Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Autres / Rétrospective 2015

Violence contre les femmes et les enfants

Enfin une loi pour leur protection !

Les nombreuses actions de mobilisation des femmes algériennes, notamment à Oran, ont fini par peser dans la balance des manœuvres dilatoires des pouvoirs publics qui ont finalement  adopté au Sénat la loi relative aux violences faites aux femmes. Les initiatrices de ce mouvement se sont regroupées au sein d’un collectif qui est né à Oran le 3 décembre 2015. Il est constitué de l’Afepec, du Collectif pour l’autonomisation des femmes, de Femmes algériennes médecins, du mouvement Civic, de Bel Horizon, du Petit lecteur, de la Laddh et de Santé Sidi Houari. Ainsi, fonctionnaires, médecins, commerçants, chômeurs, citoyens de toutes les couches sociales, les organisations et autres associations qui partagent l’objectif de la défense des droits de la femme, se sont retrouvés dans ce collectif qui reste vigilant et mobilisé contre les violences faites aux femmes. Selon un médecin légiste “nous diagnostiquons en moyenne trois à quatre cas de type d’agression par jour contre les femmes”. À ses yeux, l’idée que seul le pauvre travailleur pouvait violenter son épouse semble désuète aujourd’hui. “Il existe des personnes instruites parmi les agresseurs de leurs femmes”, s’offusque notre interlocuteur. Toujours dans la wilaya d’Oran, on enregistre plus de 300 enfants qui sont victimes chaque année de maltraitance physique par les menaces, les terreurs, les séquestrations, les empêchements au sommeil, l’exposition au froid et à la faim ainsi qu’aux humiliations quotidiennes. Selon une source hospitalière concordante, les abus sexuels les plus fréquemment diagnostiqués concernent les attouchements voire les pénétrations qui sont qualifiés juridiquement de viol. De ce fait, les sévices à enfant de moins de 16 ans constituent un fléau social et médical, avec de lourdes conséquences à la fois psychologiques et pénales. Il est à signaler que le nouveau projet de loi sur la protection de l’enfance récemment adopté par l’APN, qui contient plusieurs points dans l’intérêt de l’enfant pourra aussi assurer la protection des mineurs victimes des différentes formes de violence. Malheureusement, 60% des agressions contre les enfants à Oran sont parentales ou familiales, a-t-on observé. L’idée de la création d’un collectif de défense ou d’une cellule de veille contre les maltraitances faites aux enfants commence à germer dans l’esprit de nombreux acteurs sociaux à Oran.

K. R.-I.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER