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Une virée au cœur de la Mahroussa

La Casbah, convoitée mais délaissée (REPORTAGE VIDÉO)

Capture écran du reportage vidéo de Imène AMOKRANE/Liberte-algerie.com

De nombreuses activités culturelles ont été organisées le mardi 23 février dernier, au Théâtre National Algérien (TNA), à l’occasion de la journée nationale de la Casbah, comme chaque année, et ce depuis 1998.

Fondée au 10e siècle par les berbères sous la dynastie des Zirides, elle a été classée en 1991 au patrimoine national, et en 1992 patrimoine universel de l'UNESCO.  Aujourd’hui elle tombe en ruine, et fait face à l’abandon de ses propres habitants.

A cette occasion la Rédaction Numérique de Liberté s’est déplacée au cœur de la « Mahroussa » pour faire le constat. Des routes coupées, des magasins fermées, des maisons tombées, des ruelles désertées, c’est à ça que ressemble la Casbah d’aujourd’hui. Néanmoins, et heureusement, il reste encore quelques uns de ses habitants, qui éprouvent une certaine "jalousie" envers leur quartier. « La Casbah abritait les 48 wilayas, et on vivait tous en harmonie. Avant il n’y avait pas de séparation, même les turcs et les autresmaghrébins cohabitaient avec nous », s’indigne un natif de la Casbah. Tout en poursuivant : « Le vrai fils de la Casbah ne dit jamais qu’il l’est. C’est ses paroles et actes qui prouvent qu’il est le digne fils de la Casbah ».

Au sujet de la disparition des maisons aux aspects architectural unique, le même habitant indique que « c’est l’eau qui a fait tomber les maisons en ruine, car n’oublions pas qu’elles sont fabriquées à base de terre ». Et d’enchérir : « Avant on n'utilisait pas les tuyaux. On avait des puits à l’intérieur ».

Les artisans s’indignent également de l’état de la Casbah, et du devenir des métiers traditionnels.  Questionné sur la relève et son désintérêt pour les travaux manuels, le maitre dinandier, Hachemi Ben Mira, a révélé qu’il ne pouvait pas former de personnes, car « il y a un manque de matière première, et cela depuis 25 ans ».

Pour Farid Smala, un autre artisan de la Casbah, « si les gens ne s’intéressent plus à l’artisanat c’est parce que, comme disaient nos ancêtres, elle te nourrit mais elle ne t’enrichit pas ».

Imène AMOKRANE

@ImeneAmokrane

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