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Économie / A la une Éco

En décodé…

Horizon assombri


L’actuel gouvernement travaille à l’élaboration de deux projets de loi de finances complémentaire (PLFC 2020). Le premier document devrait permettre de “corriger” un certain nombre de dispositions de la loi de finances principale, le second d’opérer des ajustements budgétaires. Certains voient dans la démarche de l’Exécutif une tendance à offrir des options plus souples au pays face à une crise sans précédent, induite par la détérioration des marchés pétroliers suite à la propagation du coronavirus.

En théorie, cela est une bonne chose. Mais a-t-il de la marge pour conduire au succès ? Quelles orientations le gouvernement devra-t-il mettre sur la table, dans un contexte où le pays manque de ressources financières ? Comment va-t-il pouvoir démêler l’écheveau complexe des incidences de la crise ? Plus la crise pétrolière se prolonge, plus ses effets seront graves pour une économie déjà anémiée. Et l’Exécutif le sait. Il tente, toutefois, avec des moyens limités, de faire preuve de bon sens pour parer au plus pressé quant aux effets du coronavirus dans le pays, tout en ouvrant la voie au développement économique et social. Mais sans faire montre d’innovation dans son approche. Il ne semble pas avoir mis en place un tableau de bord un peu plus prospectif en cherchant à déterminer les facteurs-clés devant permettre de réaliser les objectifs qu’il s’est donné.

Le gouvernement essayait en fait de courir plusieurs lièvres à la fois et ne pouvait décider dans quel secteur il devait investir le peu d’argent dont il dispose actuellement et à quel rendement il pouvait s’attendre. Il développait un discours aux accents populistes, proposant une série de mesures (suppression de l’impôt sur le revenu global (IRG) sur les bas salaires, par exemple) dont le financement n’est pas à portée de main. Il promettait également d’alléger la fiscalité ordinaire.

En peu de mots, il voyait grand, alors qu’il fallait se donner les moyens de ses ambitions. L’Exécutif tablait sur une remontée des cours, dans un contexte où l’Arabie Saoudite et la Russie regardaient dans la même direction, défendant des intérêts convergents. Cela a cependant changé. Et la crise pétrolière provoquée par l’épidémie du Covid-19 l’a pris par surprise. Elle a contrarié ses plans de sortie de crise.
 

Par Youcef Salami


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