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Autres / Rétrospective 2016

Face au phénomène d’enlèvement et de kidnapping d’enfants

Mise en place d’un dispositif national d’alerte

© D.R.

La tragique disparition de la petite Nihal retrouvée morte en août 2016 à Tizi Ouzou  ramène, inéluctablement, notre souvenir au lâche assassinat de la petite Chaïma à Zeralda. C’est dire que les Algériens ont bien été secoués par le phénomène du kidnapping accompagné de violences à l’égard des enfants, bien avant et tout au long de l’année 2016. Ca sera d’ailleurs l’année d’une réelle prise de conscience de la gravité inégalée de ce phénomène qui fait, désormais, tache dans notre société. Aussi l’État algérien a non seulement procédé au durcissement de sa législation en la matière mais aussi et surtout a mis en place un dispositif national d’alerte baptisé “Alerte rapt/disparition d’enfants”. Il a été élaboré, à ce titre, un groupe de travail multisectoriel créé sous l'égide du ministère de la Justice, comme édicté par le Premier ministère en janvier dernier pour être détaillé dans un schéma joint à l'instruction. Ce dernier définit le rôle de chaque institution de l'État en la matière : “Sous la direction du procureur de la République de céans, tous les organismes publics concernés, à savoir les médias publics dans leur ensemble, les supports publicitaires, les opérateurs de téléphonie mobile, les ports, les aéroports, les gares... seront, ainsi, sollicités pour relayer l'alerte dans une synergie préétablie, à l'effet de concourir à retrouver l'enfant en danger en vie, dans les meilleurs délais possibles”. Ce type de dispositions viendrait en appoint à la législation en vigueur en la matière qui a évolué au rythme de l’escalade des violences commises à l’égard des enfants. Déjà en 2014, le législateur algérien avait introduit dans le code pénal par la loi n° 14-01 du 04, de nouveaux textes avec des sanctions plus sévères liées à l’enlèvement et la séquestration comme l’article 293 bis 1, de l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966 portant code pénal, modifiée et complétée, qui stipule : “Est puni de la réclusion à perpétuité quiconque, par violences, menaces, fraude ou par tout autre moyen, enlève ou tente d’enlever un mineur de moins de dix-huit (18) ans”. Cela ne semble pas suffire puisque les enlèvements se poursuivent, exigeant de chacun de nous une plus grande mobilisation et de plus en plus de vigilance. D’aucun soutiennent qu’à ce stade, il est plus que jamais nécessaire de réclamer et soutenir la création d’un observatoire de protection de l’enfant qui serait en cours de réalisation.


N. S.


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