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Reportages Jeudi, 14 Juin 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Hamma Hamammi du Parti communiste ouvrier de Tunisie

Les dérives des salafistes sont tolérées par le gouvernement

Par : ALLIA Ahmed

Aux côtés de partis tels que le Congrès pour la République de Moncef Marzouki, Ettakatol de Mustapha Benjaâfar, le Parti démocratique progressiste de Maya Jbiri, ou encore le Pôle démocratique moderniste, le Parti communiste ouvrier tunisien de Hamma Hamammi est à même de faire contrepoids à Ennahdha, le parti islamiste, dont la montée en puissance effraie beaucoup de Tunisiens. Unies, ces formations politiques de gauche et progressistes sont, en effet, majoritaires dans l’Assemblée constituante et peuvent de fait contrarier les velléités de radicalisation du parti de Rached Ghannouchi, s’agissant notamment de l’instauration d’un État islamique. Hamma Hamammi, porte-parole du Parti communiste ouvrier de Tunisie (PCOT), avocat et défenseur infatigable des droits de l’Homme, est un des plus farouches opposants au président déchu Ben Ali. Il a eu l’amabilité de nous accorder un bref entretien dans ses bureaux des quartiers nord de Tunis. Ce qui frappe d’emblée, c’est la simplicité de l’homme, son humilité. Celui que beaucoup d’intellectuels de la capitale qualifient de Guezdour, comprendre Lion, personnifie la force tranquille et ses yeux s’illuminent quand il parle de son pays la Tunisie.  Sa modestie naturelle l’empêche de retracer son propre parcours politique, pourtant riche en enseignement, lui qui a été emprisonné pour ses convictions, préfère plutôt faire part de son analyse de la situation, qui prévaut dans son pays après le départ de Zine El-Abidine Ben Ali et de l’avènement du gouvernement en place. Le tableau qu’il dresse est inquiétant à plus d’un titre car, selon lui, le pays de la révolution du Jasmin traverse une zone de fortes turbulences avec à son gouvernail une équipe de gouvernants à des lieues des aspirations du peuple. Hamammi n’est pas du tout tendre avec Ghannouchi et Ennahdha, qu’il avoue avoir soutenus dans les moments difficiles. Le Pouvoir en place est dans une situation de blocage.


A. A

 

Commentaires 

 
#1 Hésa 14-06-2012 21:19
Il faut être vraiment stupide pour ne pas le reconnaitre le gouvernement est en mèche avec ces fascistes, et si celà se passe dans un pays démocratique , ils seront coffrés et poursuivis en justice , malheureusement nous ne sommes pas en démocratie mais en médiocratie!
 
DIlem
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