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Santé Samedi, 23 Juin 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

L’hypertension artérielle

Le tueur silencieux

Par : Aït Kaci Boussad*

La tension artérielle correspond à la pression du sang dans les artères. Le cœur se contracte et envoie le sang à travers les artères au niveau de tous les tissus de l’organisme.

Ces artères ont un rôle nourricier, elles fournissent l’oxygène contenu dans le sang à tout le corps. À chaque contraction du cœur, le sang est chassé avec force des cavités cardiaques, il est propulsé dans ces artères qui sont souples et non obstruées, deux conditions essentielles pour qu’il n’y ait pas de problème cardiovasculaire. Chaque fois que la force exercée par le sang sur les parois des artères est importante, la pression artérielle augmente et les parois se détériorent et perdent de leur souplesse, en plus d’un dépôt d’athérome dû au mauvais cholestérol. Le cœur sera obligé de fournir un effort plus important et se fatiguera plus vite.

Comment prend-on sa tension ?
D’abord, on la prend grâce à un tensiomètre qui est composé d’un brassard muni d’un manchon gonflable, relié à un manomètre qui permet de mesurer la pression artérielle.
Ce brassard est placé autour du bras et est gonflé jusqu'à interrompre le passage du sang dans l’artère humérale du bras. Le médecin posera le stéthoscope sur l’artère en aval du brassard qu’il dégonfle progressivement. Lorsque la pression du brassard est supérieure à la pression artérielle, le sang ne s’écoule pas et aucun bruit n’est audible. Lorsque la pression du brassard diminue, le sang commence à passer dans l’artère et fait vibrer les parois comprimées par l’appareil. Chaque battement du cœur entraîne un bruit régulier synchrone du pouls.
La pression enregistrée par le manomètre au moment où ce bruit apparaît est la pression artérielle systolique (appelée communément la grande, lekbira). Lorsque les bruits s’arrêtent, le chiffre indiqué par l’aiguille du manometre est la pression diastolique (appelée communément la petite, el sghira).

Facteurs de risque
- le surplus de poids, l’obésité ;
- l’alimentation riche en sel et en matières grasses, pauvre en potassium ;
- alcool ;
- tabac ;
- inactivité physique ;
- stress ;
- sédentarité.

Peut-on vivre avec
une hypertension artérielle ?
La réponse est oui. Seulement, il faut éviter de consommer des aliments riches en matières grasses et éviter le fameux mauvais cholestérol. L’activité physique est indispensable. Des bilans et des visites médicales tout les six mois permettent de prendre en charge les hypertendus et d’éviter l’apparition de complications cardiovasculaires. L’hypertension artérielle entraîne une usure sur les organes vitaux : cœur, cerveau, reins. Le hic, c’est que l’hypertendu ne ressent absolument rien avant les complications contrairement à beaucoup de maladies comme la grippe, l’angine ou l’arthrose. D’ailleurs les médecins en général redoutent les maladies silencieuses et sournoises qui font des ravages à moyen et long terme sans que le patient consulte, parce qu’il n’a aucun symptôme et aucun signe d’appel.
L’hypertension artérielle est une menace pour le cœur en l’obligeant à travailler plus et se fatiguer rapidement et pour les artères en favorisant le dépôt de graisse sur les parois surtout les coronaires ce qui entraîne l’infarctus du myocarde. Même les artères des jambes sont touchées (l’artérite des membres inférieurs). Les reins et le cerveau sont touchés également avec une insuffisance rénale et des accidents vasculo-cérébraux.
Pour toutes ces raisons, il faut mettre de côté un budget nous permettant de faire un bilan de santé annuel et d’appliquer à la lettre le fameux adage “Mieux vaut prévenir que guérir”.


A. K. B.

 
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