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#LibertéVENDREDI

Jeunes algériens : entre espoir et désillusion

©Ferdi Mohamed Larbi pour la #RDL

 A la lumière d’une lueur d’espoir qui s’affaiblit de jour en jour, je fais glisser mes doigts sur le clavier de mon ordinateur, à la recherche des mots les plus adéquats, pour m’exprimer sans juger, me libérer sans m’essouffler. Pour parler de l’Algérie vue et vécue par une jeunesse  qui ne sait plus trop à quel prix s’élève l’espoir, leur petite bourse peut-elle se le permettre ? Rêver  fait-il encore partie de leurs plans ?  Je vais vous parler vite, haut et fort. Avant qu’il ne soit trop tard, avant que je ne vacille, que je ne passe définitivement du coté obscur, si ce n’est de l’autre coté de la méditerranée.

Décembre 2016, nous faisions le bilan non pas d’une année mais de plusieurs, celles de l’indépendance de l’Algérie, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’était pas glorieux.  

 Décembre 2017, Une année plus tard, nous revoilà au même point, le cœur toujours aussi déchiré à l’idée de faire face à l’état actuel des choses, d’ouvrir les vannes de la douleur d’une jeunesse en déperdition, d’un pays saigné à blanc par des décideurs qui ne daignent même plus se cacher pour faire leurs sales besognes, Pourquoi faire ? Le peuple sait, ne compte il pas assez de moutons pour engendrer un gouvernement de loups…

Le fait est que, à l’issue de cette année qui s’achève, nous ne pouvons que tirer la sonnette d’alarme : les jeunes de ce pays, en perte totale de repères, sont de véritables bombes à retardement. Si l’avenir de ce pays est sensé reposer sur leurs épaules, ces dernières sont déjà voutés sous le poids d’exigences socioculturelles et religieuses dont ils ne connaissent même pas le sens véritable, et qu’ils ont fini par s’imposer les uns les autres, au nom de quoi ? Le paradis... Nous vivons déjà un enfer. Au profit de qui ? D’un état mafieux bien sûr, qui doit jubiler en voyant le peuple se débattre dans sa propre bêtise, avec toujours les mêmes débats stériles… Tous sauf les pointer du doigt, n’est-ce pas ?

  Leurs têtes sont encombrées d’idées reçues, leurs cerveaux lobotomisés par une mondialisation plus forte que jamais, leur faisant importer une culture dont ils ne connaissent ni le bien fondé, ni la nécessité compte tenu de leur contexte historique et socioculturel à eux. Bref, ils appellent ca « crise culturelle » je préfère appeler un chat un chat : nous faisons face à une véritable « schizophrénie collective » accentuée par des réseaux sociaux qui sont devenus une modélisation numérique des « Znaqi », en version tabloïds américains trash et avec une pointe d’autodérision qui fait passer crème cette horrible cacophonie sociétale. Mais ils ont néanmoins le mérite de mettre à jour l’ampleur des dégâts causés par la gangrène d’individualisme et d’imposture qui a frappé le peuple algérien.

  Ils sont Jeunes, fougueux, passionnés, rêveurs, à l’affut du moindre signe d’espoir… Néanmoins, la  monotonie et cette complaisance dans un état de « Survie » finira par venir à bout de ce qui reste de la jeunesse algérienne pourtant porteuse d’une lueur salvatrice. Pas la peine de me croire sur parole, vous l’avez surement déjà vu sur un réseau social : Des gosses qui échouent sur les rivages de pays étrangers en tentant de fuir le pays, d’autres qui échouent comme des « baleines » dans les méandres d’un jeu virtuel… Enfin d’autres qui demandent carrément le « Visa » au président français lors d’une visite officielle dans les rues d’Alger… Ce n’est pas un projet de vie leur a t-il répondu… En effet monsieur Macron, plutôt une question de « Survie ».

En définitif, l’heure est grave, nous sommes à une période charnière, au moment clé du film de nos vies, celui ou nous décidons quelle issue donner à cette histoire ? Car maintenant que nous savons, nous ne pouvons feindre l’ignorance : Allons-nous continuer à faire semblant de vivre, de voir la situation nous échapper, dégringoler à un rythme effréné, nous entrainant dans les abimes avec comme seule option un second rôle dans un film qui ne sera jamais réellement le notre, le film d’un pays étranger. Ou allons-nous choisir d’être de ceux qui y croient encore, qui ne prônent pas uniquement le changement, mais le sont totalement, de tous leur être, de toute leur âme pas encore suffisamment gangrénée par l’individualisme, l’intolérance et l’inculture.

 Car oui, des jeunes algériens qui croient encore en ce pays, il y en a. Si je suis surement de ceux qui voient le verre à moitié vide, ceux-là le verront toujours à moitié plein. Ils se battent constamment contre les obstacles de la vie estudiantine pour changer les choses au moins un petit peu, chaque jour. Ils plaident sans vergogne la cause des plus malheureux et ne cessent de se décarcasser pour faire briller la jeunesse algérienne : Belle par sa diversité culturelle, rebelle dans sa vision de l’Algérie actuelle, et surtout généreuse et tolérante dans l’amour qu’elle porte à l’art… Tous spécialement aux statues de nus de femmes… Si vous voyez ce que je veux dire ?!

Fatma SEKER

Partenariat Réd-DIG-"Liberté"(#RDL)/NOMAD (EPAU)


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