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Société Lundi, 31 Janvier 2011 10:48 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Parricide (*)

Un phénomène qui se répand

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Le parricide fait partie des thèmes qui font la une des journaux. Phénomène nouveau à notre société, ou effet  d’une médiatisation qui n’existait pas auparavant.

“Un jeune de 35 ans tue sa mère à l’arme blanche à Bir El-Atter dans la wilaya de Tébessa. D’après les aveux du coupable, il s’agit d’un conflit familial, et le crime a été commis dans un état de colère.” “Un autre jeune homme tue aussi sa mère à Oran pour obtenir sa pension.” Ce sont  des faits récents rapportés par la presse nationale. En effet, on assiste ces dernières années à un phénomène qui prend  de l’ampleur dans notre société. Le parricide, un crime commis à l’encontre d’un père ou d’une mère par sa propre progéniture. “S'il est un des actes les plus épouvantables et les plus réprouvés par la société, c'est bien le parricide. Ce dernier est l’acte le plus terrible que peut commettre l’être humain”, selon Messaoud Haïne (psychanalyste) dans un article consacré au parricide publié sur Internet. Il expliquera que “si les humains sont aussi révulsés par un tel acte, c'est parce que le “meurtre du père” les interpelle au plus profond de leur inconscient”. Heureusement que le refoulement existe,  sinon les rues seraient jonchées de cadavres et il n'y aurait même plus de société car les géniteurs mâles n'existeraient plus, depuis fort longtemps. En effet comme disait Freud, “la conduite de vie morale est un intérêt pratique de l'humanité”. Selon toujours ce psychanalyste, la structure psychique est la base qui va déterminer le destin du sujet. Nous possédons tous une structure de la personnalité : elle peut être au départ névrotique ou psychotique, mais cela ne signifie pas que nous allons développer fatalement une névrose ou une psychose. Cependant, si des conditions sont réunies, le sujet à structure névrotique va évoluer vers la névrose. Par contre, le sujet à structure psychotique risque d’aller vers la psychose. Il ira loin dans ses explications en avouant que tout va se jouer pendant la période œdipienne, c'est-à-dire avant l'âge de cinq ans. À cet âge-là, l'enfant va détester son parent du même sexe, et voudra posséder celui de sexe opposé. C'est ainsi que le garçon détestera son père et sera amoureux de sa mère qu’il voudra posséder exclusivement. C’est la structure triangulaire caractéristique du complexe d’Oedipe. Fort heureusement, à un moment donné, il va comprendre que sa mère ne lui appartient pas à lui tout seul, mais aussi à son père qu'il considère comme un rival. Mais ce dernier est redouté car il est susceptible de punir et de “castrer”.  Sa haine contre le père sera refoulée par la peur de la castration symbolique. Sous l'effet de cette angoisse, donc dans l'intérêt de préserver sa masculinité, il va renoncer au désir de posséder sa mère et d'éliminer son père. Le névrosé préférera réagir par l'autopunition pour se défendre contre le souhait de mort à l'égard du père haï. Il mentionnera aussi dans son article que “ce refoulement est donc nécessaire pour la construction de la personnalité, dans la mesure où il va permettre d’accepter la réalité, même si cette dernière est pénible. Il est également indispensable à la cohésion de toute société civilisée. C’est grâce au refoulement que la structure du sujet sera “névrotique”, et c’est cette structure qui permettra plus tard, en cas de difficultés, de ne pas sombrer dans la psychose, mais de choisir inconsciemment comme solution la névrose, ce qui est autrement  bénin !” À la fin de sa psychanalyse, il soulignera que “si des circonstances particulières se présentent, il peut aller jusqu'au parricide : manque d'affection, père autoritaire, tyrannie familiale, sentiment de rejet peuvent être des facteurs déterminants pour le déclenchement d'un tel passage à l'acte”. Il notera aussi des facteurs aggravants tels que “la drogue ou l'automédication par les psychotropes, peuvent grandement y contribuer, dans la mesure où ces produits permettent de lever le peu d'inhibition qu'il possède” en dépit de toutes les raisons et les causes que peuvent avancer les psychiatres et les services concernés, rien ne justifie de tels actes qui font frémir le commun des mortels. “Ce genre de crime doit vraiment être pris au sérieux et en considération par les pouvoirs publics, et la société civile. Il faut un débat sur ce phénomène qui prend de l’ampleur dans notre société. Il ne suffit pas de donner de bilan. Il est temps de réagir, il faut sensibiliser nos enfants et ouvrir le dialogue. Car, le problème majeur de notre société est le manque de communication” selon un neuropsychiatre, qui ajoutera que “les causes ne sont pas toujours d’ordre psychiatrique, mais aujourd’hui, elles sont liées particulièrement à la drogue et aux conflits familiaux”.

(*) Le parricide, terme issu du latin
parricidia (assassin d'un proche)
désigne l'acte d'assassiner son père, sa mère (matricide), voire toute relation proche,
l'acte d'assassiner une personne établie dans une relation comparable à celle d'un père.

 

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