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Économie / A la une Éco

En décodé…

Choix sélectifs


Les banques accordaient de gros crédits à certaines entreprises pendant que d’autres se voyaient opposer un refus. La situation était ridicule et personne n’avait tenté d’y remédier. Les banques semblaient avoir été guidées par une version simplifiée de la théorie du financement des entreprises, d’un choix sélectif dans l’attribution de crédits. Elles faisaient passer leurs copains d’abord. Tout semblait normal, l’argent coulant à flots par la grâce du pétrole. 
Les crédits ainsi accordés, sans trop de vérifications préalables, ont cependant conduit au fait que des entreprises se retrouvent du jour au lendemain endettées envers les banques. Ces entreprises, qui prenaient l’argent des banques pour leur tirelire, vont-elles rembourser les crédits contractés ? La question reste posée : comment permettre aux banques de recouvrer leurs ressources financières rapidement dans un contexte de crise où le système bancaire est largement exposé au risque de manque de liquidités ? 
Dans ce méli-mélo qui ne plaît à personne, sauf aux intérêts particuliers très étroits de quelques opérateurs influents, les banques n’avaient pas observé les règles qu’elles s’étaient données elles-mêmes. Cela dit, même en dehors de cette période de flottement, les banques, évoluant dans une économie débridée, dispersant ainsi les problèmes aux quatre vents, la relation avec les entreprises n’est pas toujours facile. 
Pour certains, les banques et les entreprises ne se comprennent pas, parce qu’elles ne parlent pas le même langage. Nous en sommes arrivés à un stade où cette relation est devenue conflictuelle. Y a-t-il une part de vérité là-dedans ? Comment cette relation doit-elle être structurée pour le bien des deux parties ? 
Pour des experts au fait des problèmes de l’entreprise et de la banque, le mode de fonctionnement des banques ressemble trop à la présomption générale selon laquelle chaque fois qu’un problème survient dans les banques, il faudrait que le gouvernement intervienne (injonction). Pour eux, les banques doivent renoncer définitivement au mélange des genres et adopter un comportement pleinement responsable. Elles sont appelées à œuvrer pour établir une relation rénovée avec l’État propriétaire. Il est dans l’intérêt vital des banques d’être vraiment prêtes à le faire. Leur survie et la survie de l’économie de manière générale en dépendent.
 

Par Youcef Salami


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