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A la une / Actu-Alger

Financement des communes

La Casbah est pauvre

La Casbah a grandement besoin d’être restaurée. © D.R.

“Nous ne bénéficions d’aucune marge bénéficiaire fut-elle infime sur la vente des tickets d’accès aux musées, ni un taux ne serait-ce minime des recettes de l’opéra Mahieddine-Bachtarzi.”

En dépit qu’elle soit classée depuis 1992 par l’Unesco au patrimoine universel de l’humanité, la Casbah d’Alger est pauvre, voire indigente ! Pire ! “La Casbah vit jusqu’à présent de l’unique subvention de la wilaya d’Alger qui est estimée bon an mal an à 30 milliards de centimes et tantôt à 40 milliards de centimes, dont le plus gros de l’allocation budgétaire est absorbé par le chapitre de fonctionnement, dont les frais de siège afin de subvenir à nos besoins propres au compte des frais de gestion et la masse salariale. Du reste, et si reliquat il y a, le tout est absorbé par la collecte d’ordures ménagères”, a-t-on su d’Ibadioune Rachid, le maire de La Casbah.
Alors, et durant le reste du temps, de quoi vit la Casbah ? De ses marchés de proximité de légumes, de fruits, de bric et de broc ! a-t-on appris de notre interlocuteur.  Il s’agit du marché couvert d’Amar-El-Kama (ex-de-Chartres) ou “roudchar” sis à la place du 17-Octobre 1961, du Bazar situé à la rue Ahmed-Bouzrina (ex-de la Lyre), le marché Amara-Ali (ex-rue Randon) qu’est établi à l’ancien
Djamaa Lihoud et les récents “Aswak” de la rue des Frères-Mokhtari (ex-rue de Bab El-Oued) et Houmat Lalahoum.
Donc, et là non plus, il n’y a pas grand-chose à soutirer de ces exploitants d’étals et d’échoppes commerciales, du fait de l’évasion fiscale : “Autrement, la collecte de l’impôt requiert un commando d’agents chargé du recouvrement de l’impôt, étant donné que les tenanciers d’étals ne se bousculent pas au guichet de la trésorerie municipale. Donc, s’il n’en tenait qu’à l’exécutif communal, plutôt que de bâtir des marchés, source de désagréments sonores et d’obstacles au trafic routier, l’équipe municipale opterait pour l’investissement durable qui est source réelle d’opportunité d’emplois et productif de richesses”, a ajouté notre interlocuteur. De la sorte, rien ne profite à l’APC Casbah !
Pas même le port d’Alger qui est pourtant loisible au maire d’admirer de sa fenêtre !  “La municipalité ne jouit d’aucun dividende, compte tenu qu’il soit (le port) rattaché à la territorialité de la mairie d’Alger-Centre”, a tenu à préciser notre interlocuteur. C’est dire qu’il est inutile de s’attarder à énumérer un inventaire physique d’unités économiques exempt d’impôt fiscal. C’est le cas du parking à étages, de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie qu’abrite le Palais consulaire sis au 6, bd Amilcar-Cabral et des sièges sociaux de l’ancien Alger-Bourse et du Trésor public situés sur l’avenue du 1er-Novembre-1954.
Ceci étant recensé, force est d’admettre que la vieille médina ne profite d’aucune retombée économique que génèrent également les visites du Musée des arts et traditions populaires qu’abrite Dar Khdaoudj El-Amia à la rue Mohamed-Malek contiguë à la rue Hadj-Omar (ex-Bruce) au quartier de Zoudj-Aïoune. Du reste, aucun sou ne va dans les caisses de la trésorerie municipale de la séculaire cité !
Pas même la galerie muséale de l’enluminure, de la miniature et de la calligraphie qu’abrite également le palais de Mustapha-Pacha à la rue des Frères-Mecheri, a-t-on su d’Ibadioune Rachid, le maire de la Casbah : “Nous ne bénéficions d’aucune marge bénéficiaire fut-elle infime sur la vente des tickets d’accès aux musées, ni un taux ne serait-ce minime des recettes de l’opéra Mahieddine-Bachtarzi sise sur la place Mohamed-Touri, du fait que l’intégralité des revenus est versée au département ministériel de la culture, sans que nous ayons un droit de regard ou de contrôle”, a conclu le chef de l’exécutif municipal de la Casbah, qui est tenu à l’écart de l’application du plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur du secteur de La Casbah d’Alger.

 


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