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A la une / Reportage

Elles ont créé une nouvelle économie au Mali

Les motos chinoises envahissent Bamako

À Bamako, chacun se débrouille comme il peut. ©Lyès Menacer/Liberté

On les voit partout et elles se font remarquer pour leur grande vitesse et… les accidents qu’elles causent sur les routes encombrées de Bamako. Les KTM, comme on les appelle, ces motos de fabrication chinoise, ont envahi le marché malien en quelque temps et fait l’ombre aux célèbres Jakarta, importées d’Indonésie. Très pratiques dans cette cité surpeuplée, ces deux-roues se sont fait une place de choix chez les usagers grâce à leur prix, jugé raisonnable, par rapport à leurs concurrentes japonaises. Un rapport qualité-prix qui n’est pas forcément équitable, fait remarquer Moussa, un usager qui a choisi une autre marque, même s’il affirme s’être un peu endetté chez la famille pour se l’offrir. Cédées entre 120 000 et 300 000 francs CFA (190 et 460 euros), ces motos ont créé des dizaines d’emplois, allant de la vente de la pièce détachée au lavage, en passant par le collage et la peinture.

Pour échapper aux embouteillages les maliens et maliennes se déplacent en motos ©Lyès Menacer/Liberté

Les baraques spécialisées dans la vente de la pièce détachée pour ces KTM longent, sur des centaines de mètres, les artères périphériques du grand marché de Bamako. Cet engouement pour ces motos a également ouvert l’appétit des trafiquants de la pièce détachée, à l’origine de nombreux vols dans la capitale malienne. Ces vols de motos sont devenus récurrents et passent parfois par des agressions physiques, témoigne Boubacar, un hôtelier. Les accidents de la circulation sont monnaie courante, bien que ces engins bénéficie sur certains axes routiers d’un couloir spécial pour fluidifier le trafic automobile à Bamako, regrette encore Boubacar.

L. M.


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