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A la une / Actu-Alger

enfance abandonnée

L’association AAEFAB impliquée, mais pauvre en moyens

Les associations chargées de l’enfance abandonnée en difficultés financières. ©D. R.

Fondée en 1985 par le défunt Tami Tidafi, l’AAEFAB ouvre ses bras à l’enfance abandonnée et ambitionne de tout mettre en œuvre pour son épanouissement et lui faire don de ce qu’il y a de meilleur : une famille.

Les “berceuses” de l’Association algérienne enfance et famille d’accueil bénévole (AAEFAB) en sont à leur quatrième salaire impayé.
La cause ? Une trésorerie… tarie qui, d’habitude, était créditée grâce à l’élan de générosité d’anonymes âmes charitables, qui se substituent ainsi aux subventions des services sociaux de l’État. “Les fonds numéraires de l’AAEFAB résultent foncièrement des cotisations de ses membres d’honneur, fondateurs et adhérents pour être versés au compte de l’association qui est sous le contrôle d’un commissaire aux comptes, au même titre que l’inventaire des biens patrimoniaux et le rapport moral et financier de l’association. Outre la contribution financière de nos membres, l’association vit autant que faire se peut de maigres retombées économiques qu’engendrent quelquefois nos activités didactiques. Seulement, nos revenus restent aléatoires, voire si faibles,  comparés aux dons en espèces ou en nature qui proviennent de la main même d’âmes généreuses qui ont requis l’anonymat. Bien entendu, on s’interdit toute subvention provenant d’une mission étrangère ou d’organisation non gouvernementale”, a-t-on appris de Mme Benabdallah Farida, la vice-présidente de la pouponnière Amel-Tidafi. Du reste, et pour la plupart du temps, la thésaurisation de l’association représente une difficulté récurrente, “d’où la difficulté d’honorer une masse salariale à l’effet de pourvoir à la rémunération de 58 berceuses, dont deux directrices, un médecin à la pouponnière de Palm Beach et un psychologue à Hadjout. Cela est un engagement à l’égard d’un personnel resté fidèle depuis 25 ans au chevet des bébés, de jour comme de nuit”, a ajouté notre interlocutrice. Au demeurant, cela aurait été mieux s’il n’y avait pas autant de retard dans la dotation d’allocations de la part des services sociaux de la wilaya d’Alger et de la municipalité territorialement compétente. Agréée par arrêté n° 0059/M/DRC du 13 août 1989, l’AAEFAB exerce dans l’intérieur douillet de deux pouponnières conçues de 1989 à 1997 grâce à l’élan solidaire des petites gens. L’une d’une capacité d’accueil de 42 lits est située à Palm Beach dans la commune de Staouéli et la seconde aménagée en 1988 à Djenane El-Kheir à Hadjout (ex-Marengo), où les “berceuses” sont aux petits soins avec une ribambelle d’environ une quarantaine de bébés. “En si peu de temps, nos nourriceries ont pris soin de 1 300 nouveau-nés, dont 400 ont été adoptés par leurs mères biologiques pour lesquelles l’AAEFAB n’a eu de cesse d’apporter aide et assistance durant une période indéterminée. En ce sens, 900 ont été placés en kafala qui est le substitut d'adoption en droit musulman. Donc, et partant d’un capital expérience appréciable, l’AAEFAB a opté pour la méthode de puériculture si typique à l'enfance privée de chaleur familiale, à l’exemple de la formule qui s'inspire de l’expérience d'Emmy Pickler à la pouponnière de Loczi à Budapest”, a tenu à préciser notre interlocutrice. Seulement et pour qu’elles soient performantes, les pouponnières nécessitent également des frais pour la maintenance des murs et des plafonds, d’où s’infiltre l’eau de pluie. Au demeurant, l’AAEFAB s’enorgueillit de l’ouverture en 1999 d’une école de formation de berceuses, rendue possible avec l’apport financier d'une ONG française dénommée Solidarité laïque, peut-on lire sur le portail du Web de l’AAEFAB sous l’intitulé “Les enfants sont nés pour être heureux”.
Alors, et pour que l’existence soit rose pour les tout-petits pensionnaires de l’AAEFAB, quoi de mieux que la fête de l’Achoura pour aider le bureau exécutif à s’acquitter des frais divers de gestion, dont l’eau, l’électricité et le gaz. Donc, autant profiter de l’excellente opportunité qu’offre le précepte de solidarité de l’Achoura, pour “prendre un enfant par la main et l’emmener à demain”. L’appel sera-t-il entendu ?

Louhal N.


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