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A la une / Actu-Alger

En l’absence de l’autorité locale

Des résidents et des commerçants squattent la voie publique

Les commerçants s’installent à même la rue. ©D. R.

Le phénomène a pris de l’ampleur dans les quartiers de la capitale. Des “usurpateurs” accaparent l’espace public attenant à leur domicile ou près de leurs échoppes, au moyen de lourds blocs en béton ou avec un tabouret et une rangée de cageots de bouteilles vides.

À voir le désordre qui règne dans les rues d’Alger, l’on est tenté d’affirmer que la gestion de la voie publique n’est plus l’apanage unique des structures techniques de la municipalité. Du reste, les riverains se mettent aussi de la partie et “sifflent” au… gourdin quiconque viendrait à marcher sur leurs plates-bandes que chacun d’eux a marquées d’une pierre blanche. “Qui est-ce qui encourage l’utilisation… irrationnelle de l’espace commun de la collectivité ?”, a déclaré cet automobiliste qui ne faisait que tourner en rond.
Sûrement pas l’autorité locale, quand bien même sa responsabilité serait engagée ! Sinon comment expliquer l’acte délictueux de s’approprier la propriété publique, sans que la municipalité ait aucun avis à donner ? C’est le cas de ces riverains d’îlots d’habitations individuelles et autres quartiers qui s’arrogent ainsi le droit d’“usurper” l’espace contigu aux portillons de leurs maisons, en plus de l’espace qui est adjacent raisonnablement aux garages de ces propriétaires.
Autant d’écarts vis-à-vis de la loi, auxquels l’autorité n’a jamais été associée ni de loin ou de près. C’est là un signe d’(im)puissance publique, où l’autorité n’a pas le moindre droit de regard sur la “main basse” opérée par les propriétaires de maisons que ces derniers s’adjugent de manière unilatérale, si ce n’est un droit de possession illégale.
Les exemples sont légion notamment dans les quartiers dits résidentiels, à El-Biar, à Ben Aknoun, à Dély Ibrahim, Chéraga, Bir Mourad Raïs, Hussein Dey. Ce qui s’est fait à Hay El-Bina de Birkhadem s’est propagé aussitôt au quartier de l’ancienne La Croix à Kouba, à la rue Brahim-Ouaked à Dély Ibrahim où l’intention de s’adjuger une jouissance illégale sur le domaine public va crescendo.
D’où l’impact d’une pure perte de l’espace que ces “usurpateurs” s’allouent au moyen de lourds blocs en béton et enchaînés l’un à l’autre à l’aide d’un cadenas en dépit de l’interdit. Autant d’indices que l’on croyait d’une autre époque et qui nous rappellent les sombres jours d’une décennie de triste mémoire. Confiant sans doute dans la gabegie du service public, ces indus propriétaires d’une parcelle de poche qui n’est pas la leur s’invitent, à leurs torts exclusifs, sur la voie publique qu’“ils” encombrent d’objets hétéroclites, histoire de notifier l’interdiction de stationnement aux automobilistes en mal de parking. Outre les lotissements neufs de plusieurs communes de la capitale, la tendance de l’heure où l’effet de “mode” s’est propagé un peu partout, où les riverains s’entourent de bric et de broc pour marquer leur espace. Pour s’en convaincre, une visite de contrôle s’impose afin de repérer des indus occupants de l’espace public dans ces lotissements qui ont poussé sur les terres agricoles à la périphérie ouest, sud et est d’Alger.
Au demeurant, le phénomène de mode s’est étendu jusqu’aux rues du centre d’Alger, où des commerçants s’approprient l’espace collectif, à l’aide qui d’un tabouret, qui d’une rangée de cageots de bouteilles vides. C’est dire que le phénomène s’amplifiera si l’autorité ne consent pas à y mettre le holà.

Louhal N.


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