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A la une / Actu-Alger

Prise en charge des toxicomanes

L’autre challenge des cellules d’écoute de la Sûreté de wilaya d’Alger

Séance de travail lors d’une campagne de sensibilisation des jeunes toxicomanes. © F. B. / Liberté

Les cellules d’écoute et de l’action préventive (CEAP) des 13 sûretés de daïra de la capitale ont réussi un grand pari : se rapprocher des jeunes et des moins jeunes et les convaincre, loin de l’action répressive, à s’éloigner de la toxicomanie et autres fléaux sociaux.

Les cellules d’écoute et de l’action préventive (CEAP), créées par la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), sont d’un grand salut pour les jeunes et moins jeunes en difficulté. Orientés vers une présence en permanence dans les cités, les quartiers, les établissements scolaires, les centres de formation professionnelle et la place publique, leurs actions ont vite apporté leurs fruits. Supervisés par la CCRP (cellules de communication et relations publiques) au niveau de chaque sûreté de wilaya, ces mécanismes ont vite créé une symbiose de communication avec les médias afin de sensibiliser la population contre les fléaux qui guettent la société, à commencer par les enfants. C’est le cas des 13 CEAP qui relèvent de la Sûreté de wilaya d’Alger qui occupent au quotidien les espaces médiatiques pour aller vers le citoyen afin de développer une culture de proximité avec la police. Tous les secteurs de compétence sont ainsi couverts par ces cellules. Durant son exercice à la CEAP de Draria, Farid Nissas, un policier qui vient de prendre ses droits de retraite, est d’un rare talent dans la communication, il avait réussi à captiver l’attention des médias, des élèves et des parents d’élèves, du mouvement associatif, des élus locaux, des cadres de l’administration, des psychologues et des sociologues, des avocats, des journalistes, des médecins, des spécialistes dans la prévention et la sécurité routière, des sportifs, mais aussi des artistes pour conjuguer leurs efforts pour créer une dynamique de proximité et d’animer, pour chaque évènement, des conférences, des rencontres-débats, des circuits de conduite et des rencontres festives pour encourager ses partenaires à mettre leur grain de sel dans l’action de proximité.
“On ne fait que suivre les programmes tracés et des directives du directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), du chef de la sûreté de wilaya d’Alger et du chef de la dûreté de daïra. Après, il faut tisser une base relationnelle solide, et Dieu merci tout le monde a bien accueilli nos initiatives, et aimé ce qu’on fait. La police m’a inculqué quelque chose d’important, la prévention et la proximité”. À la question de savoir l’impact des actions et le retour sur investissement des CEAP, M. Nissas, avait indiqué que “toutes les actions menées ont été fructueuses. Bien plus, il y a même des citoyens qui viennent vers nous pour nous exposer leurs préoccupations, les orienter et solutionner leurs problèmes”. Farid Nissas, cet ex-élève de l’École des cadets de la Révolution (durant les années 1970) et qui a rejoint la police par amour à son pays, citera des exemples concrets des actions des CEAP. “Au départ, c’est un pari difficile que de s’engager pour prendre en charge un toxicomane. Dieu merci, grâce au travail de proximité et à l’engagement des partenaires de la CEAP de Draria, j’ai convaincu des jeunes drogués à abandonner le mauvais chemin, comme j’ai réussi à soigner, via des médecins spécialistes, des jeunes qui avaient sombré dans la toxicomanie. Il y a même ceux qui ont réussi à trouver du travail et qui se sont, ensuite, mariés. N’est-ce pas un retour sur investissement pour les efforts consentis par la police nationale ? C’est dire que le travail de proximité, tel qu’il m’est inculqué par la DGSN, est basé sur la confiance et le travail sur le terrain. Ceci dit, je remercie infiniment tous mes responsables qui ont mis de gros moyens pour arriver à ce cap, et ce, au même titre que d’autres CEAP d’Alger qui ont enregistré des avancées probantes en peu de temps”, a encore expliqué M. Nissas.
Celui-ci nous révélera que “ces actions ont abouti à casser plusieurs tabous, et ce en impliquant les parents, notamment en ce qui concerne la protection de l’enfant contre le viol, la violence en milieu scolaire et la déperdition scolaire. On profitait à chaque fois qu’ils sont présents lors de nos évènements sur la place publique, à captiver l’attention des parents pour tisser des relations à long terme au bénéfice de l’enfant. Une chose est sûre, les CEAP ont réussi à juguler plusieurs fléaux sociaux et à semer l’esprit de la tranquillité publique”.


FARID B.

 


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