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A la une / Reportage

Reportage

Platamonas déroule le tapis rouge pour les touristes algériens

Dans le cadre d’un Éductour, une délégation de journalistes algériens est partie à la découverte d’endroits féériques de ce pays antique.

Mi-juin. On est dans le nord de la Grèce, la Macédoine en l’occurrence. Les conditions climatiques s’y prêtent pour un voyage dans cette région de l’Europe méditerranéenne. Un groupe de journalistes algériens a pris part à un Éductour organisé par Dam Tour.  Il était 6h45  (heure locale) lorsque le Boeing d’Alitalia se pose sur le tarmac de l’aéroport Leonardo da Vinci Fiumicino de Rome. La délégation s’acquitte d’abord des formalités de la PAF avant de rejoindre le salon VIP d’Alitalia pour s’offrir une pause-café avant de poursuivre son périple. Les reporters algériens arrivent, moins de deux heures après, à Thessaloniki, capitale de la Macédoine.
Après un trajet d’une heure et demie, on rejoint la ville de Platamonas. A première vue, cette cité s’annonce comme une pittoresque station balnéaire.  Mme Magda Mouratidou, manager de MM Travel, partenaire de Dam Tour, est venue  souhaiter la bienvenue à la délégation à Dias Hôtel. Mme Magda est considérée comme l’Algérienne de Platamonas. La majorité de ces clients sont nos compatriotes. Elle maîtrise toutes les astuces made in Algeria. Dias Hôtel, notre point de chute, est situé en plein centre de cette paisible cité. Les rues de Platamonas grouillent de monde le soir jusqu’au petit matin.  
L’animation tous azimuts y bat son plein. L’on n’a pas cette impression d’être dans un pays en proie à une crise économique. La «machine» touristique tourne à plein régime. Les hôtels et les restaurants ne désemplissent pas. C’est la visite «inspection» de certaines infrastructures hôtelières ouvertes dans ce site enchanteur qui ouvre le bal de notre mission.

Olympe, le Mont des dieux grecs
Une virée à Ne Pori nous a permis de découvrir d’autres structures d’accueil, telles celles du groupe Afrodite and Dias. Le représentant du groupe hôtelier,  Aliks avoue que la majorité de ses clients sont des Algériens. En fait, la cote des touristes algériens reste intacte même s’ils ne sont pas nombreux. Nos compatriotes sont appréciés par les commerçants de Platamonas et on sait pourquoi. Contrairement aux autres touristes, les Algériens n’ont pas de limitation de budget. “Nous attendons avec impatience l’arrivée des Algériens. Nous leur déroulerons comme d’habitude un tapis rouge», nous lancera Marie, gérante d’un restaurant.  Le Mont Olympe, avec un sommet de 2 917 m d’altitude, a été la seconde étape du séjour. On découvre, en transitant par la ville de Litochoro, la montagne qui abrite les dieux de la mythologie grecque. Le maire de cette ville, qui compte 75 000 habitants, M. Giorgos Papathanasiou, a été enthousiaste d’accueillir des Méditerranéens d’Algérie. Le «Mayor» a relevé que sa commune accueille une moyenne de 120 000 touristes de mai jusqu’à septembre. Ils viennent en pèlerinage à l’Olympe. La municipalité organise, dit-il,  chaque année, à partir du 1er juillet au 30 août, un festival qui draine des milliers de visiteurs.

Balade en mer égée
Troisième point de la visite : une balade en mer égée (Méditerranée), pour rejoindre l’île de Skiathos. Pour cela, il faudra parcourir la route reliant Platamonas au port Akhilio, soit 150 km, ou un ferry attend les plaisanciers. Roumains, Polonais, Russes, Ukrainiens et Serbes y sont de la partie. Pendant la croisière, les différents groupes d’estivants ont créé une ambiance de fête. Des chants aux rythmes helléniques ont rythmé la traversée à bord de Elisabeth Cruises. Le commandant de bord s’est s’improvisé pour la circonstance en DJ. Le café dit “frappé” (café froid préparé avec des glaçons) a également ravi la vedette. Trois heures plus tard, Elisabeth Cruises jette ses amarres au port de Skiathos. Les estivants ne perdent pas de temps. Ils s’offrent une baignade dans une plage non loin du port. Il est 17h, l’équipage du bateau recadre de nouveau la boussole. C’est le chemin du retour.

Virée à Météores ou la “forêt en pierre”

Au programme du 5e jour de l’Eductour, figure l’étape des Météores. C’est un complexe de hauts rochers qui s’élève près du village de Kalampaka, à 300 m d’altitude environ de la plaine de Thessalie, soit à 150 km de Platamonas.
De loin, ces immenses rochers ressemblent à une forêt en pierre.  Avant d’atteindre la cime de ces énormes rochers, notre guide, l’infatigable Magda, nous convie à marquer une halte au niveau d’un musée d’icones byzantines, situé au pied des Météores. En fait, une sorte de galerie d’art où sont exposées des icones byzantines.
L’animateur du musée, Vincent Letessier, un Franco-Grec, s’est prêté à nos questions liées à l’histoire de la cité des rochers. Météore signifie un rocher suspendu en l’air. Pour le commun des religieux grecs, ces rochers sont suspendus entre ciel et terre. C’est ainsi que cet endroit unique au monde est occupé par des personnes qui ont choisi la vie mystique. Pour atteindre ce magnifique paysage, il faudra amorcer une montée. La route est ponctuée de zigzags.
On a l’impression de grimper une montagne en forme de serpent. Au sommet des Météores, une vue imprenable coupe le souffle. Des monastères sont encore fonctionnels. Des touristes de différentes nationalités se bousculent au guichet d’entrée des monastères pour visiter ces couvents.
La vue à partir des terrasses des monastères est tout simplement imprenable. Des rochers impressionnants qui percent les nuages se dressent en face de nous, une sorte de lieu mythique où se mêlent histoire et religion.

Préfet de Pieria : “Un travail a été déjà entamé avec l’Algérie”
L’escale de Katerini, capitale de la sous-région Pieria, a permis, au-delà de la visite de cette ville réputée pour ses monuments historiques et ses rivages, d’organiser une entrevue avec Mme Sophia Mavridou, vice-gouverneur. Mme le préfet nous dira : “Je suis très honoré de vous accueillir dans mes locaux. Mon prédécesseur a déjà entamé un travail de coopération avec l’Algérie que je ne manquerais pas de développer davantage. Sur le plan touristique, Pieria, qui compte 140 000 habitants, offre des séjours en montagne et en balnéaire.
Cette partie du territoire hellénique recèle beaucoup de sites archéologiques et historiques. Les professionnels de cette région ne laissent rien au hasard.” Aussi, elle s’est attardée sur les bienfaits du produit local agricole, très développé dans cette contrée à l’ère de la révolution des OGM. “Nos produits agricoles du terroir sont très demandés sur le marché européen, notamment la région balkanique et la Russie. Quelque 200 000 touristes visitent, chaque saison, cette contrée féerique”, a-t-elle conclu.


H. H.