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A la une / Reportage

Les vacances d’été en Algérie

Doriane Beach Club : une ambiance folle

Toutes les commodités pour passer un été agréable sont disponibles au Village Beach. ©D. R.

Bordé d’allées, ponctué de larges espaces verdoyants, Doriane village est synonyme de quiétude et de la villégiature. Les estivants disposent de tout le confort.

“Je suis émerveillé par ce magnifique endroit”, “je vous avoue que je suis à la fois ému, ravi et surpris par le standing du complexe qui n’a rien à envier aux complexes touristiques étrangers”, “le séjour a été très agréable, à la hauteur de nos attentes”, “une satisfaction parfaite sur tous les plans”, ce sont là quelques témoignages de familles qui ont séjourné à Doriane Beach Club, le premier village touristique étoilé en Algérie, situé dans la commune d’Ouled Boudjemaâ, dans la wilaya de Aïn Témouchent. Doriane Beach Club, un village de vacances 3 étoiles, a mis la satisfaction client au centre de ses préoccupations. “Toute l’organisation de Doriane village tourne autour d’un seul axe : servir le client et lui permettre de passer un séjour agréable avec toutes les commodités”, nous explique Brahim Tourki, propriétaire du site. Le village, construit selon “les règles de l’art et en total respect des normes touristiques”, offre “un cadre agréable et dépaysant”. Bordé d’allées, ponctué de larges espaces verdoyants, Doriane village est synonyme de quiétude et de la villégiature.
Les estivants disposent de tout le confort : une piscine semi-olympique bordée de transats, une autre pour enfants, un toboggan, des terrains de sport multifonction (football, handball, basket-ball, volley-ball, tennis-pétanque…), une salle de fitness dotée de tapis roulants de course, de différents types de vélos et des équipements de musculation. Dans la même salle, on trouve un sauna et une petite salle de massage. Doriane Beach dispose également d’une cafétéria, d’une crémerie et d’une sandwicherie, gérées par le fils Tarik Khelil Salem à proximité de la piscine. La journée, cette dernière est prise d’assaut par les estivants, au rythme des décibels lancés par un DJ. Les animateurs autour de la piscine et son DJ sont jeunes, dynamiques et mettent une ambiance folle, la musique étant incessante du matin au soir avec des séances d’aquagym. “Le client ne cherche pas seulement le soleil. Il veut aussi s’amuser. Il ne faut pas qu’il s’ennuie”, souligne M. Tourki, au four et au moulin pour contenter ses clients. Il se démène comme un fou. Il lui arrive de mettre la main à la pâte pour servir les clients. C’est le cas aussi pour son bras droit, Bourou Tahar. À chaque dîner, ils passent d’une table à l’autre, saluant les clients, en majorité des familles, en leur demandant s’ils sont satisfaits de leur séjour. Une salle de jeux (billard, consoles de jeux, babyfoot, tennis de table) est mise également à la disposition des estivants. Doriane Beach Club possède, par ailleurs, une infirmerie fonctionnelle H24 avec aide-soignante et infirmier ainsi qu’une ambulance médicalisée. M. Tourki a même construit une salle de prière pouvant contenir jusqu’à 70 personnes avec une salle des ablutions adjacente. Les familles prolongent leur plaisir en passant leurs soirées animées par un clown, à bord de la piscine, autour d'un bon thé. Le clown enchaîne des situations ridicules, rocambolesques et cocasses qui tiennent du prodige, dans une histoire sans queue ni tête mais résolument comique. Il crée une ambiance festive et burlesque. Du rire, de la magie, de la poésie et de la danse pour le plus grand plaisir des enfants. Le charme de ces veillées estivales ne laisse personne indifférent.

Doriane Beach Club, une destination touristique née dans la douleur
“Cela n’a pas été facile”, se rappelle M. Tourki, avec un certain chagrin mêlé d'amertume. Tout a commencé lors d’une mésaventure vécue lorsqu’il voulut passer ses vacances en Tunisie. Il subit trois heures de file d’attente. Sur le territoire tunisien, l’accueil des douaniers tunisiens fut “désagréable”. Il fit demi-tour et passa ses vacances à Sghirat (Boumerdès). Cet incident l’a profondément marqué. Il décide alors d’investir dans le tourisme. “Depuis, mon rêve était de réaliser un site touristique”, souligne M. Tourki, affirmant qu’il a mal au cœur lorsqu’il voit ses compatriotes faire la queue, pendant des heures, sur des kilomètres à la frontière tunisienne, juste pour y passer les vacances, alors que ce pays n’a pas les potentialités ni les moyens touristiques dont dispose l’Algérie. “Les Tunisiens, quand ils se sont lancés dans le tourisme, leurs élèves étaient formés à l’hôtel El-Aurassi”, soutient le propriétaire de Doriane Beach Club. Brahim Tourki a commencé par construire un hôtel-appart, très haut standing à Bouzaréah (Alger), avant de créer “le premier village de vacances agréé par l’État”, un vrai paradis pour les enfants, mais également pour les adultes. “Les débuts n’étaient pas faciles”, raconte M. Tourki. “Il a fallu un wali courageux qui nous a attribué un terrain en concession de 10 ha”, a-t-il ajouté. De 2009 à 2013, M. Tourki a loué Doriane Beach Club à l’entreprise française Alstom. Après le départ d’Alstom, les problèmes ont commencé à surgir. Le propriétaire du premier village touristique en Algérie parle d’“un véritable parcours du combattant” pour obtenir l’agrément et régulariser la situation administrative du site, qui comprend aujourd’hui 187 chambres, 15 suites juniors, 15 suites seniors et deux prototypes de villas, et qui peut recevoir jusqu’à 600 personnes. “Il a fallu l’intervention de Mme Zerhouni, ministre du Tourisme de l’époque”, avoue M. Tourki pour débloquer la situation. “J’ai déposé la demande de régularisation à la wilaya. Six mois après, rien n’a été fait. Je me suis inquiété. J’ai alors demandé audience à Mme la ministre Zerhouni, qui m’a reçu. L’ancienne ministre a dépêché une commission interministérielle. Les membres de cette commission ont tout vérifié. Ils ont dit que je méritais un 4 étoiles, mais malheureusement un village touristique en Algérie ne peut obtenir qu’au maximum 3 étoiles”, affirme le patron de Doriane Beach Club, plaidant, au passage, pour la révision de cette loi. Mal lui en a pris. L’avis favorable émis par la commission interministériel n’a pas été du goût du wali par intérim de l’époque. “L’ancien wali par intérim n’a pas aimé le fait que je l’ai mis devant le fait accompli. En pleine campagne, il décida de fermer le bar et la discothèque”, indique M. Tourki. Le propriétaire du premier village touristique en Algérie n’est pas au bout de ses peines. Alors qu’il a “démoli” une montagne pour créer une belle plage et réaliser une route qui y mène pour répondre aux exigences du Club Med à qui il voulait confier la gestion du village, le même responsable intervient, encore une fois, lui intimant d’arrêter les travaux. “Il m’a dit que je n’avais pas le droit alors que le terrain était en concession. Il me casse la route faisant fi des recommandations de ses services. 53 millions dinars sont partis en fumée”, fulmine M. Tourki. Las de se battre contre la bureaucratie, la famille Tourki a failli vendre le village aux Tunisiens. “Lors d’un conseil de famille, mes enfants ont suggéré de vendre et repartir en France. Ma voix prépondérante a fait pencher le vote. J’ai dit à mes enfants de ne pas s’inquiéter. Nous allons nous plaindre ailleurs.” C’est ce qu’il fit, en se plaignant “au ministre de l’Intérieur et aux hautes autorités du pays”.


Village Beach se situe dans une région calme et sereine.  ©D. R.

Brahim Tourki voit grand
Brahim Tourki commence aujourd’hui à entrevoir le bout du tunnel, encouragé par la disponibilité de l’actuel wali de Aïn Témouchent, Hamou Touhami, du secrétaire général de la wilaya et accompagné par la direction du tourisme, même si certaines directions comme les Domaines et les Forêts lui mettent encore des bâtons dans les roues. “La direction des forêts depuis 2009 ne m’a jamais inquiété. Quand j’ai transplanté 386 palmiers et aménagé 5 ha d’espaces verts, elle n’est pas venue me voir. Quand j’ai commencé à terrasser une partie de la concession et à désherber pour construire 100 villas, elle a déposé une plainte contre moi pour déforestation. Heureusement, il y a une justice dans ce pays”, se désole M. Tourki. Mais le nouveau wali semble avoir semé de l’assurance chez cet investisseur, qui commence à voir grand. Il a repris les choses en main et prévoit la réalisation de grands projets pour faire de Doriane Beach Club la destination touristique privilégiée des Algériens : un aqualand géant, une plage privée et une place sous forme de balcon qui domine la mer, un lieu idéal pour contempler le coucher du soleil, un hôtel de 150 appartements, un centre de thalassothérapie et un terrain de football aux normes Fifa. Même si les discussions avec Club Med n’aboutissent pas, M. Tourki a pris ses dispositions en inscrivant ses deux filles Ikram et Lilya à l’École supérieure du tourisme de Aïn Bénian, pour assurer la relève.   

M. R.


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