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Santé Dimanche, 07 Octobre 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

L’enfant et les troubles du comportement à l’école

Par : Aït Kaci Boussad*

Des enfants âgés de 5 à 6 ans ont effectué pour la première fois leur rentrées scolaire. Ces enfants longtemps habitués à jouer, à être dorlotés se retrouvent du jour au lendemain emmenés de force tous les matins à 7h  à l’école pour n’être récupérés que le soir.

D’ailleurs une  image me revient spontanément, c’est la réaction de tous les enfants qui entendent la sonnerie de la recréation ou celle de la fin des cours, ils sont tellement contents qu’ils sortent toujours en courant et en criant comme s’ils retrouvaient leur liberté, une liberté qui leur a été confisquée, et retrouvent aussi leurs parents.
Des parents qui ont osé “abandonner” leurs enfants pour les confier à l’école.
Peut-on expliquer à cet âge à un enfant que les études sont la clé de la réussite et du savoir et que pour cela il doit occuper les bancs de l’école durant des heures, des jours, des mois et même des années.
Chaque fois, je me demande comment ils ont pu réussir à canaliser toute cette énergie, parce que dans une classe il y a toujours un enfant qui désobéit, qui donne des coups, et qui ne tient pas en place, appelé le “turbulent” et à côté de lui, il y a un autre enfant qui obéit, qui ne bouge pas, qui ne parle pas, appelé le “sage”.

Peut-on parler dans ce cas de trouble du comportement pour le premier enfant ou le second ou les deux à la fois ?
Bien sûr que non, les spécialistes appellent le premier un enfant hyper-actif, plein d’énergie et qu’il est impératif de l’orienter et de canaliser toute  sa force et appellent le second un enfant timide et qu’il est impératif aussi de déceler en lui des capacités et de les développer.
Mais aujourd’hui un instituteur peut-il s’occuper de ces cas quand il a une classe surchargée ? Peut-il expliquer ses cours convenablement et peut-il se rappeler tous les noms des élèves et mettre un visage sur chaque nom? La tâche parait ardue voire impossible parce que la surcharge des classes (nombre d’élève élevé) a pris le dessus sur la qualité de l’enseignement. Et c’est là que le rôle des parents devient indispensable.
Fini le temps où la maman s’occupait du déjeuner, dîner et de la propreté de ses bambins et l’école faisait le reste. Fini le temps où les parents constataient que leurs enfants évoluaient, apprenaient des choses qu’eux même ne savaient pas. Fini le temps où les parents n’allaient jamais à l’école de leurs enfants sauf s’ils étaient convoqués.
Fini le temps où les enseignants demandaient à voir la mère de ce petit génie pour la remercier.
Fini le temps où l’enfant rentrait avec un bon point.

D’ailleurs c’est quoi un bon point ?
C’était un état de bien-être et de bonheur que ressentait l’enfant lorsque l’institutrice l’appelait en pleine classe pour le féliciter d’avoir été le bon élève pendant la semaine ou le mois, en lui donnant un petit bout de carton ou était marqué “bon point”.  L’enfant et les parents d’aujourd’hui ne connaîtront jamais cette sensation de bonheur, aujourd’hui les parents doivent accompagner leurs enfants tous les matins en restant des heures dans des embouteillages interminables, ils doivent voir tous les professeurs et sont obligés de recourir aux cours de soutien. Et c’est là que l’idée de créer des écoles privées commence à germer mais est-ce la bonne solution? Avons-nous les moyens de payer des sommes considérables pour chaque enfant ? Pourquoi avons-nous abandonné l’école qui a formé tant de cadres, pour la remplacer par une autre école qui d’emblée est vouée à l’échec.
Ces classes surchargées, ces programmes interminables, ces grèves à tout bout de champ dans cette école vont créer un trouble du comportement de l’enfant avec des comportements durables d’opposition, d’agressivité, de transgression des règles pouvant aboutir avec le temps à des actes de violences graves.
Ces actes de violences sont vécus à l’intérieur et à l’extérieur de l’école, commençant par le refus de porter le tablier, de ramener un livre, d’arriver à l’heure, de ne pas rentrer en classe, de chahuter le professeur et même de fumer pendant la recréation et se terminant par des agressions et des règlements de comptes à l’extérieur de l’école sans oublier un racket qui se voit de jour en jour. Avant les parents étaient rassurés de savoir que leurs enfants étaient en classe car en plus du diplôme qu’ils allaient avoir ils avaient (les parents) un répit. Maintenant, en plus de ces appréhensions et cette peur, ils sont obligés de refaire avec leurs enfants la classe de 6e, du brevet et du baccalauréat.
En conclusion il est impératif de revoir tout cela afin de retrouver l’école d’antan qui a formé des générations d’Algériens qui sont à la tête d’institutions, et qu’il faudra penser qu’ils ne sont pas éternels et doivent être remplacés par ces enfants qui seront les hommes demain.

 

Commentaires 

 
#36 souad 27-08-2014 21:56
je ne sais pas qui a écrit cet article en tant qu'éducatrice je suis frappée de lire qu'un enfant qui bouge qui tape est un enfant "hyperactif", il faut savoir que l''hyperactivité n'est diagnostiqué que par un spécialiste à savoir un psychiatre... les enfants qui bougent tapent sont l'indicateurs d'un manque de repères, d'un manque de sécurité, ces éléments sont induits par la manière dont sont accueillis les enfants, du travail accompli par l'adulte.. certains ont une capacité d'intégrer et d'accepter la collectivité, le vivre ensemble, d'autres plus sensibles le manifesteront en se faisant remarquer... tout cela pour dire que la première rentrée à l'école dépend fondamentalemen t de la façon dont les adultes prendront en compte la dimension globale de l'enfant.. alors oui des classes surchargés, la violence mais le rôle des adultes est de poser un cadre, des règles et des limites qui contribueront à rassurer l'enfant et lui permettre d'évoluer de manière sereine dans l'espace-école.
 
 
#35 sih zah 28-07-2014 19:12
j'ai rate je veux savoir comment je peut renouveler mon inscription
 
 
#34 GHASSOUL 25-01-2014 19:52
Au départ, il y a un dysfonctionneme nt cérébral probable. Il entraîne une vulnérabilité cognitive, qui amène un trouble spécifique des apprentissages. Après, c’est la cascade : ce domino fait tomber le domino scolaire (difficultés en lecture, en conscience phonologique, en écriture, en calcul, etc.). Résultat : l’échec scolaire, qui, lui, va faire tomber le domino affectif.
De fait. Si un enfant ne réussit pas, s’il n’arrive pas à satisfaire ses parents - dont il a besoin d’être aimé et qui placent en lui une énorme attente scolaire -, il aura très peu de leviers pour développer une bonne image de lui
 
 
#33 ghassoul 02-11-2013 20:21
les dyspraxiques d'algérie

La dyspraxie, dyslexie, et autres sont des handicaps qui touchent 3 à 6% des enfants. Dans le but de créer une association pour les enfants DYS à Oran

Et Si ma cause vous semble juste, veuillez signer la pétition et la partager avec vos amis en utilisant la voie qui vous parait la plus appropriée (Facebook, Twitter, E-mail, etc.).

Je vous remercie pour votre intérêt et je vous souhaite la bienvenue parmi les amis des DYS
http://www.mesopinions.com/petition/enfants/dyspraxiques-algerie/834
Pétition : Les Dyspraxiques d'Algériewww.mesopinions.com

Enfants - Signez la pétition : Les Dyspraxiques d'Algérie

Voir la publication sur Facebook · Modifier les paramètres de courrier électronique · Vous pouvez répondre à ce message pour commenter.
 
 
#32 ghassoul 03-09-2013 15:42
Certains parents ne supportent pas de voir leur enfant en échec, 
d’autres veulent pour lui une réussite exceptionnelle… 
L’école est devenue un facteur de stress pour les familles, 
et un objet de tensions avec les représentants de l’institution.
« Dès la première semaine d’école, raconte kader, j’ai senti mon fils anxieux. La maîtresse lui avait mal parlé. Je suis alors venue lui mettre sous les yeux le rapport de la psychologue, comme quoi il est dyspraxique et je lui ai signifié d’être plus gentille avec lui… J’espère qu’elle a compris le message ! »
Agressions verbales ou physiques, insultes, propos diffamants ou même menaces de mort, recours à la justice contre, par exemple, l’absentéisme des professeurs…, depuis une dizaine d’années, toutes les études montrent une dégradation dans la relation des familles avec l’école. Les rapports ministériels et les rectorats en font état. Agressions et menaces se seraient multipliées par huit en une dizaine d’années, les dépôts de plainte ne cesseraient d’augmenter. La chaîne Arte qui consacrait récemment une émission sur le sujet, tout aussi prégnant en Allemagne qu’en France (1), faisait état d’une crise de confiance, dressant le portrait de parents de plus en plus exigeants et contestataires vis-à-vis de l’école.
Une chose est sûre toutefois : l’emprise de la réussite scolaire dans les sociétés contemporaines est devenue génératrice de stress, dès la maternelle, pour les familles comme pour les enseignants. Un stress propre à entretenir tensions et conflits.
 
 
#31 didine 17-06-2013 15:13
Le manque de sensibilisation quant à l’importance de prendre en charge les enfants souffrant de ces troubles, au sein de la famille comme en milieu scolaire, augmente la persistance de ce phénomène, a-t-il dit. "Les parents ne considèrent généralement pas ce trouble comme un handicap, mais plutôt comme une forme de timidité ou un disfonctionneme nt passager", a affirmé M. Haoula.
Les différents intervenants au cours de cette journée d’étude (psychologues et orthophonistes) ont tous affirmé que les troubles du langage influent négativement sur le rendement scolaire des enfants."

Merci à Medjadji H pour cet article que je reprends ici.
 
 
#30 didine 17-06-2013 15:13
"Pas moins de 3,3% sur un échantillon de 6.678 enfants scolarisés à Oran souffrent de troubles du langage, a révélé une étude menée par un groupe de chercheurs appartenant au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC).

Les résultats de cette étude intitulée "Les troubles du langage chez l’enfant scolarisé" ont été dévoilés lors d’une journée d’étude portant le même titre, qui a eu lieu dimanche au siège du CRASC.
L’échantillon a été pris dans une cinquantaine d’écoles réparties sur 23 secteurs urbains de la wilaya d’Oran, a indiqué le chef du groupe de l’étude, M. Mohamed Haoula. Le chiffre de 3,3% correspond à quelques222 enfants scolarisés en première et deuxième année primaire, a-t-il précisé estimant que le taux est "très élevé".
La hausse des troubles du langage dans le milieu scolaire est le résultatd’un manque de prise en charge, a souligné la même source ajoutant que l’orthophonie n’est pas enseignée dans les universités d’Oran. "Le peu de spécialistes exerçant à Oran ont été formés ailleurs", a-t-il noté dans ce sens.
 
 
#29 bahie 09-05-2013 08:44
La réalité des parents d'enfants DYS est un "parcours du combattant". Souvent, il n'existe pas de circuit fléché et les réponses données sont variables selon les professionnels.
Un enfant dys est un enfant dont le handicap peut toucher l’écrit (dysgraphie), la compréhension des mots (dysorthographi e), la parole (dysphasie), la lecture (dyslexie) ou des troubles touchant les gestes de la vie quotidienne (dyspraxie).
La sous-estimation du nombre d’enfants concernés, le manque de structures, de diagnostics, le manque de structures compétentes de soins et d’aide, la difficile complémentarité des professionnels impliqués et le manque de cohérence autour de l’enfant dans l’action et dans la durée sont dramatiques.
faire un état des lieux serait de votre part MONSIEUR LE MINISTRE, un geste très important, une main tendue vers le handicap de nos enfants.....
 
 
#28 BAHIE 02-05-2013 18:35
Je félicite quand c’est bien
Les enfants sont comme les adultes, ils ont besoin d’être encouragés pour réussir… « Il est primordial de leur expliquer à quoi tout cela va leur servir. Ensuite, comme nous, ils ont besoin d’être valorisés et de recevoir des compliments, cela ne coûte rien et c’est essentiel pour avancer » et « Un environnement familial serein et propice à travailler », apparaît aussi indispensable.
La complication conseille de « créer un environnement propice aux devoirs, en faisant naître en eux des motivations. Je les flatte et je les encourage par des surprises après les travaux ». La récompense après l’effort, c’est aussi la devise d’un père. « la meilleure des choses, est de les convaincre qu’ils auront une récompense à la fin de l’année s’ils ne cessent pas de faire des efforts. Entendez-vous avec eux sur un cadeau raisonnable et vous verrez que cela les motivera…
 
 
#27 ghassoul 16-04-2013 21:39
Les troubles DYS empoisonne la vie de nombreux élèves et, à un moindre degré, celle de leurs parents et de leurs enseignants. Dans des sociétés qui accordent tant de place à l'écrit, avoir du mal à lire et à écrire apparaît comme un véritable handicap social. L'origine de ces troubles restent encore mal connue, car ils sont associés probablement à plusieurs dysfonctionneme nts neurologiques et/ou génétiques. Cela n'empêche ni les méthodes de rééducation d'exister, avec des résultats certains.
 
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