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A la une / Santé

FayÇal Ouhadda, Président de l’Association des Malades Diabétiques de la wilaya d’Alger, émet un avis défavorable

“C’est une décision arbitraire”

Liberté : Quel est votre avis quant à la récente décision de la Sécurité sociale, qui porte sur la limitation de l’usage des bandelettes d’autosurveillance glycémique à 50 bandelettes par trimestre, pour les diabétiques de type 2 ?
Fayçal Ouhadda : À mon avis, il s’agit d’une décision arbitraire qui a été prise sans consulter les professionnels du domaine. Il est évident que la situation antérieure entraînait un gaspillage énorme, cependant, j’estime que cette mesure ne doit, en aucun cas, toucher toute la population des diabétiques de type 2 mais seulement ceux qui sont traités au Glucophage. En effet, l’utilisation d’autres antidiabétiques oraux peut engendrer chez le malade une hypoglycémie, et cela demande une autosurveillance régulière, ce qui n’est évidement pas conforme avec le nouveau schéma proposé qui a réduit les bandelettes à 50 unités par trimestre, soit moins d’une par jour. Par ailleurs, cette décision semble oublier une certaine catégorie assez sensible qui nécessite un autocontrôle régulier, celle des enfants et des femmes enceintes, ce qui me fait dire que cette décision n’a pas été très bien pensée et étudiée.

Selon vous, quelles mesures pourrions-nous prendre pour une bonne prise en charge des patients et le suivi de leur diabète ?
Cette mesure est recommandée par l’OMS et est appliquée dans plusieurs pays, à l’image de la France, et ce depuis 2011. Malheureusement, le système de santé en Algérie n’est pas assez développé et performant pour que cela se fasse chez nous plus tôt. À mon sens, j’estime que pour éviter tout gaspillage, il suffit que le patient ait une éducation thérapeutique mais aussi psychologique, et c’est dans ce sens qu’il faut investir. Il est par ailleurs impératif d’agir très rapidement et prendre les bonnes décisions afin de mettre un terme aux prescriptions abusives de ces bandelettes. Pour conclure je dirais que tout le monde doit être mobilisé car tout le monde est impliqué.


M. A.


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