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A la une / Reportage

Elle est considérée comme l’une des plus belles côtes algériennes

Jijel : destination incontournable des estivants

©D. R.

Cette année, la saison estivale à Jijel semble être différente des précédentes. Plus de parkings sauvages, ni de squatteurs des plages qui extorquaient de l’argent aux estivants qui n’hésitaient pas payer le prix fort pour “acheter” la tranquillité. Désormais, la plage appartient à tout le monde et les amoureux de l’antique Igilgili ne cessent d’affirmer que la côte de Saphir bleu a toujours… la cote. En effet, depuis le 1er juillet, plus de 1 057 350 estivants, venus des différentes wilayas, ont afflué sur les plages, a-t-on appris de la cellule de communication de la Protection civile, qui fait état de 1115 personnes secourues et 6 noyées. Sur le plan sécuritaire, on apprendra que 1331 policiers ont été mobilisés par la Sûreté de wilaya afin d’assurer la sécurité des estivants au niveau de six plages, à savoir Kotama, El Aouana, El Ouldja, Melmechela, plage Rouge et Mersidi à Ziama Mensouriah. Les éléments de la police veilleront, durant toute la saison, au bien-être des estivants.

Plus de plages privées ni de parkings sauvages
Il faut dire que cette saison est également différente des autres du point de vue organisationnel. Les pseudo-gardiens de parkings, qui se baladaient avec des gourdins et imposaient leur diktat, n’ont trouvé aucune issue pour sévir contre les estivants. À présent, ce sont les P/APC qui ont pris le relais. Cet été, les services de sécurité ne cessent de traquer les gardiens de parkings improvisés. Le parking de la célèbre plage des Grottes merveilleuses en est la preuve. Les automobilistes peuvent stationner leur véhicule sans avoir à affronter l’anarchie qui caractérisait les années passées ce lieu de détente. Plus bas, au niveau des plages de la côte de Saphir bleu, les choses semblent s’améliorer aussi. Le phénomène des plages illicites qui a longtemps privé un nombre important de familles de la Grande bleue, semble n’avoir plus place, après l’instruction du ministre de l’Intérieur, Nouredine Bedoui, aux responsables des 14 villes côtières interdisant la concession des plages aux particuliers. Cette décision intervient suite à l’occupation illégale des espaces publics, notamment sur les plages et près des côtes, ainsi que les dépassements et les atteintes aux estivants. Pour ce qui est de la location du matériel des plages(parasols, chaises et tables) leurs propriétaires peuvent toutefois les louer, sans investir les plages. À ce sujet, les services de sécurité sont à pied d’œuvre pour empêcher toute tentative de squat des plages. D’ailleurs, depuis le début de l’été, des dizaines de jeunes ont vainement tenté d’installer des parasols sur la plage Kotama. D’autres ont opté pour un parking illicite au niveau des Grottes merveilleuses, mais sans succès. 

La splendeur des Grottes merveilleuses ne laisse personne indifférent
Par ailleurs, la côte de Saphir bleu demeure l’une des destinations favorites des estivants au même titre que Béjaia, Annaba et Oran. Offrant la tranquillité et la sécurité à ses fidèles visiteurs, ces derniers ont le choix entre le sable doré des plages et la verdure des montagnes jusqu’à la capitale des Hammadites. Des dizaines de familles se regroupent dans la petite forêt à l’entrée du village Aftis autour d’un barbecue, créant ainsi une ambiance conviviale en pleine nature avec comme seuls compagnons les singes-magots qui ajoutent un charme exceptionnel à la corniche jijélienne. “Nous venons ici chaque année”, dira un jeune père de famille originaire de Sétif, “Jijel est devenue depuis quelques années notre destination préférée, on est passé d’abord par la plage de Souk Lethnin à Béjaïa, puis la plage Rouge à Ziama où on a passé quelques jours en bord de mer, avant de mettre le cap sur cette petite forêt qui nous permet de sortir un peu de la routine des plages et goûter un peu au tourisme de montagne”, explique ce vacancier. Plus loin à l’ouest, les visiteurs sont comme chaque année, attirés par la splendeur des grottes d’Oued Dar El Oued, connues sous l’appellation de Grottes merveilleuses. Découvertes au début du XXe siècle, ces grottes sont devenues, depuis, un pôle touristique régional, voire même national. Des centaines d’estivants se donnent rendez-vous chaque été pour admirer la splendeur ensorcelante de l’endroit. À l’intérieur, la température s’est figée à 18 degrés durant les quatre saisons. Des stalactites et des stalagmites ont donné naissance au fil du temps à diverses formes architecturales surprenantes. Les visiteurs sont successivement en face d’une femme portant un enfant dans ses bras, un aigle guettant sa proie du haut d’un arbre, un dauphin qui saute par-dessus les vagues, des singes assis l’un à côté de l’autre au sommet d’une montagne ou encore devant la statue de la Liberté ou la tour de Pise et bien d’autres formes plus ou moins précises qui laissent libre cours à leur imagination et une fois en dehors de la grotte, chacun aura l’impression de sortir d’un monde parallèle.    

R. M.


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