais-tu pas commencer par la salade ?
-Non (il plonge un bout de pain dans la sauce et le porte à sa bouche). Hum… C’est tout bonnement exquis.


(À suivre)
Y. H.


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