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A la une / Soleil HEC/Réd-Num-"Liberté"

#LibertéVENDREDI

Tirons la sonnette d’alarme !

©D.R.

Si le nouvel an est souvent la période de l’année où tous les rêves sont permis, les algériens n’avaient pas le cœur à espérer grand-chose. Une seule phrase occupait tous les esprits : la loi des Finances 2017. Et pour cause, cette dernière renferme de nombreuses augmentations de taxes et d’impôts.

La loi des Finances 2017 entérine officiellement le relèvement de deux points de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cela signifie clairement qu’une hausse des prix généralisée de nombreux produits de large consommation a été appliquée dès janvier 2017. La première augmentation qui touche directement les Algériens est encore une fois celle des carburants. En l’espace de deux ans, les prix des carburants ont augmenté de plus de 40% en Algérie. Au regard de l’importance vitale du transport dans notre pays, cette augmentation se répercute directement sur la santé financière des Algériens. De nombreux autres prix seront augmentés A titre d’exemple, plusieurs appareils d’électroménager consommant beaucoup d’énergie, très prisés par les Algériens, verront leur prix augmenter d’au moins 30 %  puisque la Loi de Finances impose une nouvelle taxe d’efficacité énergétique sur les appareils importés ou fabriqués localement fonctionnant avec l’électricité, le gaz ou autre produit pétrolier.  Internet et les communications téléphoniques sont également touchés. En effet, Les 5% de taxes proposées par le gouvernement pour la téléphonie mobile ont été augmentés à 7%, alors que celle sur Internet a été portée à de 12%. Reste à savoir enfin comment Algérie-Télécom et les opérateurs de la téléphonie mobile vont répercuter concrètement ces taxes.

Ces changements surviennent pour compenser partiellement la chute des recettes fiscales pétrolières budgétisées, attendues en baisse de 30% par rapport à 2016. Car, si la manne pétrolière a permis à l’Algérie d’effacer une énorme dette de consommation anarchique et d’engager des dépenses d’infrastructures jamais égalées, il faut néanmoins reconnaitre que ce modèle a atteint ses limites. Aussi faut-il interpréter cette loi des finances avec toutes les précautions pour éviter des surprises. Il ne faut plus se faire d’illusions, un cours de pétrole entre 80/100 dollars est improbable rendant urgent, pour l’Algérie, si elle veut éviter sa marginalisation, l’émergence d’une économe diversifiée dans le cadre de la mondialisation.

Quoi qu’il en soit, en 2017, le quotidien va beaucoup changer pour les Algériens. On le sait, les ceintures doivent être serrées car les plus pauvres de nos concitoyens risquent de souffrir le martyre.

Il est donc essentiel que les masses sortent de leur position passive, il faut qu'elles manifestent leur mécontentement de façon pacifique, intelligente et ordonnée contre la chute du pouvoir d'achat des ménages, la cherté de la vie et la dégradation de la situation économique. Le temps presse, le pays régresse, la colère gronde...l'impasse semble chronique.

Mais qu'est ce qui nous arrive ? En quoi le baril du pétrole devrait-il intéresser une nation qui a tout le potentiel qu'il faut devant elle pour décoller : nature ouverte aux quatre saisons, terres vastes, climat propice pour l'agriculture, sites touristiques à perte de vue, etc., si ce n'est pour être seulement un supplément au budget ? Cessons alors de faire de la règle une exception et d'une exception la règle, retroussons nos manches, au boulot !

Lydia HARBI 

(Soleil HEC/Rédaction Numérique de "Liberté")

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1 réactions
yanis le 24/03/2017 à 11h20

"retroussons nos manches, au boulot !" il faut le dire aux "hommes d'affaires" et autres fellahs de salon qui profitent des avantages qui ne se répercutent pas sur les prix et sur le quotidien des algériens

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1 réactions