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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Si ma vie m’était contée

53e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé : Slimane dévoile qu’il croyait à l’amour entre les êtres. Un jour, elle découvrira ce sentiment. Elle était jeune et belle, et plaisait aux hommes. Comme à ce jeune qui était passé la veille au magasin.

Elle fronce les sourcils.
- Le jeune qui est passé au magasin ?
Il hoche la tête.
-Oui, celui à qui tu avais offert une paire de mocassins. Je présume qu’il est déjà venu auparavant pour acheter autre chose.
-Oui. Il est passé il y a quelques jours pour acheter un cadeau d’anniversaire. J’étais sur le point de fermer, mais il avait insisté pour que je l’oriente dans son choix. Il voulait un parfum.
-Et bien sûr, il a trouvé ton choix fabuleux.
Elle hausse les épaules.
-Comme toutes les clientes qui passent chez moi.
-Hum.
Yamina dévisage son mari. Était-il jaloux ? Cette idée ne l’avait jamais frôlée auparavant. Elle avait déjà eu affaire à des hommes dans son parcours commercial et à faire des négociations avec des délégués ou des représentants de grandes firmes, sans pour autant relever de la jalousie chez Slimane, qui l’incitait toujours à aller de l’avant.
-Serais-tu jaloux, mon cher mari ?, ose-t-elle enfin demander.
Il rit.
-Bien sûr que je le suis. Et j’ai tous les droits de l’être.
Il se lève et la prend dans ses bras.
-Tu es tellement belle, ma chérie. Tellement jeune. Et moi...
Il laisse tomber ses bras.
-Et moi, je suis vieux et fatigué.
Yamina referme le robinet d’eau et s’essuie les mains à son tablier.
-Le sujet est clos, Slimane. Personne ne m’avait contrainte à t’épouser.
-Non... Cependant, je suis loin du prince charmant dont tu as dû rêver à ton adolescence.
-Les princes n’existent que dans les contes. La réalité est tout autre.
Elle soupire.
- Nous ne sommes que des marionnettes entre les mains du destin.

(À suivre) Y. H.


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