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A la une / Actu-Alger

Flambée des prix dans les marchés d’Alger

L’Association des commerçants tire la sonnette d’alarme

La flambée des prix donne le tournis aux ménages. ©D. R.

“Redoutant la rareté des produits, le citoyen fait actuellement le jeu de véreux importateurs, pressés d’appliquer l’augmentation au titre de la loi de finances pour 2017 qui ne saurait excéder le taux de 3%”

Certes, qu’il soit admis comme chaque année à pareille période de fête de jour de l’an, l’inévitable envolée des prix des douceurs à la veille du festin gargantuesque, mais de là à prédire qu’il allait y avoir une hausse des prix sur les légumes et les fruits, il y a comme un pas vite franchi vers l’irrationalité. Ainsi et en prévision d’un dîner de “réveillon” coûteux, la pomme de terre s’est hissée telle une guirlande en haut du… sapin, euh pardon, au sommet de la mercuriale, où elle est cotée au souk d’Aïn Nâadja à 55 DA et à 60 DA à Birkhadem. Donc, la frite du rôti hebra à 1250 DA s’annonce “chaude”, même c’est si peu pour rejoindre la courgette en haut du tableau, où elle est estimée à 150 DA. Donc, trop chère la courgette pour qu’elle consente à adoucir la chorba frik de sa succulence. Du reste, sa seconde “dauphine” la betterave arbore quant à elle le coût de 80 DA pour qu’elle enjolive le hors d’œuvre de la “bombance” aux côtés des tranches de tomates. Du reste, la sauce de la rechta du dernier Mawlid ennabaoui echarif ne s’est  pas refroidie, que déjà le navet s’est hissé aux côtés du chou-fleur à 65 DA au marchéRédha-Houhou (ex-Clauzel). Donc, le mieux est de rebrousser chemin au seuil du marché Ferhat-Boussâd (ex-Meissonnier), où le m’charmel à l’aubergine se concocte à 100 DA le kg tandis que le poivron mahchi à la viande hachée est cédé à 130 DA le kg. De la sorte et en guise de corbeille de fruits, la banane est leader dans l’univers des desserts, puisqu’elle se négocie à 470 DA le kg, alors que l’orange et la clémentine sont cédées à 150 DA. Inoui ! À telle enseigne que les ménagères maugréent contre les commerçants : “C’est des augmentations unilatérales ! Ont-ils le droit de faire ça ? Mais où sont passés les contrôleurs de la qualité et de la répression des fraudes ?”. Pour en savoir plus, nous nous sommes rapprochés de Boulanouar El Hadj Tahar, le président de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens : “Faisant dans la surenchère, d’occultes cercles, adeptes de la spéculation font courir le bruit d’une improbable grève d’épiciers détaillants prévue étonnamment le 2 janvier prochain afin d’exhorter le client à une consommation excessive, donc effrénée jusqu’à créer la pénurie, voire une tension autour des produits de première nécessité acquis en 2016. Alors, redoutant la rareté de produits et d’éventuelles retombées désastreuses, notamment le spectre de la hausse des prix, le citoyen fait actuellement le jeu de véreux importateurs, pressés d’appliquer l’augmentation au titre de la loi de finances 2017 qui ne saurait excéder le taux de 3,08%. D’ailleurs, rien ne justifie ces augmentations, étant donné la disponibilité de stocks jusqu’au printemps prochain” a déclaré notre interlocuteur. Donc, pour un canular, c’en est un, du fait que s’il y avait augmentation des prix, celle-ci n’est étayée que par la révision de la taxe sur la valeur ajoutée qui passe ainsi de 17 à 19% et qui alourdira un tant soit peu, les charges dites de services, à l’exemple de la filière du transport, a-t-on su de notre interlocuteur : “Pour notre part, nous avons formulé des recommandations à l’Exécutif pour qu’il ne soit plus toléré à l’avenir, des augmentations décidées à l’insu du consommateur, qui est mis ainsi devant le fait accompli. À ce sujet, le mouvement associatif exige qu’au lieu qu’elles soient décidées en catimini, les augmentations doivent d’être communiquées par voie de presse et recueillir, au préalable, l’aval du département ministériel du commerce”, a précisé notre interlocuteur. En attendant, la réduction des stocks se poursuit par l’intermédiaire de l’autre canal, qu’est l’informel et qui gangrène l’activité commerciale, a-t-on appris : “Pour vider les hangars, il y a des importateurs et des producteurs qui recourent au réseau de l’économie parallèle, qui échappe ainsi à toute forme de contrôle” a ajouté notre interlocuteur qui se veut toutefois rassurant : “2017 n’est pas aussi alarmant que ça, pour peu que l’autorité consente à user de son droit de regard pour réguler la filière du commerce”.

Louhal N.


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