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A la une / Actu-Alger

Pour renflouer ses caisses

La commune de Sidi Moussa passe à l’offensive

Siège de l’APC de Sidi Moussa. © D.R.

“Les infrastructures des Douanes algériennes occupent une superficie de 26 hectares à la zone industrielle de Sidi Moussa sans pour autant s’acquitter de l’impôt fiscal auprès de notre municipalité”.

Plutôt que le terme “austérité” qu’il n’apprécie pas, le P/APC de Sidi Moussa préfère évoquer le “compter sur soi”, d’où il étale quelques atouts de sa “manche”. Alors, et plutôt que de racler les fonds de caisse d’une trésorerie rachitique, la “chaîne” d’entraide que prévoit le code de la commune de 2011 au titre de la solidarité intercommunale donne des idées à M. Bouteldja Allal. Première idée, revoir le prix de cession à l’adjudication de 2001 qui arrive à expiration, dont le cas de l’ancienne salle des fêtes qui fut adjugée à l’opérateur Sonelgaz pour l’insignifiant loyer mensuel coté à 1000 DA, a-t-on su de notre interlocuteur : “C’est si peu pour un local d’une superficie de 60 m2 qui abrite l’agence commerciale de l’ancêtre de l’EGA ! D’où il fut convenu d’un accord tacite de réévaluer le loyer à 20 000 DA, eu égard d’abord à sa stature d’opérateur d’envergure et pour ce qu’il génère en matière de profits”. Autre idée, il y a aussi du chiffre à faire avec le négoce d’agrumes et de primeurs, où s’agglutine une population estimée à environ 48 000 habitants. Donc, il est prédit d’ores et déjà de revoir à la hausse le barème de cession de l’enfilade d’étals et d’échoppes commerciales du marché de légumes et de fruits du chef-lieu de commune et du lieu-dit Zouaoui. “L’échéance de l’avis d’adjudication de 2001 est arrivée à terme, d’où l’opportunité de réactualiser le prix de location de l’étal. D’autant que la mercuriale des prix de légumes et de fruits s’y prête à la faisabilité de la chose. Bien entendu, la réadaptation du prix du bail doit refléter d’abord la qualité de l’emplacement et la dimension de l’étal, notamment en matière de surface”, a tenu à préciser notre interlocuteur qui se veut ainsi rassurant à l’adresse de ceux qui participent par l’impôt “citoyen” à l’essor de la municipalité de Sidi Moussa. Hélas ! Ce n’est pas le cas de la corporation d’agriculteurs qui demeurent exempt d’impôt, a-t-on su de notre interlocuteur. “Sachez que Sidi Moussa est leader en matière de surfaces de terres agricoles, du fait que notre cadastre foncier est estimé à 35 km2 de terres agricoles qu’exploitent les bénéficiaires d’exploitations agricoles collectives et individuelles (EAC, EAI) ainsi que les lopins de terre des petits fellah. À ce titre, Sidi Moussa s’enorgueillit de détenir dans ses actifs un capital de 2 100 hectares de terres d’agrumes, sur les 7 200 hectares du fonds agraire de la wilaya d’Alger”, a ajouté notre interlocuteur qui se refuse à commenter l’exonération de l’impôt du fellah… Donc, c’est forte d’un statut agropastorale que Sidi Moussa va accueillir sur ses terres, et durant trois jours, la première Foire des agrumes d’Alger. Une nouveauté où il est attendu la participation d’une centaine d’exposants du 21 janvier et jusqu’au 2 février prochains. En attendant et d’ici là, le programme d’investissements prévoit l’inauguration d’une minoterie de fabrication de farine sans gluten et d’une conserverie de tomate à Sidi Moussa, qui vont contribuer à renflouer les caisses de la trésorerie communale en argent frais. “Outre l’impôt fiscal, le taux de 80% d’avancement de travaux augure également de l’embauche de 170 travailleurs pour la minoterie et 120 autres pour la conserverie”, se réjouit ainsi le maire de Sidi Moussa. Qu’en est-il du temps où la zone d’activité de Sidi Moussa s’illuminait d’illustres labels du secteur public, à l’instar du géant DNC pour la construction, l’Enaditex pour l’habillement et l’Enapat pour l’électroménager, qui contribuaient à assurer la prospérité de Sidi Moussa en matière de rente fiscale. “À ce propos, et pour l’exemple, les infrastructures des Douanes algériennes occupent une superficie de 26 hectares à la zone industrielle de Sidi Moussa, sans pour autant s’acquitter de l’impôt fiscal auprès de notre municipalité”, a conclu notre interlocuteur.


Nourreddine L.

 


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