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Sofiane Feghouli :

“Lorsque j’ai été écarté, personne ne m’a défendu”

Comment avez-vous trouvé le groupe, surtout que plusieurs nouveaux joueurs ont débarqué en sélection ?
Sofiane Feghouli :
J’ai trouvé un groupe simple. Nous avons très bien travaillé pour préparer le match de samedi face au Cameroun. On voit des joueurs qui veulent s’imposer et qui ont surtout faim. Des joueurs très motivés, ce qui est très important dans la conjoncture actuelle où l’EN traverse des moments difficiles. Moi en tant qu’ancien, j’essaye de faciliter l’intégration de tous ces jeunes. En tout cas, on a de l’avenir dans cette équipe puisque la relève est là, elle attend uniquement le meilleur moment pour s’exprimer.

Des cadres de l’équipe ont été écartés pour le prochain match face au Cameroun, comment vous avez réagi par rapport à cette mise à l’écart ?
Moi, je suis là pour défendre personne. Moi- même j’ai été écarté lors de la dernière Coupe d’Afrique, avec Medjani. Comme tout le monde le sait, personne n’est rentré dans ce débat. Je parle bien sûr des joueurs qui étaient présents. Le président de la FAF,  Zetchi en collaboration avec le coach, a décidé d’écarter ces joueurs. Pour ma part; je dirai que les absents ont toujours tort. Quand on vient en sélection, on doit tout donner et mouiller le maillot. Moi je l’ai toujours fait avec la sélection, je me suis toujours donné à fond, j’ai répondu présent aux convocations des différents sélectionneurs qui se sont succédé à la tête de l’EN. J’ai la même joie et le même état d’esprit. À mon avis, même sans ces joueurs cadres, nous avons un bon groupe. J’ai senti une équipe motivée avec beaucoup de nouveaux qui ont faim. Je pense que des gars comme Bennacer, Benguit, Farès ou Ferhat peuvent aisément remplacer les absents. La qualité existe dans cette équipe. Il faut tourner la page, ça fait trois semaines qu’on parle des joueurs écartés, il faut passer à autre chose et penser à l’avenir et savoir surtout faire la transition.

Le sélectionneur national Lucas Alcaraz a été la première cible des critiques après les deux défaites face à la Zambie. Que pensez-vous du coach espagnol ?
Sincèrement, je trouve que ce qu’il essaye de faire avec son staff est très cohérent. Je n’ai rien à dire, il fait les efforts nécessaires. Par rapport à certains que j’ai connus, c’est quelqu’un de très professionnel. Après, je pense que c’est le football, ce sont des détails. Pour moi, je ne vois pas le problème du côté du sélectionneur mais plutôt du côté des joueurs. On n’était bons ni collectivement ni tactiquement. On doit faire plus d’efforts et tactiquement, être plus à l’écoute.

Je pense qu’avec un bon résultat au Cameroun, la machine va repartir de nouveau. Je sais que c’est difficile de renouer avec un bon résultat, mais avec l’apport de tout le monde (staff, joueurs, public...) on va se relever.
Quel a été le discours de Zetchi avant le début de ce stage, est-ce que vous avez eu un tête-à-tête avec lui ?

J’ai parlé avec Zetchi et Medane. Le message était simple ; il faut se comporter comme une famille, être honnêtes les uns envers les autres et aussi savoir être dur et sanctionner quand il le faut. Ce sont des mots simples, c’est quelqu’un qui maîtrise son sujet.
Certes il est novice en tant que président de fédération, mais il a déjà eu à diriger des hommes dans son entreprise personnelle, donc il maîtrise bien son travail.

Vous étiez chouchouté à l’époque de Raouraoua. Quelle relation entretenez-vous avec le nouveau président de la FAF ?
Avec Zetchi, il n’y a pas de passe-droits, il n’y  a pas de fiston. C’est quelqu’un de professionnel et très communicatif. C’est vrai que le nouveau président de la FAF a hérité d’une situation difficile, ce n’est pas lui qui a viré Gourcuff, Rajevac ou Leekens, donc il faut lui laisser le temps pour travailler. Pour ce qui est de la question ayant trait à l’ancien président de la FAF, je suis désolé, je ne suis le chouchou de personne, je me suis toujours comporté en professionnel et j’ai toujours prouvé mon attachement à la sélection nationale. Je ne venais pas pour les contrats publicitaires, j’ai toujours honoré les convocations de l’EN, même dans les moments difficiles.

Propos recueillis en conférence de presse par :  Sofiane Mehenni