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A la une / Reportage

C’EST ICI QUE LA SYMBOL ALGÉRIENNE EST NÉE

Au cœur de l’usine de montage de Renault

L’équipe de Renault Algérie mise essentiellement sur la qualité dans cette première phase. ©F. Belgacem/Liberté

L’espoir étant permis d’aller jusqu’au bout du projet pour atteindre les 75 000 unités à court terme, les responsables de Renault se relayent pour expliquer aux journalistes toutes les étapes du processus industriel.

À 25 km du port d’Oran se dresse un imposant vestige industriel. Vous le devinez, nous somme à Oued Tlélat, une zone d’excellence économique qui prolonge ce vaste tissu industriel d’Arzew. D’emblée, le P-DG de Renault production Algérie (RAP), Bernard Sonilhak, annonce, avec un ton mesuré : “Nous avons été au rendez-vous !” Montrant des images du site en 2012 et en 2013, année du début des travaux, M. Sonilhak enchaînera : “Voilà donc le site après 14 mois de travaux.” Le changement est perceptible et l’usine Oued Tlélat a pris forme. Le montage pourra débuter et le premier véhicule particulier est lancé sur cette chaîne qui s’étale sur 12 ha, les
150 autres hectares seront consacrés, bientôt, à l’extension de l’usine. Trois maîtres mots reviennent à chaque pas que nous faisons avec M. Sonilhak qui nous fera visiter les lieux : ergonomie, sécurité et qualité.
L’ergonomie se décline dans les dispositifs de montage, la sécurité dans la discipline et la rigueur et, enfin, la qualité dans la finition du produit à travers les étapes de montage. “Ici, le montage se fait conformément à la charte de la maison-mère. Ce que vous visitez à Oued Tlélat est similaire à ce que vous pouvez visiter en Roumanie”, précisera notre interlocuteur. Le processus se décline, selon lui, dans les sous-ensembles, première phase du projet, avant de connaître dans les années à venir d’autres processus comme l’emboutissage, la tôlerie et la peinture. Autrement dit, l’usine pourra passer de 25 000 unités/an en SKD à 75 000 unités/an en CKD. Cette capacité sera revue à hauteur de 150 000 unités/an dès que les validations de Renault se confirment. L’usine répond aux standards internationaux de Renault en termes de montage. Avec 350 employés (directs) et 500 autres emplois indirects, dont 40% de femmes, RAP est vite passé de 10 unités/jour à 25 unités/jour en moins d’un mois après le lancement en grande pompe, le 10 novembre dernier, de l’usine où est montée la Symbol algérienne.
 
L’image vaut mille mots
La montée en cadence de travail est perceptible. La jeune équipe de RAP est capable d’atteindre 100 unités/jour. Pour le moment, ce sont les validations qualité qui définissent le chiffre à réaliser. À peine le seuil de l’usine franchi, nous apercevons ces équipes réparties entre femmes et hommes et concentrées sur le processus de montage où l’erreur n’est pas permise. Ici, chaque retard est sanctionné. Ici, on ne travaille pas les mains nues. Le toucher du produit est strictement interdit, que ce soit par les ingénieurs ou les techniciens.
“Nous sommes jugés sur la qualité. Nous respectons scrupuleusement les directives de l’usine de Pitesti”, insistera M. Sonilhak. Il faut savoir que cette usine est placée sous la loupe et tout le monde travaille en open-space.
Ces images, nous les avons vécues en live avec ses équipes qui ne quittent pas du regard le produit.
La caisse qui arrive de Roumanie, comme d’ailleurs le bloc moteur séparé de la boîte de vitesse, est compactée à la main, avec des élévateurs qui assistent les techniciens. Rien n’est, pour le moment, robotisé. Et point de soudure, hormis les échappements, qui arrivent, eux aussi, séparés du reste des pièces. Cela relève de la politique de Renault. On arrive à l’étape de mariage où les flexibles, le tableau de bord et autres ajustements sont contrôlés et vissés. L’autre étape concernera la pneumatique, parallèlement aux portes, aux sièges, ensuite le volant, la batterie et le remplissage de carburant (7 litres pour les tests de pistes). Interviendra, ensuite, la charge électronique des données du GPS. Au bout de la chaîne, on assistera au contrôle qualité des 400 points par des experts en la matière. La moindre insuffisance, et la voiture refait le tour de la chaîne. Cela pourrait, selon M. Sonilhak, “provoquer l’immobilisation de la voiture”.
 


Enfin, l’acte de naissance
Le processus n’est pas fini, puisqu’une fois la voiture prête, elle sera soumise aux tests sur une mini-piste virages, sous-virages et lignes droites), au parallélisme et à l’équilibrage, aux vibrations et à l’insonorisation.
Cela se passe à travers un autre processus où la Symbol algérienne est définitivement contrôlée. À son retour, la voiture subira une “bonne douche” pour tester son étanchéité. Suite à quoi, une signature électronique du véhicule (SEV) lui sera attribuée avant d’être conduite au parking pour livraison vers les showrooms. “Nous devons tester la Symbol à chaque processus de montage. À défaut, nous aurons un carton rouge !”, insistera encore M. Sonilhak. Celui-ci exhibera fièrement des exemplaires de Symbol parquées et prêtes aux essais-presse. Signalons, enfin, que le taux d’intégration actuel de 12% sera revu à la hausse vers fin 2015 avec, notamment, le lancement d’une société algéro-turque pour la fabrication des sièges, de la mousse et autres accessoires qui pourraient contribuer à baisser le prix de la Symbol algérienne. Il faut noter que le premier audit interne aura lieu cette semaine pour contrôler la conformité de la qualité usinée à Oued Tlélat.

F. B.


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