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A la une / Reportage

La wilaya souffre d’un manque en ressources en eau et des inondations

Sidi Bel-Abbès ou la rigueur de la nature !

Tout est mis en place pour accueillir les eaux de pluie. © Khris/Liberté

Actuellement, 60% des besoins en eau de SBA sont couverts par des transferts extra-wilaya.

La wilaya de Sidi Bel-Abbès (SBA) souffre de deux contraintes naturelles majeures. La première a trait à un manque flagrant en ressources en eau. Elle est de plus en plus dépendante des wilayas limitrophes, notamment Tlemcen, Mascara, El-Bayadh et Nâama. “Actuellement, 60% des besoins en eau sont couverts par des transferts extra-wilaya”, indique Abdelkader Lattab, directeur des ressources en eau (DRE) de la wilaya. SBA reste donc trop dépendante de ses voisines en matière d’alimentation en eau potable (AEP). La deuxième épineuse difficulté concerne les inondations que la wilaya se crée elle-même. Traversée par deux bassins versants, oued Mekerra et oued Ténira, SBA était jusqu’à un passé récent souvent sujette à de foudroyantes inondations qui ont ensanglanté de nombreuses communes. SBA est également une zone de transit des eaux émanant des crues en provenance de Tlemcen et des Hauts-Plateaux. Face à cette délicate situation, les services compétents de la wilaya ont élaboré une stratégie fondée sur deux paramètres essentiels, à savoir lutter contre ces impitoyables inondations et satisfaire la demande locale en AEP. Pour la protection de la ville contre les méfaits des crues des oueds, la wilaya a bénéficié de projets structurants, tels que la dérivation des eaux, le recalibrage et l’aménagement des oueds et la réalisation d’ouvrages dont des bassins d’écrêtement et un barrage écrêteur dans la commune de Tabia. Celui-ci a été mis en service en décembre 2010 et a pour fonction de protéger la ville contre les crues de fréquence centennale.
Il s’agit, selon le DRE, des crues exceptionnelles dont le débit est estimé à plus de 1 500 m3/seconde. “Depuis la mise en route de ce barrage, la protection de la ville contre les inondations est assurée de manière satisfaisante”, avoue M. Lattab, tout en reconnaissant que le risque zéro n’existe pas. “D’où l’intérêt substantiel que nous accordons au volet prévention dans notre stratégie”, souligne notre source. En quoi consiste cette prévention ? M. Lattab met en exergue l’identification d’abord des zones inondables. “Nous cherchons aussi à savoir de quelle manière surviennent ces inondations afin d’apporter les solutions les plus indiquées et les moins coûteuses car, dans ce domaine, il n’y a pas de solutions standard”, relève ce responsable. Outre ce plan de lutte contre les inondations déjà achevé, un autre programme complémentaire d’une enveloppe conséquente est en voie d’être lancé. Il intégrera 24 communes exposées à ce risque. M. Lattab évoque par ailleurs le projet de système d’alerte et d’annonce des crues qui s’inscrit en droite ligne des actions préventives projetées.

Oued Mekerra sera aménagé en espace de loisirs
“Ce dispositif qui sera mis en œuvre incessamment nous permettra de suivre l’évolution du niveau de l’eau dans les principaux oueds et pouvoir avoir l’information en temps réel afin de permettre aux autorités de wilaya d’enclencher, le cas échéant, les plans Orsec, d’une part, et d’en alerter la population, d’autre part”, expliquera ce directeur. Le projet a bénéficié d’un financement partiel de l’Union européenne, alors que l’autre partie a été financée par le ministère des Ressources en eau. “C’est un système automatisé basé sur 6 stations pluviométriques, réparties le long des oueds, qui contrôleront pendant les périodes des BMS le niveau des eaux et donneront l’information instantanément”, précise-t-il.
Abordant le réseau d’AEP, M. Lattab affirme que la wilaya a bénéficié d’importants projets de transferts, tels que celui à partir du barrage de Sidi Abdelli (wilaya de Tlemcen), qui alimente 11 communes dont le chef-lieu et la zone industrielle. Un autre s’effectue à partir du barrage de Bouhanifia (Mascara), qui approvisionne les villes de Sfisef et Mostefa-Ben-Brahim. à ceux-là, il y a lieu d’ajouter le transfert de Chott Chergui (El-Bayadh) qui alimente d’autres municipalités. Un autre grand transfert de 25 000 m3 s’effectuera dans les jours à venir à partir de forages, au profit de deux daïras, Telagh et Merine, totalisant 7 APC.
Idem pour le projet structurant de transfert d’eau de Chott El-Gharbi à Naâma. Il touche 3 wilayas, c'est-à-dire le sud de SBA et le sud de Tlemcen et la partie nord de Naâma. “C’est un projet qui va non seulement répondre de façon durable à la demande en AEP de la population, mais il créera aussi des périmètres d’irrigation. Ce qui mettra en valeur une superficie globale de
2 400 ha”, précise le DRE.
L’aménagement de l’oued Mekerra, qui traverse la ville de SBA sur un linéaire de 5 km, est en outre prévu dans ce vaste programme. Il est à ce propos question d’éliminer d’abord les 45 rejets d’eaux usées sans traitement, dans ce fleuve, engendrant ainsi des problèmes de nuisance olfactives et visuelles. “Nous sommes en train de les éradiquer. Cinq entreprises sont d’ores et déjà à pied d’œuvre. Avec un bureau d’études coréen, nous terminerons bientôt une étude qui proposera divers aménagements paysagés à même d’intégrer le légendaire fleuve dans la ville.”
L’existence de cette historique rivière sera de ce fait fructifiée à travers la création d’espaces de loisirs et de détente sur ses deux rives, au grand bonheur de la population qui, désormais, vivra en parfaite symbiose avec les potentialités naturelles que recèle l’ancienne cité coloniale...


B. K.

Publié dans : SIDI BEL-ABBÈS

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