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Santé Samedi, 04 Août 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Phlébites

Le syndrome de la classe économique…

Par : Aït Kaci Boussad*

Les Algériens voyagent beaucoup, surtout en été, soit pour aller en Tunisie en prenant la route, ou au Canada en prenant l’avion, des vols long-courriers qui n’ont rien d’une partie de plaisir. L’avion est un espace exigu, les sièges sont serrés et les jambes sont coincées, l’atmosphère est sèche, tout pour que certains passagers souffrent de troubles de la circulation veineuses, notamment les phlébites.
Les phlébites sont appelées aussi thromboses veineuses, elles sont provoquées par un caillot de sang qui se forme dans une veine des membres inférieurs. Le principal danger à redouter c’est l’embolie pulmonaire si le caillot (thrombus) migre vers les poumons.
La phlébite se manifeste cliniquement par des douleurs, une tension musculaire d’un mollet, un gonflement des jambes. Son apparition est favorisée par une immobilisation prolongée qui empêche ou entrave le retour veineux, et il existe des facteurs favorisants comme la contraception, les varices et les troubles de la coagulation.
Pour éviter d’en arriver là, mieux vaut adopter les bons gestes dès le départ en voyage en prenant quelques précautions avant le décollage :       
- il faut choisir des vêtements amples et des chaussures confortables ;
- le port de bas ou de collants de contention a le mérite de favoriser le retour veineux, donc de prévenir la lourdeur et le gonflement des jambes ;
- une fois dans l’avion, il ne faut pas rester immobile, se lever de son siège et marcher à intervalle régulier (l’idéal quelques minutes toutes les deux heures) ;
- il est déconseillé de prendre des somnifères (pour éviter de dormir) ;
- même en position assise, des mouvements de gymnastique permettront d’activer le retour du sang en faisant des flexions/contractions du mollet, extension et rotation des pieds ;
- il faut boire beaucoup d’eau ;
- éviter le café et l’alcool qui ont tendance à accentuer la déshydratation.
Ces recommandations sont utiles en toutes circonstances et s’appliquent aussi au voyage de longue durée par route ou même en train. La seule différence avec l’avion est qu’en voiture on peut s’arrêter pour s’oxygéner, marcher et se reposer et qu’en train l’espace est plus grand par rapport à l’avion et les sièges sont moins serrés.
En respectant ces conseils à la lettre, on prévient les accidents de phlébite, car une fois installé, un traitement à base d’anticoagulants (héparine en sous-cutanée pendant 10 jours) relayé par un traitement oral à base d’anti-vitamine K.
Un bilan sanguin sera fait tous les 2 à 3 jours au début, puis tous les mois pour contrôler le temps de coagulation.
La durée du traitement varie entre 3 à 12 mois, selon qu’il s’agisse d’une première phlébite ou non, et que le caillot se situe au niveau du mollet ou au-dessus.
Une écho Doppler étudiera le flux du sang dans les veines et permettra d’évaluer l’efficacité du traitement.
En conclusion, toute personne qui a déjà fait un épisode de phlébite au cours d’un voyage : gonflement, lourdeur des jambes et qui décide de voyager quel que soit le moyen de transport doit bouger de temps en temps et boire souvent, en prenant toutes les précautions déjà citées pour éviter toute surprise, surtout en vacances où on est loin de notre médecin, et il est conseillé d’avoir avec soi un carnet de santé où sont notés tous les traitements, en mentionnant les noms chimiques des médicaments, car les noms commerciaux changent d’un pays à un autre, sans oublier les antécédents médicaux et chirurgicaux.
Ce carnet aidera beaucoup les secouristes ou les médecins du pays visité, car la santé est notre capital.


B. A. K.

 
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