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Autres / Récit de Yasmina Hanane

l’artiste

90e partie

Résumé : De plus en plus inquiète, Kahina n’arrive pas à trouver le sommeil. Elle rejoint son mari dans l’atelier, et il tente de la rassurer. S’il était arrivé quelque chose à Tahar, ils l’auraient sûrement su. Mais elle n’était pas de cet avis.

 

Je déglutis.
-Mais, s’il est mort ?
Mustapha dépose son pinceau et me prend les mains.
-Ma chérie, je pense que tu es bien fatiguée ce soir.
-Certes, mais ma fatigue me semble superflue devant mon inquiétude.
-Je te suggère d’aller dormir. Demain, tu verras que cette inquiétude n’était qu’un mauvais tour de ton imagination.
Je retourne dans ma chambre et tente encore une fois de m’endormir, en vain. Mustapha me rejoint et se glisse à mes côtés, avant de sombrer aussitôt dans un profond sommeil. Je demeure éveillée une bonne partie de la nuit. Rym s’était réveillée. Je lui réchauffe son lait et la berce dans mes bras, jusqu'à ce qu’elle se rendorme, puis voyant qu’il était inutile de rejoindre mon lit, je reviens au salon et m’affale sur le sofa avant d’allumer la télé. Aux premières lueurs de l’aube, j’étais déjà debout. Je prépare du café et fait bouillir le lait, avant de m’attabler devant mon petit-déjeuner. Tahar ne quittait pas mes pensées. J’étais pressée de me rendre chez lui. Si bien qu’à peine la dernière bouchée avalée, je vais réveiller Mustapha. Un peu grognon, il consent tout de même à quitter son lit et à me rejoindre dans la cuisine.
-Toi, alors ! Tu sais l’heure qu’il est ?
-Sept heures du matin. Je n’ai fait que te tirer de ton lit. Il est grand temps pour toi de te préparer pour le boulot.
Il s’étire.
-Je pensais qu’il était bien plus tôt. Tu n’as pas cessé de faire les cent pas durant la nuit. Et pour finir, tu as quitté ton lit pour t’enfermer au salon.
-Je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Tahar revenait toujours dans mes pensées.
-Tahar, Tahar ! Tu ne vas donc pas cesser de me casser les oreilles avec tes appréhensions.
-Non, pas avant que nous ayons des nouvelles de lui.
-Très bien. Va préparer le petite, nous la déposerons chez ta mère, puis nous nous rendrons chez lui. Tu verras que tes inquiétudes ne sont pas fondées.
Une heure plus tard, nous étions en route. Tahar habitait à quelques encablures de chez nous. Nous mettons un quart d’heure à peine pour arriver. Mustapha me précède à l’intérieur de l’immeuble, et nous nous mettons à monter les marches d’escalier une à une. Mon cœur cognait dans ma poitrine. Que va-t-on donc découvrir, une fois sur le palier du deuxième étage ?
Mustapha appuie sur la sonnette de la porte. Nous attendons quelques minutes, puis j’appuie de mon côté sur le même bouton. Une odeur de café s’était répandue dans l’immeuble, et quelques ménagères secouaient leurs couvertures devant les portes de leurs appartements. La poussière me fera éternuer. Mustapha me tendit son mouchoir.
-Je crois qu’il dort encore. Nous ferions mieux de partir.
-Non.


(À suivre)
Y. H.


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