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La persécution des Rohingyas avec un petit « paix »

©D.R.

La Birmanie, ou plus récemment appelé Myanmar, est un pays de l’Asie du Sud-Est avec une population très hétérogène regroupant plus de 130 groupes ethniques. On se doute clairement que ce n’est pas pour ses paysages pittoresques et ses somptueux lacs que ce pays est à la une des journaux et fait le bonheur des médias.

Depuis 2012, un groupe ethnique dénommé Rohingyas vivant depuis des siècles à l‘ouest de la Birmanie,  de confession musulmane  subit des persécutions par la majorité de la population birmane. Cela a commencé par des boycotts de commerces musulmans, suivis  de violents affrontements civils et enfin dramatiquement aggravé en 2016 avec des séries d’interventions officiels de l’armée Birmane, des villages ont pris feu, des mosquées réduites en cendres, des femmes égorgées et violées, des hommes démembrés, des enfants brulés vifs.

Les Rohingyas sont rejetés, traités comme apatrides, dans un pays où 90% de la population est Bouddhiste. Les Rohingyas sont menacés de mort, dépourvus de tout droit, de biens et religion avec la peur pour les faire fuir.

MAIS POURQUOI LES ROHINGYAS SONT ILS PERSÉCUTÉS ?

Les Rohingyas sont une minorité ethnique, vivant principalement dans le nord de l'État d'Arakan, dans le sud-ouest de la Birmanie, au nombre de 1.3 million qui représente plus de 5% de la population. Elle est considéré comme la plus grande population apatride au monde mais surtout la plus persécuté selon les rapports de l’ONU, de confession musulmane, ils sont rejeté par les bouddhistes, craignant l’expansion de l’islam, contre certains principes de l’islam et considérant que le cœur de l’identité Birmane réside dans le Bouddhisme.

Cette profonde islamophobie, s’est accrue d’autant plus ces deux dernières années avec l’arrivée d’un homme influant.  Ashin Wirathu, moine bouddhiste, leader charismatique dont les sermons islamophobe enflamment la Birmanie, il est considéré comme le Hitler des temps modernes, à son actif près de 500 morts, plus de 620 milles réfugiés Rohingyas au Bengladesh, 3000 villages pillés et réduits en cendres.

Cette haine est dites saine, selon le leader d’opinion, il considère que les musulmans sont adeptes de la polygamie, et qu’un nombre importants de reconversions religieuses à l’islam ont vu le jour, menacé par ce constat, Ashin Wirathu sort l’artillerie lourde, avec une forte assistance de la part de l’armée et des civils Bouddhiste, afin d’éradiquer la minorité Rohingyas.

QUE FONT LE GOUVERNEMENT ET L’ORGANISATION DES NATIONS UNIS

 L’ONU prend conscience que les Rohingyas est la minorité la plus persécuté au monde, incessamment cible de pillages, viols, meurtres de la part de l’armée Birmane. L’organisation des droits de l’homme a de nombreuses fois dénoncé un « Nettoyage ethnique », dans un pays qui à sa tête un chef d’Etat Prix Nobel de la paix. Aung San Suu Kyi, chef d’état Birman, nie les faits d’un nettoyage ethnique répliquant « Je ne crois pas que c’est un nettoyage ethnique, c’est une expression trop forte pour ce qui se passe »lors d’une interview sur BBC NEWS, et refuse en Mars 2017 l’envoie d’une mission humanitaire de l’ONU en considérant que cela ne fera qu’aggraver les tensions social et les hostilités.

 Aung San Suu Kyi, affirme que les forces de l’armée sont indépendantes des siennes, et qu’elle conçoit la légitimité des actes l’armée partant du fait que les Rohingyas sont des rebelles partisans d’actes vandales.

QU’EN PENSE SIDDHARTHA GAUTAMA (BOUDHA)

 Dans le bouddhisme, nous retrouvons souvent que c’est une philosophie de vie et une constante recherche du bonheur, en communion avec la nature et les êtres vivants, parmi les piliers du Bouddhisme cette phrase tellement simple et pourtant fortement marginalisé « Le bonheur est né de l’altruisme, et le malheur de l‘égoïsme »

SIDDHARTHA GAUTAMA, dit dans les écrits Bouddhiste : «Ne croyez pas une chose simplement sur des ouï-dire. Ne croyez pas sur la foi des traditions uniquement parce qu'elles sont en honneur depuis nombre de générations. Ne croyez pas une chose parce que l'opinion générale la croit vraie ou parce qu'on en parle beaucoup. Ne croyez pas une chose sur le seul témoignage d'un sage de l'Antiquité. Ne croyez rien en vous fondant sur la seule autorité de vos maitres ou prêtres »

Selon l’historien des religions ODON Vallet  « La seule grande religion au monde à avoir régressé au 20è siècle est bel est bien le Bouddhisme, avec les persécutions du Bouddhisme en Chine et Indochine »

UN COMBAT SPIRITUELLE OU ESPRIT GRÉGAIRE!

En se renseignant un tant soit peu sur la religion Bouddhiste, il est évident que sang et paix ne font pas bon ménage, et que les atrocités commises par les Bouddhistes en Birmanie ne sont en aucun cas en adéquation avec le fondement du Bouddhisme qui poussent les individus à ne croire que leurs propres expérimentations, ni les vieux sages ni les autorités encore moins un homme vêtu d’une robe safran, d’un revers rouge sanguinaire.

Et si toutes ces atrocités n’étaient pas justifiés par des divergences de croyances religieuses, mais plutôt le fruit d’une frustration des minorités, un fantasme du grand nombre, de l’absolue.

La recherche moderne psychologique et économique identifie chez l'Homme un comportement sociétal grégaire. Nietzsche critique l'instinct grégaire chez les humains en tant qu'obéissance aveugle au groupe et considère que « La moralité n'est qu’un instinct grégaire»

Et si les Birman ne suivaient pas le Boudhisme mais plutôt les autres, la présence d’une minorité rappelle à quel point les individus sont différents, elles font douter les majorités, elles font rappeler à quel point les normes sont relatives. L’homme a besoin de normes, comme une manifestation de l’esprit collectif afin de donner un sens à quelque chose, les normes sont  la simple imposition de contraintes par la pression sociale, par une majorité, cela peut être par conviction ou par habitude. Les minorités sont par conséquent une menace à l’équilibre préétablie par la majorité, une perturbation de la continuité et de la constance, et surtout une prémisse de moralité.

QU’EST-CE QUE LA PAIX

Le maitre Bouddhiste et chef spirituel des Tibétains, le 14 ème Dalai lama a écrit à la lauréate du prix Nobel de a paix Aung San Suu Ky, peu après les violences dans l’état de Rakhine à l’ouest de la Birmanie, «Je vous appelle vous et vos collègues à tendre la main à toutes les composantes de la société pour tenter de rétablir des relations amicales au sein de la population dans un esprit de paix et de réconciliation »

On peut noter par le biais de ce message un certain manque de motivation et une certaine prise de position, les  mots comme «Composantes » souligne la vulgarisation, matérialisation et banalisation maximale des Rohingyas , le « Tenter » est très démotivé voir incertain de ses propres volonté et propos, avec une touche de « esprit de paix et de réconciliation » qui clairement montre la méconnaissance de la situation voir un déni total, une  défaite des faits. Voilà un appel d’un prix Nobel de la paix à une prix Nobel de la paix, peut être que la paix suis une norme, après tout…

Sidahmed GHESSAB

Partenariat Réd-DIG-"Liberté"(#RDL)/Le Cercle (ESAA)


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