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A la une / Reportage

À JIJEL

Les métiers de saison tracent parfois l’avenir des jeunes

Si la saison estivale est synonyme de vacances et de repos pour beaucoup de gens, pour d’autres, elle signifie plutôt travail et argent. Les centaines d’estivants qui affluent sur les plages de la côte du Saphir bleu, notamment, durant les week-ends, représentent une véritable aubaine pour les restaurateurs, les propriétaires d’hôtels, les gardiens des parkings et autres  commerçants qui se frottent les mains dès les premiers jours de la saison chaude. Dépassés par le nombre de clients qui convergent chaque jour, les commerçants qui n’arrivent généralement pas à gérer seuls leurs activités, emploient des jeunes pour les aider.
Peu importe que ces derniers soient chômeurs ou étudiants, professionnels ou amateurs, l’essentiel est de satisfaire des clients qui n’ont pas la poche cousue. Et ce mode d’embauche est très souvent plébiscité par ceux qui veulent changer de cadre ou tout simplement gagner un peu d’argent. En effet, dans tous les restaurants et les fast-foods de la ville, ce sont les jeunes âgés entre 17 et 25 ans qui ont pour tâche de servir les clients, débarrasser les tables et laver la vaisselle. Approchés par Liberté, le chef d’un restaurant récemment ouvert, nous a fait savoir qu’il emploie au total 8 personnes. “Chacun a une tâche bien précise, tout doit être prêt à temps, et ce sont justement ces jeunes pleins d’énergie qui nous aident à aller vite”, nous explique-t-il. Un serveur que nous avons interrogé s’est dit très satisfait de son travail bien que celui-ci soit fatigant.
Âgé de 20 ans, Islam fait la tournée des restaurants dès le début de la saison estivale pour chercher un emploi saisonnier qui lui permet de gagner un peu d’argent et se faire une petite expérience. “Je travaille sans cesse durant l’été pour avoir un peu d’argent, mais les autres saisons, je fais autre chose vu qu’il n’y a pas d’estivants”, dira notre interlocuteur. Et de poursuivre : “En réalité, il n’y a pas que l’argent qui m’intéresse, mais il y a aussi la connaissance du métier, je compte ouvrir un jour un restaurant ou un fast-food, je sais que les propriétaires se font une fortune durant cette saison, sinon pourquoi ils engageraient des jeunes à 20 000 DA par mois ?. Plus loin, à la cité

Rabta du côté ouest de la ville, on remarque des dizaines de restaurants au niveau du dernier tronçon de la route principale juste après avoir dépassé le front de mer de Beaumarchais. Un chef de restaurant âgé de 33 ans avec qui nous nous sommes entretenus, n’a pas caché sa satisfaction quant à son travail qu’il dit “lucratif”.
Connu par son poulet à la braise, ce patron de restaurant a indiqué qu’il n’abandonnera son métier pour rien au monde. “J’ai commencé ma carrière dans un camp de colonie de vacances quand j’étais encore au lycée, j’avais 18 ans. À cette époque-là, j’étais vraiment déçu quand le directeur m’a placé dans la cuisine, mais finalement c’était le déclic. Les années qui ont suivi, j’ai exercé dans une pâtisserie en tant qu’apprenti, je travaillais très dur pour seulement 4000 DA par mois. J’ai commencé, ensuite, à fréquenter les pizzerias et les fast-foods où j’ai appris la restauration et la préparation de la pizza. Après toutes ces années de dur labeur, j’ai décidé d’ouvrir une pizzeria en 2008 au Camp Chevalier. Cet investissement modeste m’a permis de me procurer plus d’argent et m’engager dans un autre projet encore plus important comme vous le constatez”, raconte Kamel avec fierté.
Ce dernier qui ne compte pas s’arrêter là, avec ses ambitions, a pu, non seulement, se faire une carrière, mais aussi créer de l’emploi pour les jeunes.  Dans d’autres régions et localités côtières, les jeunes se penchent beaucoup plus sur le gardiennage de parkings. C’est le “métier” le plus convoité par les jeunes, vu l’argent qu’ils gagnent en une journée, sans aucune peine, car il suffit seulement d’encaisser et rendre la monnaie, en tout cas, c’est ce qui leur ont fait croire.
Les soumissionnaires qui font leur apparition juste avant la saison estivale, emploient directement des jeunes sans tenir compte de leur âge.
On remarque alors des mineurs issus de la catégorie la plus démunie de la société, exploités pour quelques sous. À l’entrée des parkings des plages, ces jeunes passent des journées entières sous un soleil de plomb à pratiquer un pseudo-métier qui, à leurs yeux, rapporte beaucoup d’argent.


R. M.


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