Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / Reportage

“ASAHI SHIMBUN”

CV : âge 132 ans, tirage 8 millions

Asahi Shimbun est le deuxième grand quotidien à fort tirage, après Yomiuri qui caracole à dix millions d’exemplaires par jour. Qui dit mieux ! Un building à lui tout seul et un espace immense, une grande rédaction, pour accueillir des écoliers à qui on explique les différents process de fabrication jusqu’aux deux rotatives au sous-sol qui déversent 200 000 exemplaires/heure. Créé en 1879 par un homme d’affaires, Riichi Ueno, et un soldat féodal, Ryohei Muryama, le deuxième quotidien du Japon tire à 8 millions d’exemplaires par jour et emploie 5 000 personnes dont 2 400 journalistes. Il est doté de quatre sièges avec des rédactions autonomes, il n’y a que la première ouverture qui est commune. Le directeur de la rédaction, qui nous fait la visite des lieux, affirme tout de go que si le papier connaît une crise, le support “a une longue vie devant lui”. Ceci n’a pas empêché les actionnaires d’investir depuis le mois de mai dernier dans la version électronique payante. À fin octobre, ils ont enregistré 65 000 abonnés sur les différents supports. “C’est un bon début”, ajoute-t-il, optimiste. Il dégaine sa tablette et me montre l’édition du matin même si, avoue-t-il, il reste attaché au papier et au bruit des rotos qui ronronnent sans cesse. Le quotidien possède 23 imprimeries implantées sur toute la péninsule et la distribution est assurée par une flotte de 860 camions. Aujourd’hui, le capital social est réparti comme suit : 50% pour les héritiers des propriétaires, 20% sont détenus par TV Asahi qui appartient au groupe et le reste, soit 30%, par les employés, y compris ceux qui sont partis en retraite. Le questionnant sur l’importance donnée à la rubrique internationale, il tire quelques éditions où l’ouverture traitait des élections en Tunisie et de la mort de Kadhafi. Il ajoute que des bureaux permanents sont ouverts au Caire, à Alexandrie, à Téhéran, à Nairobi et à Jérusalem. Ce qui fait la force des journaux dans ce pays est le système d’abonnement à domicile qui est bien huilé. Dégage-t-il des bénéfices ? Oui, grâce à la publicité émanant des différents consortiums. Heureux comme un éditeur au Japon.
O. A.