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Sport / Sports

Fédération algérienne de football

Zetchi poussé vers la sortie

© Archives/ Liberté

C’est sans doute un secret de polichinelle, le courant ne passe plus depuis quelque temps entre le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sid-Ali Khaldi, et le président de la FAF, Kheireddine Zetchi.

Après les épisodes de la circulaire ministérielle adressée aux fédérations sportives interdisant, entre autres, toute modification des statuts, mais visant principalement l’instance du football, et du rejet de l’organisation de l’assemblée générale extraordinaire, Sid-Ali Khaldi a levé un peu plus le voile, samedi soir, sur ses réelles intentions vis-à-vis de la FAF. Le premier responsable du MJS a en effet poussé le bouchon jusqu’à ignorer carrément Zetchi dans son message de félicitations adressé aux Verts à l’occasion du premier anniversaire du sacre africain, arraché le 19 juillet 2019 en terre égyptienne. Jugez-en : “À la veille de la célébration de l’anniversaire du sacre africain ramené à la maison par les braves enfants de l’Algérie avec fierté et honneur, plongeant tout un peuple dans une grande joie, je voudrais renouveler aux joueurs de l’équipe nationale et au staff technique, notamment à l’entraîneur Djamel Belmadi, qui conduit cette équipe avec brio et mérite, mes vives remerciements et ma grande reconnaissance pour leur nationalisme et leur sens du sacrifice (…). Je voudrais aussi réitérer à cette occasion le soutien de l’État algérien, à sa tête le président de la République et le gouvernement, pour aider l’EN afin de poursuivre sa grande marche vers d’autres consécrations (…)”, écrit-il sur sa page facebook.

Pas un mot sur le président Kheireddine Zetchi et encore moins sur le bureau fédéral. Or les principes de bienséance qui seyent à ce stade de responsabilité auraient voulu que Khaldi reconnaisse au moins le mérite de la direction de la FAF dans l’obtention du sacre africain. Qu’on soit d’accord ou non avec sa gestion, l’histoire retiendra que la deuxième étoile africaine a été arrachée sous le règne de Zetchi. Cet épisode rappelle du reste une autre mésaventure endurée par Zetchi, au lendemain du retour triomphal de l’EN de l’Égypte. Lors de la cérémonie organisée en l’honneur des Verts par l’ex-président de la République intérimaire Abdelkader Bensalah, Zetchi a été privé de la médaille de l’ordre du mérite national, alors qu’elle avait été décernée à tous les joueurs et au staff technique, médical et administratif.

Présent pourtant dans la grande salle du Palais du peuple, Kheireddine a vécu un “grand moment de solitude”, selon ses propres termes. Une humiliation qu’il a eu du mal à digérer, au point de confier un peu plus tard qu’il avait songé sérieusement à démissionner. Alors, Kheireddine Zetchi est-il en fait déclaré persona non grata au sein de la sphère dirigeante du pays ? Tout porte à le croire.  À l’image de ce qui s’est produit avec son prédécesseur, Mohamed Raouaraoua, lâché par le clan Bouteflika, Zetchi, “coopté” en mars 2017 à la tête de la FAF, suite à une élection controversée, par l’homme fort de l’époque Saïd Bouteflika, paye les frais du changement politique avec l’arrivée de Abdelmadjid Tebboune.

“Le poste de président de la FAF est considéré en Algérie comme un portefeuille ministériel. Le football constitue un enjeu politique dans ce pays et chaque président qui arrive souhaite placer à la tête de la FAF une personnalité de son cercle restreint”, confie un ex-ministre des Sports. En outre, Sid-Ali Khaldi ne voit pas du tout d’un bon œil les “velléités de résistance” de l’actuel bureau fédéral, qui s’obstine à faire passer son projet de révision des statuts et sa volonté de recourir à l’assemblée générale extraordinaire de la FAF pour décider du sort des championnats de football. C’est perçu au MJS comme une forme d’“insubordination”. 

Les affaires Alcaraz, de corruption et de marchandage de matchs qui ont fait couler récemment beaucoup d’encre complètent aussi le tableau noir dressé par la tutelle en haut lieu contre la gestion de la FAF, ce qui pourrait présager d’un départ plus tôt que prévu de Zetchi de la tête de la tant convoitée fédération de football.

SAMIR LAMARI 


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