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Économie / A la une Éco

En décodé…

L’exécutant


En théorie du moins, le directeur général d’une entreprise publique est supposé être le principal architecte et exécutant de la politique économique et de la gestion des actions de l’État dans les entités publiques. Pour accomplir la mission dont il est investi, il doit avoir une compréhension profonde du marché dans lequel l’entreprise qu’il dirige évolue et les capacités nécessaires pour mettre en œuvre des stratégies appropriées, disposer de systèmes adaptés pour négocier, prendre des décisions et signer des contrats sans trembler.

Cela fait partie des usages de management moderne. Cependant, dans la pratique, cette démarche est souvent plus difficile à suivre, car l’environnement reste difficile pour le secteur public, toutes branches confondues, l’État exerçant un contrôle exagéré sur les actes de gestion. Ainsi, cette question est une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des gestionnaires des entreprises publiques. Cela les empêche d’utiliser adéquatement les ressources dont ils disposent et de gérer en tenant bien compte, en tout temps, de l’économie et de l’efficience. 

L’État devrait pourtant créer les conditions qui permettent aux entreprises de se développer, de maximaliser leurs profits et non de les brider, tout en tendant à rétablir un climat de gestion serein et équilibré, de telle sorte que les gestionnaires exercent leur métier dans la plus grande liberté et que l’État sauvegarde ses intérêts. Or, rien de cela n’apparaît dans la politique de l’État concernant le secteur public.

Ce dernier est toujours géré selon des méthodes passéistes, et où les bonnes pratiques de gouvernance font défaut, mis sous perfusion, engloutissant des sommes astronomiques et s’enfonçant dans une crise qui n’en finit pas. Dans plusieurs branches, les banques publiques continuent de supporter des injonctions pour sauvegarder et maintenir des entreprises instables, boiteuses. Qui plus est, le système juridique, excessivement compliqué, ne leur facilite pas la tâche pour le recouvrement des créances auprès de débiteurs défaillants. 

Ce sont les banques qu’il faut blâmer ; c’est là que se situe le problème. Les banques ne font pas appel à des méthodes modernes pour sécuriser leurs relations avec les entreprises. Tout comme les entreprises publiques, les établissements financiers sont restés dans des schémas rigides. 

 

 

 Youcef Salami


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