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A la une / Reportage

Près de 400 millions de personnes ont le diabète

L’hécatombe d’une maladie évitable

Toutes les 3 secondes, le monde enregistre un nouveau cas de diabète. Il comptabilise un décès, des suites de complications de la maladie, toutes les 6 secondes. Un diabétique est amputé du pied toutes les 20 secondes. C’est là une réalité qui fait froid dans le dos.

Les chiffres et estimations livrés par le président de la Fédération internationale du diabète, Sir Michael Hirst, aux journalistes de douze pays, participant à Copenhague (Danemark) à un forum organisé du 26 au 29 août par le groupe pharmaceutique NovoNordisk. Le conférencier, le ton grave, a annoncé que sur les 387 millions de malades (environ 8,5% de la population adulte), 4,7 millions sont décédés en 2014.
L’hécatombe continuera longtemps encore, si l’on se réfère aux pronostics du président de la FID, qui a affirmé que dans 20 ans, la terre comptera 592 millions de diabétiques. “Là où il y a concentration de malades, le revenu par habitant ne dépasse pas les 4,5%”, a-t-il regretté, autant que la vérité implacable qu’il a assénée : uniquement 50% des diabétiques sont diagnostiqués (le plus gros déficit en dépistage est en Afrique subsaharienne). Sur le nombre, 50% n’ont pas accès à un bon traitement.
En fin de la chaîne, uniquement 6% des personnes atteintes de cette pathologie n’auront jamais de complications car elles sont convenablement soignées. Elles résident essentiellement dans des pays européens et en Amérique du Nord. Ces statistiques ainsi égrenées, il est loisible de déduire que le diabète n’a guère livré tous ses secrets, ni en matière des éléments déclenchants ni au plan des traitements curatifs. Pour mieux comprendre les facteurs anthropologiques qui exposent davantage les populations urbaines aux troubles glycémiques (la prévalence du diabète de type 2 est 1,5 à 4 fois plus élevée dans les villes que dans les régions rurales), NovoNordisk a initié, il y a dix-huit mois, conjointement avec University College London, un projet intitulé “Changer le diabète dans les villes” qu’il a mis en œuvre dans cinq villes-pilotes, dont Mexico city, Houston et Copenhague. L’idée est d’aller au-delà de l’aspect thérapeutique pour s’attaquer aux causes du diabète, mais aussi à son impact sur le psychisme, les relations sociales et les ressources financières du diabétique. Il est établi, selon Christian Kanstrup, Senior vice-président du marketing et des affaires médicales, que le diabète induit chez 62% des cas une déficience physique, 46% des troubles émotionnels et de mal-être et 44% des problèmes financiers. Selon une étude, réalisée par le groupe, 19% des diabétiques se sentent discriminés et 45% font une dépression nerveuse à une étape ou une autre de leur vie avec cette maladie. Lors du dernier Sommet des Nations unies, il a été reconnu que les objectifs du millénaire en matière de réduction des maladies non transmissibles, dont le diabète, n’ont pas été atteints. Il a été alors demandé aux gouvernements des pays membres d’augmenter les ressources financières afin d’obtenir, à l’horizon 2025, une réduction de la mortalité par MNT de l’ordre de 25%.
En contrepartie, l’accès aux traitements devrait augmenter de 50%. Sera-t-il possible de réaliser ces performances ? Oui, avec l’engagement de tous dans le triptyque : protéger, prévenir, traiter, selon Sir Hirst, président de la FID.
“La santé coûte cher, disent les gouvernements. C’est vrai. Mais investir aujourd’hui dans la santé signifie qu’on aura des populations moins malades et donc des pays prospères”, a-t-il suggéré.
Le big deal est de faire parvenir de l’insuline jusqu’aux régions pauvres. À ce propos, NovoNordisk a mis en application un montage financier qui permet de baisser les prix de ses traitements au profit des populations défavorisées.
 

 


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