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A la une / Reportage

BÉJAïA

Soirées après f’tour : l’embarras du choix

Trois entités se sont effectivement “liguées” pour offrir aux familles béjaouies, ainsi qu’à tout autre personne y résidant ou de passage, une kyrielle de spectacles nocturnes de différents types et en divers endroits durant ce mois de Ramadhan.

Il s’agit du Comité des fêtes de la ville de Béjaïa, de la Maison de la culture de la capitale
des Hammadites et
du TR Béjaïa Malek-Bouguermouh. Le premier propose la quatrième édition de la semaine du rire qui se déroulera au Stade scolaire (attenant à la wilaya) du 5 au 10 août, alors que la seconde a déjà mis en marche son programme le 2 août, censé s’étaler jusqu’au 9 de ce mois sacré. Pour sa part, enfin, le Théâtre régional de Béjaïa a concocté un “menu ludique” spécial “soirées ramadhanesques” devant couvrir tout le mois d’août. Et il n’y a pas que ces “grosses cylindrées” de l’animation culturelle à s’être attelées à assurer de l’ambiance et de la détente aux jeûneurs (enfin, sans discrimination aucune, en fait…), puisque des associations, assez souvent de quartier, ou même de simples citoyens entreprenants en matière de “micro-show biz” ont également osé monter leurs propres spectacles, élaborer leurs propres programmes… C’est le cas d’une initiative “isolée”, le Ramadhan dernier (l’on ne sait encore si l’initiative va être rééditée cette année), d’une association qui, aidée en cela, financièrement, par le Comité des fêtes de la ville de Béjaïa, a consisté à prodiguer un plaisir sans bornes à bien des mélomanes, friands de musique chaâbi ou andalouse, kabyle… Un pur délice pour les Béjaouis autochtones car ces soirées ont élu domicile sur la place Sidi-Soufi. La reine incontestée de toutes les places et placettes de quartier, débordant d’histoires versant miel et versant fiel, alliant avec une déroutante magie et dans une admirable symbiose le profane et le sacré. Sur la place Sidi-Soufi trône, en retrait vers le fond, la mosquée éponyme, plus que centenaire, riche en tant et tant de belles choses de la foi et de l’esprit, et de la guerre de Libération nationale… La place Sidi-Soufi, c’est également l’ineffable école Ammour-Abdelkader, l’“école des indigènes”, à l’époque coloniale… C’est dire combien cet endroit peut être générateur d’intenses émotions pour bien des mélomanes déjà affectivement fragilisés par leur grande sensibilité ; un endroit tout indiqué pour se laisser bercer par de douces et belles mélopées, de très vieux refrains de qassaïde (chansons à texte) anciennes tout autant, véritables reliques musicales dans les deux genres chaâbi et andalou, ou haouzi et aussi bien en arabe qu’en kabyle. Un haut lieu de mémoire, en somme… Toujours est-il que le public béjaoui ainsi que ses hôtes du Ramadhan — car il y en a — ont d’ores et déjà l’embarras du choix question divertissements, et ce, tout au long du mois sacré. En soirée. Au stade scolaire, le 5 août, ballet (danses), Zahir Ouaret, El-F’hama (Salim, Hakim, Dallal, Hadja, Mebrouk), un monologue avec Mohamed Bessam et le magicien Nadjib Momo. Le 6 août : Abdallah Bouchebbah, Nachez Mahmoud, le trio Haroudi (Mohamed Haroudi, Houari, El-H’bibe), Cheiqh Attalah et son monologue,  Lounisse Lynda Djazia la magicienne.
Le 7 août, Cirta et Salim Mokrani (chant), puis le duo Kamel Bouakaze et Salah Ougroute, suivis juste après de Halim Charouitou, animateur d’un monologue, et Saïd Boubahra à la magie. Cheb Farès et Yacine Bourbia se produiront, ainsi que le trio El-Amdjade (Houari, Bakhta, Abdelkader Addad), le duo Farida Kim, dite Qhalti Boualem, Attika Chipa et le magicien Amar Boussouf, le 8 août 2011. La soirée du 9 août sera animée par la star locale incontestée du genre chaâbi et désormais d’envergure nationale, Mourad Zediri, Sofiane Achour, le duo Hamid Achouri, Kouider El-Mouassakhe, l’autre duo Ma Massaouda et Malek, relayés par Aziz Degga dans un monologue. Cheb Fayçal est annoncé, toujours dans l’enceinte du Stade scolaire, pour la soirée du  10 août, en même temps que Bouabida Mohamed-H’mimiche, magicien. Le Comité des fêtes de la ville de Béjaïa, en sus de ce qui vient d’être énuméré, a, en outre, programmé deux grandes soirées de récital dans le genre chaâbi, et ce, au TR Béjaïa Malek-Bouguermouh. Celles-ci devraient drainer un très nombreux public les 11 et 18 août prochains et sont censées accueillir sur scène Rachid Khali d’Alger, Ketfi Sofiane de Béjaïa et Nawel Skander de la capitale. Ces artistes-là pour le 11 août. Il est prévu, pour la soirée du 18 août, la prestation de Sidi-Ali Idriss d’Alger, Abdelkader Hassaïni et Nawel Illoul, tous deux de Béjaïa. Impossible de faire l’impasse sur la soirée du 3 août, entrant dans “l’offre ludique” de la Maison de la culture de Béjaïa, tant elle a drainé près d’un millier de spectateurs, la plupart assez confortablement assis, d’autres debout, sur une esplanade baignant dans une ambiance de liesse bon enfant, des familles entières, un auditoire agréablement mixte et bigarré, détendu, attendant patiemment les prestations de Karim Kripou et Samir Abdjaoui. Karim chante tous les genres et dans les deux langues (arabe et kabyle). Ils ont été accompagnés par le groupe Tilianya, ce dernier devant, d’ailleurs, accompagner tous les autres chanteurs programmés pour ce mois de Ramadhan sur l’esplanade de la Maison de la culture. Et ils sont nombreux. Le TRB, quant à lui, propose maintes pièces de théâtre, des monologues, des soirées musicales. Un one man show intitulé Adieu la banlieue est attendu avec curiosité du fait qu’il sera animé par Salim Belhadj (France). Et, pourquoi pas, un hommage au grand Mahmoud Darwich, le 9 août à 21h (TRB), une initiative de l’Association des artistes plasticiens de Béjaïa que préside ce fabuleux artiste peintre qu’est Nordine Saïdi… Pour ceux et celles qui, en ces soirées chaudes d’août ramadhanesques, sont tentés (ées) par une escapade au bord de la grande bleue, Yazid Ghoul, “simple citoyen” cependant irréductible et non moins nostalgique mélomane, organise, sur la plage El-Maghra (commune de Boukhlifa), deux kheïmas sur le sable frais avec du thé chaud, sahraoui, du kalb el-louz et autres friandises orientales, et, surtout, de la musique. Des soirées parfois susceptibles de voir ressusciter d’“anciennes célébrités locales de la chanson, tous genres confondus”, ceci pour les nostalgiques des années 1960/70…. “Saha f’tourkoum ou, maï koun illa b’qhaterkoum !” aiment répéter les “chouyoukh” du chaâbi.