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A la une / Actu-Alger

L’Aïd à Alger

Éloigner le spectre d’une ville fantôme

C’est le tout Alger qui retient son souffle à la veille de l’Aïd El Fitr, synonyme d’une ville “fantôme”. Alors, et pour éloigner le spectre de la pénurie qu’induit la fermeture des boutiques de bled Sidi Abderrahmane durant la fête de l’Aïd Esseghir, le citoyen lambda, à qui on ne la fait plus, fait le plein de pains et de sachets de lait en prévision d’une fermeture prolongée durant les jours d’après.
Quand bien même elle tombe pile poil, la garantie donnée par la direction du commerce de la wilaya d’Alger n’est guère rassurante, en dépit qu’il y ait “la mobilisation de 3630 commerçants pour garder le rideau ouvert durant les deux jours de l’Aïd. Du reste, si l’idée est certes généreuse, d’insuffler de la vie à une cité,  d’habitude déserte, en revanche, rien n’est dit qu’il y aura l’écho d’un fond de garantie : alors et pour endiguer la crainte d’une disette de misère, plus d’un tiers des commerçants de la capitale, dans diverses spécialité ont été réquisitionnés, dont 451 boulangeries sur 824 et 1879 détaillants sur un effectif de 4374 inscrits au registre du commerce”, déclarait El Ayachi Dehar à l’APS. Et pour cause, de telles intentions ont toujours été aux antipodes des vœux de nos ouvriers boulangers, habitués à partir au bled durant un long week-end et même plus. S’il en est une preuve, celle-ci est à chercher dans le refus de quelques commerçants qui ont enfreint tant de fois les articles 35 et 35 bis de la loi 13-06 du 23 juillet 20103 amendant et complétant la loi 04-08 du 14 août 2004 relative aux conditions d’exercice des activités commerciales. Donc, et pour peu qu’ils soient sanctionnés ces contrevenants, le consommateur n’a rien à secouer, du fait que ce n’est pas ça qui mettra des légumes dans la marmite, ni des croûtons dans le panier à pain. Pour ce qui est de la disponibilité du lait, onze distributeurs devront satisfaire au petit déjeuner des Algérois (sic). Autre activité d’habitude dormante, la corporation de tebakhine qui va devoir allumer ses fourneaux durant la fête de l’Aïd, à la joie du zoufri. Autre nouveauté, la permanence au niveau de la volaille et de la boucherie a requis la mobilisation de 1341 commerçants sur les 3796 existants.
Tout bien considéré, le respect de la permanence est ardu en dépit d’une batterie de textes, où il est stipulé également un barème d’amendes allant de 30 000 à 100 000 DA et la sanction suprême d’une fermeture de la boutique pour le commerçant récidiviste. Au demeurant, le mieux est de juger sur pièces durant la fête de l’Aïd. Alors, wait and see.


Louhal N.


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