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Autres / Récit de Yasmina Hanane

l’artiste

94e partie

Résumé : L’enterrement de l’artiste aura lieu deux jours plus tard. Une grande foule l’accompagne à sa dernière demeure. Deux semaines passent. Un notaire convoque Mustapha et Kahina. Voulait-il leur transmettre les dernières volontés de Tahar ?

 

Deux longues larmes coulèrent sur mes joues.
-Pauvre Tahar. Il était si complaisant avec tout le monde.
Mustapha m’entoure les épaules.
-C’est pour cela qu’il faudra respecter sa mémoire.
Le lendemain, un beau soleil planait sur la ville, on était à la mi-journée. Je venais de quitter la rédaction pour récupérer Mustapha à l’université, puis nous nous rendîmes tous les deux chez le notaire.
Le cabinet de ce dernier se trouvait à l’autre extrémité de la ville. La secrétaire nous introduira dans son bureau en nous assurant qu’il n’allait pas tarder à nous rejoindre. Quelques minutes plus tard, un homme d’un certain âge se présente. Il nous renouvellera ses condoléances, tout en nous invitant à nous rasseoir.
Une fois installé à son bureau, il enfile ses lunettes et prend un dossier.
-Vous êtes M. et Mme T. Mustapha et Kahina.
Mustapha acquiesce.
-C’est bien ça, maître. Vous voulez voir nos cartes d’identité ?
-Non, ce ne sera pas nécessaire, du moins pas pour le moment.
Il prend une enveloppe et nous la tend.
-Je vous remets tout d’abord ce message que Tahar avait rédigé à votre intention. Ce n’est qu’une copie bien entendu. L’original sera consigné dans son dossier.
Je prends l’enveloppe d’une main tremblante.
-Devrons-nous le lire ici ?
-Non, ma chère dame, prenez tout votre temps. Lorsque vous aurez pris connaissance du contenu, repassez me voir.
Mustapha se lève.
-Très bien, maître. Nous reviendrons sûrement dans le courant de la semaine.
-Ce sera parfait.
Je mets l’enveloppe dans mon sac, et nous quittons le bureau notarial. Une fois dans la voiture mon mari me demande :
-Tu veux qu’on lise cet écrit tout de suite ?
Je secoue la tête.
-Non. Rentrons à la maison, nous serons bien plus à l’aise.


(À suivre)
Y. H.


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