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Autres / Récit de Yasmina Hanane

l’artiste

76e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Kahina se réveille après une nuit paisible. Elle rejoint son mari dans la cuisine. Tahar était déjà debout et travaillait sur une esquisse dans l’atelier. Vers la mi-journée, il rejoint Kahina au bureau pour la suite de son récit.

Je prends l’ouvrage et constate que c’était une œuvre de Daphné Du Maurier, La chaîne d’amour, un livre que j’avais lu auparavant, mais que j’avais perdu. J’étais donc heureuse de recevoir ce cadeau inattendu et fort intéressant.
-Merci, Tahar. Tu as toujours su dépasser mes désirs.
-Je sais que tu es un rat de la bibliothèque. Tu aimes la lecture, et rien ne pourra te faire autant plaisir qu’un livre.
-Tu oublies que je partage aussi ma vie avec un artiste qui est un adepte de la lecture et des arts.
-Vous vous complétez. Je l’avais compris dès que je vous ai vus ensemble pour la première fois.
Il soupire.
-La vie n’a jamais été équitable dans ce domaine. Elle comble les uns et oublie les autres. Vous êtes bien chanceux, toi et Mustapha. Vous vivez un amour sans reproche, sans grabuge. Je vous envie.
-Allons ! Ne sois pas aussi triste, Tahar. Rien n’est encore fini pour toi. Et puis, tu sais, entre Mustapha et moi, ce n’est pas toujours la paix. Souvent nous nous chamaillons, et nous nous faisons la tête.
-C’est bien ça le grain de sel dans un couple. C’est ça le bonheur d’une vie à deux. Le calme plat n’est pas toujours un signe de félicité. Tu es bien loin de ce que j’ai vécu avec mon épouse. C’était un vrai enfer. Fadhéla ne savait ni tenir sa langue ni se conduire d’une manière correcte devant les enfants. Je souffrais souvent en silence. Et quand cela devenait sérieux, je piquais ma crise, puis quittais les lieux. En fait, depuis que les enfants sont devenus adultes, je ne m’en plains pas trop. Ils étaient souvent occupés à l’extérieur, et je pouvais donc donner libre cours à une colère fort longtemps retenue.
Je mets une main apaisante sur la
sienne.
-Tu n’as jamais tenté de discuter calmement avec Fadhéla ?
-Si. Au début de notre mariage, je lui ai bien signifié que nous étions les deux victimes d’une décision patriarcale qui a été prise alors que nous étions encore des enfants. Tout s’était décidé à notre insu. Autant donc nous accommoder. Mais rien ne pouvait lui faire entendre raison. Et maintenant que tu en connais assez sur notre union, je pense que tu pourras avoir une idée sur ma vie conjugale.
Je soupire.
-Oui. Enfin, je tente de comprendre le comportement de ton épouse. Elle n’acceptait pas cette vie. C’est peut-être ça qui la rendait agressive.
-Eh bien, je pense qu’elle avait toute latitude de quitter les lieux.
-Mais... Et les enfants ?

(À suivre) Y. H.


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