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Autres / Rétrospective 2015

Les TIC en 2015

Un secteur en ébullition

Beaucoup d’efforts ont été consentis dans le secteur des TIC en 2015. ©D. R.

Retard dans le lancement de la 4G mobile, coupure du câble d’Algérie Télécom, changements des premiers responsables de la Poste et de Mobilis ont marqué, entre autres, l’année 2015, qui s’achève sur une note optimiste : baisse des tarifs d’internet pour 2016.

On se souviendra longtemps de 2015 comme étant l’année du rafraîchissement pour le secteur de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication (PTIC), avec la jeune ministre Houda Iman Faraoun désignée à la tête du département en mai dernier. Le temps et l’épreuve de terrain démontreront, en définitive, l’efficience ou non d’un tel choix qui pour certains est loin d’être la solution idoine. Il n’en demeure pas moins que ce secteur a besoin d’un bouleversement à même de permettre à l’Algérie de rentrer de plain-pied dans la société du savoir et de la connaissance puisque celle de l’information est aujourd’hui un concept dépassé. Il reste, en ce sens, du chemin à parcourir et des verrous à faire sauter et des résistances au changement qui semblent avoir la peau dure mais qu’il faudra pourtant éliminer quoi qu’il en coûte. 2015 est aussi l’année qui marque vingt-quatre mois d’existence de la 3G mobile sans que le nombre d’abonnés évolue réellement comparé à la première année (des prix élevés et une qualité de couverture moyenne). Les opérateurs de téléphonie mobile ont, pourtant et sans exception, enregistré de très bons chiffres d’affaires sans que les tarifs, selon les consommateurs, connaissent une amélioration (hors périodes offres promotionnelles)... Mais c’est aussi l’année de laquelle on relève le retard dans le lancement de la 4G mobile et ce malgré les promesses des responsables du secteur qui ont eu à affronter le terrible accident survenu sur le câble d’Algérie Telecom. La coupure du câble sous-marin SMW4, reliant Annaba à Marseille a paralysé le pays, en octobre dernier, causant six jours de rupture du trafic d’internet et une perte sèche pour le groupe AT (100 millions de DA/jour). AT a, par ailleurs, lancé la phase 2 du projet 4G fixe qui demeure encore aujourd’hui victime de son succès (rareté voire pénurie des modems 4G). L’année 2015, sans qu’elle soit une année d’exception, sera aussi celle qui marquera le départ de Mahloul, premier responsable de la Poste. Une institution qui abrite plus de 17 millions comptes et dont la bancarisation tarde à venir autant que la loi sur les Télécoms dont le projet risque de croupir encore longtemps dans les tiroirs. Nous sommes, d’ailleurs, à peine à quelques jours de la fin de l’année 2015 et le secteur des TIC continue à susciter surprises et interrogations notamment avec l’éviction du PDG de Mobilis sans explications convaincantes. C’est même l’ultime indice qui révèle la réalité d’un secteur en mal d’exister enregistrant des pertes considérables à tous les niveaux dont notamment l’optimisation de nos entreprises. Le FCE a eu également à aborder le volet TIC dans un document global remis a Sellal et dans lequel le patronat prône “la neutralité technologique en donnant à toutes les techniques la même reconnaissance juridique dans le but de développer les réseaux d’accès à l’information par les acteurs légitimes”. Or, cela semble loin d’être suffisant. Force est de constater que s’il existe un mot, d’ailleurs, qui rime avec le secteur des TIC en Algérie c’est bien celui de “retard”. Un état de fait, qui comme le soulignent des observateurs avertis, n’a aucun fondement économique ; il est même le résultat d’un choix politique. C’est donc loin d’être un hasard si l’Algérie est classé à la 113e place dans le classement mondial de 167 pays en matière d'indice de développement des TIC (IDI) comme révélé par le dernier rapport de l'UIT (2015). L’année 2016 sera, contre toute attente, l’année de l’optimisme puisque parmi les dernières annonces de la ministre il est question de “baisser les tarifs d’internet pour 2016”.

N. S.


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