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A la une / Actu-Alger

Un soir d’été à la Casbah

C’est la joie d’un essaim de h’mamet Dzaïr

Elles étaient toutes là, ce 9 juillet, au piémont des remparts de “D’zaïr Q’dima” de Bab Edjedid à la Haute-Casbah et au pied de la statue d’Ibn Ziri Essanhadji érigée sur le boulevard de la Victoire, où l’essaim de h’mamet Dzaïr emmitouflées dans leurs “hiyek m’rama” s’était donné rendez-vous pour prendre l’air durant ce soir d’été à La Casbah. Elues à la… tête d’un cortège scindé en groupes d’une vingtaine d’adeptes et de sympathisants de l’association Mawahib Wa Afak, le la, au départ, a été donné à la longue procession qui s’était engouffrée dans La Casbah, à l’angle de la rue Azzouzi-Mohamed qu’est contiguë à la douera du Millénaire (ex-villa du Centenaire) de l’architecte Léon-Claro. Et de là, le carrousel a fait une halte au “Coin de la mémoire” de l’artisan d’ébénisterie traditionnelle d’art Mahiout Khaled, sise à la rue Driss-Hamidouche (ex-rue de La Casbah). Et, comme du temps de l’épopée héroïque de la Zone historique autonome d’Alger, La Casbah retentissait de youyous lancés à gorges déployés et à l’unisson par nos h’mamet D’zaïr qui arborait l’emblème national. Qu’elles étaient belles ces dames sorties au lendemain du 5 Juillet, fête de l’indépendance, pour revendiquer haut et for, le retour du haïk de leurs ancêtres, ces héroïnes de “Djamilate” qui bravaient la rage policière de la soldatesque française. C’en était ainsi de la rue Driss-Hamidouche jusqu’à la fontaine de Sidi-Ramdane, où il faisait bon pour ces h’mamat de s’humecter le visage, dans l’œilleton d’une nuée d’appareils photo, venus pour immortaliser l’instant d’une vieille médina qui vit. Et, de là, la ruche des reines d’un jour s’était dirigée vers le mausolée de Sidi-Abderrahmane Ethâalibi, sis à la rue Bencheneb (ex-Marengo), pour une “ziara” (visite), où elles allumèrent, une à une, un cierge à la mémoire du saint patron de la ville d’Alger. D’ailleurs, on se serait crut revenir au temps, où l’Alger s’éclairait l’esprit à la blancheur virginale du haïk, surtout à l’instant où la colonie d’abeilles s’était dirigée vers Qas’r Erias, le Bastion 23 sis sur l’avenue Amara-Rachid et à l’estuaire de Bab El-Oued. Et c’est sur la terrasse de l’ancien siège de la Capitainerie et pilotage de la Régence d’El Djazaïr que furent accueillies les h’mamet D’zaïr dans une courtoise allocution de Boualem Belachhab, le directeur du Bastion 23. S’ensuivit un concert de musique andalouse de l’orchestre de l’Association des beaux-arts d’Alger, sous la direction de la diva Farida Kechroud et son ensemble, constitué de Hafida Maoudj, Louhal Nazila, Aadmen Aimed, Lekfife Houda, Semoud Manel, Belmiloud Kaouter, Nesrin, Sara Lassali et Drissi Amine. L’initiative que l’on doit à Djamila Douaghi et Goussem Saïdji, est une réussite ! En témoignent toutes ces jeunettes qui rêvent du retour de ce vêtement traditionnel dans la vie citadine.

Louhal Nourreddine


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