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RÉDACTEUR EN CHEF WEB Mardi, 03 Juillet 2012 18:34 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Écoulement à surface libre (03)

Par : Salim KOUDIL

Dimanche 24 juin
La situation en Syrie se complique de plus en plus. La violence qui y règne-et sur laquelle j’ai un avis bien précis-sur le territoire de Bilad E-Sham, et ses frontières terrestres, voilà que la violence atteint les cieux ! L’affaire du F4 turc abattu, vendredi dernier, par la DCA syrienne prend des proportions (je verrai trois points de suspensions ici) pas du tout inattendues. C’est que la liste des « justifications » s’allonge. L’épisode des ADM (Armes à destruction Massive) restent toujours d’actualité. C’est avec le même principe, en invoquant d’autres « dangers » que le Libye a subit l’intervention. Voilà donc que la Turquie sort la menace d’une intervention de l’OTAN en signe de protestation. Le débat, en ce dimanche, reste au niveau du plan de vol du F4 : était-il dans l’espace aérien international ou syrien ? Les deux thèses s’affrontent entre les deux pays. Une aubaine pour Erdogan qui ne demandait que ça. Son ministre des affaires étrangères qui invoque l’article 4 de la charte du pacte atlantique. Une charte, faut-il le rappeler, établie en 1949.
Que dit le nouvel alibi de la « communauté internationale » ? Il y est stipulé que « Les parties se consulteront chaque fois que, de l'avis de l'une d'elles, l'intégrité territoriale, l'indépendance politique ou la sécurité de l'une des parties sera menacée ». Le conseil supérieur de l’OTAN va devoir se réunir dans les prochains jours pour essayer de sauver la Turquie. Un pays qui se présente subitement en tant que victime alors que son territoire il abrite pêle-mêle tout ce qu’il y a comme opposition à l’état syrien : CNS, ALS, et tous les opposants déclarés et non déclarés. Cette course derrières les alibis devient à la longue plus que ridicule. Toutefois, la propagande atlantiste, accoudée à ses valets arabes, réussi encore à convaincre plus d’un. L’image d’un combat entre le mal (CNS et ASL) et le mal (Al Assad) a de nombreux adorateurs. Les enjeux dépassent de très loin le cadre syrien. J’ai lu tout à l’heure une citation de Shakespeare « Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles ». Ça n’a rien à voir avec ce que j’ai écrit plus haut ! Pourtant à bien voir, et après une lecture « hors » premier degré, c’est plus clair. Non ?

Lundi 25 juin
Un rapport, le « Global Peace Index », a été rendu public par un institut de recherche spécialisée en économie et « en paix ». On y apprend que les 10 pays les plus dangereux du monde sont tous africains. En se penchant sur les détails, j’ai remarqué qu’il y avait deux pays dans lesquels les raisons de leur classement sont dues à « la guerre civile ». La Somalie et la Libye. Ce duo est sur la listes des pays dangereux pour le climat insurrectionnel qui régent sur leur territoire. Le premier depuis 20 ans, et l’autre depuis quelques mois. La Somalie et la Libye ont la particularité d’avoir été une cible de la « communauté internationale » pour les « sauver ». Les deux pays ont subi des interventions militaires. Le résultat on le voit toujours. Les 10 pays de la liste sont également connus pour la richesse de leur sous-sol et la fertilité de leurs terres. Je ne vais pas m’étaler, pour cette fois, sur le sujet, mais cette situation, pour la plupart des cas chaotique, dans laquelle vivent leurs populations, est due souvent à l’implication de forces extra-muros.
Encore un point à noter, et pas des moindres. Sur les 10 pays, cinq appartiennent, tous leurs territoires ou une partie, à la zone du Sahel : Somalie, Soudan, Tchad, Nigéria, et Éthiopie. Deux autres (Libye et la République centreafricaine) ont des frontières communes avec les cinq. Est-ce un hasard si on met, depuis quelques mois, au devant de la scène cette partie de l’Afrique? D’ailleurs c’est qui ce « Global Peace Index » ?  

Concernant le classement de l’étude, le voici :  
1 - Somalie: une guerre civile généralisée depuis plus de vingt ans
2 - Soudan: une multitude de conflits
3 - République démocratique du Congo: Les menaces terroristes de plus en plus présentes
4 - République centrafricaine: une année mouvementée
5 - Libye: la guerre civile
6 - Nigeria: guerre de religion et la guerre économique
7 - Tchad: des relations pacifiques avec les pays voisins
8 - Zimbabwe: La recrudescence des violences
9 - Burundi: l'instabilité politique
10 - Éthiopie


Mercredi 27 juin
Ceux qui ne voient pas, ou ne veulent pas voir, l’existence de ces médias mainstream, peuvent peut être se poser une question sur ce qui s’est passé en ce mercredi. Un attentat, un énième attentat terroriste, a secoué, ce matin la Syrie. Cette fois les victimes se trouvaient à l’intérieur du siège d’une chaine de télévision (Al Ikhbaria) à Damas. L’information est passée presque inaperçue. Pourtant le bilan est d’au moins trois morts avec d’énormes dégâts matériels. Personne, ou presque, n’a donné de l’importance à cet attentat. Où sont les défenseurs des droits de l’homme ? Où sont les défenseurs de la liberté d'expression ? Il n’est pas question d’être pour ou contre le régime baathiste. Il s’agit de rapporter l’information, en s’assurant de sa véracité.
J’en parle avec aisance parce que je suis régulièrement, et avec une grande attention, ce qui se passe en Syrie. J’ose écrire dessus parce que je ne me contente pas d’avaler tout ce que les agences de la « communauté internationale » donnent, en citant des sources des plus farfelues. J’ose écrire dessus parce que je lis et j’essaye de suivre tout ce qui vient de Syrie, que ce soit des opposants d’Al Assad ou de ses partisans. Nombreux sont ceux qui ont la mémoire courte. Sans revenir à l’invasion de l’Irak, il y a plus « chaud », l’épisode Libyen. Ce qui s’est passé chez ce pays voisin semble déjà avoir été oublié.
La désinformation n’est pas une vue de l’esprit. Les gros moyens sont à chaque fois mis en place pour atteindre les buts avoués, et surtout inavoués.  

Jeudi 28 juin
L’extradition de l’ex-premier ministre libyen, Baghdadi Mahmoudi, par la Tunisie vers son pays fait l’actualité chez nos voisins. Une décision qui a, semble-t-il secoué la scène politique à Tunis (même si je pense que la querelle entre le président Moncef Marzouki et le premier ministre, Hamadi Jebali, est plus proche de la comédie que d’une vraie crise politique). Parmi les points intéressants que j’ai retenu de cette histoire c’est (ce sont) les déclarations du ministre tunisien de l’agriculture, un certain Mohamed Ben Salem. Pour défendre la décision de son gouvernement, cet officiel a déclaré, le lendemain de l’extradition, sur la première Chaine Publique Tunisienne, Al Watanya 1, qu’il avait confiance en la justice libyenne qui « a toujours été, même sous le régime de Kadhafi, juste, indépendante et transparente ». Avec ce genre de déclarations, ce ministre tunisien est en train de remettre en doute le « principe » même du « printemps arabe », et du coup son poste qu’il doit à cette « vague ». Donc, « même sous le régime de Kadhafi », la justice était « juste, indépendante et transparente » ! Même les plus fidèles partisans de l’ex guide de la révolution n’ont jamais osé dire cela. Baghdadi Mahmoudi va devoir le confirmer ou l’infirmer.


Vendredi 29 juin
Boudiaf a été assassiné il y a 20 ans déjà. J’ai eu des échos de la commémoration qui s’est déroulée sur les lieux du crime, au palais de la culture d’Annaba. Une personne, qui y était, m’a parlé du sentiment des habitants de la coquette. « Depuis ce jour là, on veut donner une mauvaise image de la ville, et jusqu’à maintenant on veut toujours  lui accolée une image mafieuse » me disait cet enfant de la ville. Cette image de cité dangereuse a fait son chemin depuis. C’est une vérité malheureusement. La vérité dans le sens que cette réputation semble désormais coller à Annaba. Pourtant la réalité du terrain est toute autre. Je connais très bien la ville, et donc je peux affirmer sans hésitation que c’est archifaux. L’insécurité à Annaba est loin d’être au dessus de la « moyenne nationale ». Mieux encore, c’est une des villes les plus accueillantes. D’ailleurs les natifs répètent souvent que « Annaba fiha adawe, et sourha wati » (Annaba est lumineuse, et la ville est ouverte aux visiteurs). Mon interlocuteur, ne voulait pas s’arrêter au passé : « les dernières élections ont confirmé cette tendance avec le profil des candidats dont certains sont connus pour être proxénètes, et d’autres des trafiquants notoires, et tout ça pour montrer du doigt Annaba !  ».  

Samedi 30 juin
Les résultats du BAC sont depuis jeudi soir sur le site tortuesque du ministère de l’éducation, le désormais fameux http://www.onec.dz/. Elèves et parents connaissent désormais ce lien. Encore une fois la publication des résultats est en avance par rapport à la date prévue. La date annoncée officiellement était le dimanche premier juillet, et c’est dans la nuit de jeudi-vendredi que les résultats étaient sur le site. Ce que je n’arrive toujours pas à comprendre c’est la grande difficulté d’accéder à cet onec.dz. Des années que ça dure et c’est absolument le même problème. Ok, l’inaccessibilité à ce site est due au flux important de demandes (il y a eu cette année 560 050 candidats au bac) en même temps. Ok, cette surcharge est impossible à supporter par ce genre de sites puisque la bande passante existante en Algérie ne le permet pas. Mais ne faut-il pas trouver une solution ? Elles existent pourtant. C’est une question d’argent ? Avec le troisième budget (jusqu’en 2011 il était le second, mais en 2012 c’est celui de l’intérieur qui est devenu le dauphin de la Défense) de l’état  avec près de 550 milliards de DA, le ministère de l’éducation n’osera pas brandir cette excuse. Manque de compétence ? L’Algérie en regorge dans les TIC. Le « je m’enfoutisme » des responsables ? Il y a évidement cet aspect. Mais ce n’est pas le seul. La société civile se contente de constater les dégâts, de critiquer, sans rien faire pour essayer de faire changer les choses. La citoyenneté se représente chez nous comme un luxe, et pourtant c’est la base même d’un état qui se respecte. On parle des associations de défense des consommateurs, mais à quand celles pour la défense des droits des citoyens. Tant que les citoyens restent dans la position de spectateurs, se contentant de constater les dégâts, avec une grosse dose de blabla négatif sans rien proposer, la situation perdurera. Les coupables sont à tous les niveaux, et le temps des cris de vierges effarouchées, qui est devenu un sport national, n’a plus à exister chez nous.



S.K

 

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